Adolphus Warburton Moore

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A. W. Moore (assis à droite au milieu) avec la famille Walker et les guides Jakob et Melchior Anderegg.

Adolphus Warburton Moore (18411887) est un membre du Civil Service et un des principaux alpinistes britanniques de l'âge d'or de la conquête des Alpes dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du major John Arthur Moore et de Sophia Stewart Yates[1], il est membre de l'India Office de 1858 à 1887, occupant le poste d'assistant secrétaire au département politique de 1875 à 1885[2] Il est aussi secrétaire privé de Lord Randolph Churchill[3]. Il commence l'alpinisme en 1862 et réalise bon nombre de premières dont celle l'éperon de la Brenva en 1865. Cette dernière voie est la première à avoir été gravie sur le versant Sud du mont Blanc, et cette course essentiellement glaciaire dépassait en difficulté tout ce qui avait été fait jusqu'ici (elle est aujourd'hui cotée D-). Le récit par Moore de cette ascension compte selon Claire Éliane Engel, parmi les meilleurs du genre[4]. Selon Moore : « La voie de la Brenva [pour aller au mont Blanc] ne présente que peu d'avantages pratiques. Elle a par contre un mérite celui de la rectitude. De plus elle est incomparablement plus intéressante… et excitante »[5]. Ainsi, le lendemain de l'ascension du Cervin qui marquait l'apogée de la conquête des sommets, commençait l'ère de la recherche des voies pour leur beauté et leur difficulté. Moore se rend dans le Caucase avec Douglas William Freshfield et Charles Comyns Tucker en 1868, où ils réalisent la première ascension par des étrangers du plus bas des deux sommets de l'Elbrouz (l'équipe d'Horace Walker fit l'ascension du point culminant en 1874), ainsi que la première ascension du mont Kazbek. Le pic Moore (3 557 m) et le col Moore (3 525 m), en bas de l'éperon de la Brenva, furent nommés en son honneur par F. S. Smythe et Thomas Graham Brown lors de la première de la voie de la Sentinelle Rouge en 1927 : « [L'éperon de la Brenva] commence par l'ascension d'une petite brêche, que nous avons appelée col Moore en l'honneur du premier vainqueur, A. W. Moore, et située entre le pied de l'éperon et un minuscule pic aujourd'hui appelé pic Moore »[6].

Principales premières ascensions[modifier | modifier le code]

Vue du piz Roseg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Person Page - 14820, thePeerage.com, A genealogical survey of the peerage of Britain as well as the royal families of Europe
  2. British Library, Sources for the study of Afghanistan, 1843–78
  3. Oxford DNB theme: Founders of the Alpine Club
  4. « Amongst the finest Alpine tales in existence » Claire Éliane Engel, Mountaineering in the Alps, Londres, George Allen and Unwin, 1971, p. 125
  5. Yves Ballu, Les alpinistes, Éditions Glénat, 1997, p. 125-128 : « 1865 - Naissance d'un sport : l'éperon de la Brenva »
  6. « The ordinary Brenva route [the Brenva Spur] begins with the ascent of a little gap, which we named Col Moore in honour of the first conqueror of the Brenva route, A. W. Moore, situated between the foot of the Brenva ridge and a miniature peak now known as the Pic Moore. » F. S. Smythe, The Adventures of a Mountaineer, Londres, J. M. Dent & Sons, 1940, p. 115

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. W. Moore, The Alps In 1864: A Private Journal, Londres, Basil Blackwell, 1939 (édition originale privée de 1867)

Liens externes[modifier | modifier le code]