Adolphe Steinheil

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Édouard Charles Adolphe Steinheil (Paris, 10 mars 1850 - Paris, 31 mai 1908) est un peintre pompier français, rendu célèbre par la vie débridée de son épouse Marguerite Steinheil, et par son meurtre tragique dans des conditions mystérieuses.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rose du transept Nord de la cathédrale Notre-Dame de Laon : médailon la Rhétorique, par Steinheil. Les médaillons représentent les 7 arts libéraux, ainsi que la Médecine et la Philosophie (médaillon central). Le vitrail date de 1200 à 1210, mais les médaillons, la Philosophie, la Rhétorique, la Musique, la Médecine, ont été réalisés en 1865 par Steinheil, qui a repris les figures des voussures d'un portail de la façade.

Son père est le peintre verrier Auguste Steinheil (Strasbourg 1814 - Paris 1885), restaurateur des vitraux de la cathédrale de Strasbourg et de la Sainte-Chapelle, et son oncle le peintre Meissonier.

Artiste sans grand succès, il gagne sa vie en réalisant des miniatures à la manière de Meissonier, ainsi qu’en exécutant des fresques et en restaurant des vitraux dans les églises, dont les cathédrales de Laon et de Bayonne, à l’exemple de son père.

Il a quarante ans lorsque, le 9 juillet 1890, il épouse Marguerite Japy qui a alors 21 ans. Elle est quelque temps son modèle, mais elle aspire à une existence plus intense, et ouvre dans leur villa du 6 bis impasse Ronsin, proche de Montparnasse, un salon bientôt fréquenté par le Tout-Paris. Conjuguant ambition et tempérament, elle passe tour à tour dans les bras de différents amants influents et généreux. Sa liaison avec le président Félix Faure vaut à son compréhensif époux une commande officielle pour un tableau monumental représentant La Remise des décorations par le président de la République aux survivants de la redoute brûlée, qui est exposé au Salon de 1898, ainsi que la croix de la Légion d’honneur la même année.

Adolphe Steinheil meurt étranglé lors du cambriolage de son domicile parisien, qui coûte également la vie à sa belle-mère[1]. Les circonstances de ce que les gazettes appellent le crime de l’impasse Ronsin sont si troubles que sa femme est traduite devant les assises en novembre 1909 avant d'être acquittée, sans que les faits soient jamais élucidés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le plan du théâtre du crime, Le Petit Parisien, Paris, 1er juin 1908, quotidien (ISSN 09992707) [lire en ligne]

Sources externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]