Adolphe Martial Potémont

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A.-P. Martial

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La Baie de Guanabara, musée national des beaux-arts de Rio de Janeiro

Nom de naissance Adolphe Théodore Jules Martial Potémont
Naissance 10 février 1827
Paris
Décès 14 octobre 1883 (à 56 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
aquafortiste
graveur
Maîtres Léon Cogniet
Félix Brissot de Warville

Adolphe Théodore Jules Martial Potémont, dit A.-P. Martial, (1827-1883) est un peintre, aquafortiste et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 10 février 1827 à Paris[1]

Il séjourne de 1847 à 1857 à La Réunion, où il signe plusieurs de ses œuvres[2].

De retour en France métropolitaine, il grave des eaux-fortes de l'ancien Paris et représente l'Exposition universelle de 1867 organisée dans la capitale.

Il meurt à Paris le 14 octobre 1883[3],

Formation[modifier | modifier le code]

Il fut élève de Léon Cogniet et de Félix Brissot de Warville

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les tanneries sur la Bièvre

Il grave à l'eau-forte.

Il s'est intéressé au vieux Paris dont il a gravé d'une pointe spirituelle près de trois cents vues[4],[5].

Il est connu pour ses 57 planches sur les Contes de Jean de La Fontaine, gravées d'après des dessins de Jean-Honoré Fragonard.

Il œuvre également comme paysagiste et peintre de scènes de genre, dont certains ont été exposés aux Salons des années 1840 à 1860.

Choix d'œuvres:

La Cour de ferme.

Au bois de Meudon.

Les Laveuses.

Le marché aux légumes.

Retour des parcs à huitres.

Exposition récente[modifier | modifier le code]

2008-2009, dans le cadre de l'exposition Louis Antoine Roussin, au Musée Léon Dierx, 28 rue de paris, 97400 Saint-Denis[6].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Au Musée Carnavalet[modifier | modifier le code]

Le boulevard du Temple (1862), œuvre d'Adolphe Martial Potémont (Musée Carnavalet)

Vue générale de la ville de paris.

Vue générale des théâtres du boulevard du Temple, avant le percement du boulevard du Prince-Eugène (actuel boulevard Voltaire), en 1862, (actuel 11e arrondissement), Paris[7].

Le pont Neuf et la Cité, dessin, 1851[8].

Au Musée du Quai Branly[modifier | modifier le code]

Marécage à Madagascar, aquarelle, 1854[9].

Au Château de Compiègne[modifier | modifier le code]

Femmes au jardin, huile sur bois[10].

A l'ENSBA[modifier | modifier le code]

Vues du vieux Paris[11],[12].

Prix[modifier | modifier le code]

Médaille de deuxième classe en 1876[4].

Regard critique[modifier | modifier le code]

Sur les Souvenirs de l'île Bourbon[modifier | modifier le code]

« Potémont collabore à l’édition des Souvenirs de l’île Bourbon, devenu Souvenirs de l’île de La Réunion en 1848. Il semble que ces deux artistes [Roussin et Potémont] aient ressenti la nécessité de fixer les images d’un monde à la veille de l’abolition de l’esclavage. Les lithographies de Potémont sont particulièrement réussies. L’artiste sait travailler toutes les nuances de noir, modelant les personnages mais surtout composant des paysages d’une remarquable qualité graphique. Il réalise une exceptionnelle série qui se rattache aux événements de 1848 dans la colonie et porte un regard extrêmement critique sur la société qui l’entoure. Les nouveaux Blancs apporte une contribution essentielle sur les réactions de la société coloniale[13] »

Sur l'album Le Soir[modifier | modifier le code]

« En 1848, il [Potémont] publie un album intitulé Le Soir, dont les dix planches offrent un remarquable aperçu de la vie insulaire au milieu du XIXe siècle. Il semble que cet ensemble soit complété par cinq portraits des types ethniques présents dans l’île à la même époque[13]. »

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

« En 1852 Potémont publie chez Roussin un recueil de dix-huit planches sur La Réunion, l’île de France et Madagascar, avant d’éditer un album de douze vues intitulé Images comparatives, où il se plaît à comparer avec humour la vie dans les deux colonies. La renommée de cet artiste dans l’île a été éclipsée par celle de Roussin. Ce dernier s’attribue la paternité de toutes les compositions de Potémont après son départ[13],[14]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Antoine Louis Roussin, Souvenirs de l'île Bourbon puis Souvenirs de l'île de la Réunion, recueil de lithographies, 1847-1850. Autre auteur: Adolphe Martial Potémont.

Adolphe Martial Potémont, Ancien Paris, 1862-1863, édité par Cadart et Luquet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, Fichiers alphabétiques de l’état civil reconstitué.
  2. Consultables en ligne dans l'Iconothèque historique de l'océan Indien : http://www.ihoi.org
  3. Archives de Paris, État-civil numérisé du 9e arrondissement, registre des décès de l'année 1883, acte no 1407. Il meurt à son domicile situé au no 60 de le rue Saint-Georges.
  4. a et b Dictionnaire Bénézit, 1964
  5. à lire sur Gallica
  6. Le site du musée
  7. Voir le tableau en ligne
  8. Voir le tableau en ligne
  9. Voir le tableau en ligne
  10. Voir le tableau en ligne
  11. Voir par exemple, la rivière de Bièvre, 1862
  12. Voir par exemple, le château St Louis rue des Gobelins, 1862
  13. a, b et c Bernard Leveneur, Karine Fontaine, Annick Arlaye, à l'occasion de l'exposition Louis Antoine Roussin au Musée Léon Dierx en 2008.
  14. Regards croisés sur l’esclavage, 1794-1848, exposition au Musée Léon-Dierx de Saint-Denis-de-la-Réunion, Catalogue CNH/Somogy, Benoît Jullien, Jean-Marie Desport

Liens externes[modifier | modifier le code]

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