Adolf Heinrich von Arnim-Boitzenburg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait du comte von Arnim-Boitzenburg
Vue du côté gauche du château de Boitzenburg

Le comte Adolf Heinrich von Arnim-Boitzenburg, né le à Berlin et mort le au château de Boitzenburg, est un homme d'État prussien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolf Heinrich von Arnim-Boitzenburg est le second fils du comte Friedrich Abraham Wilhelm von Arnim-Boitzenburg et de la comtesse, née comtesse Georgine von Wallmoden-Gimborn. Ses parents se séparent en 1808 et son père meurt en 1812 à l'âge de quarante-cinq ans. Il hérite de Boitzenburg, tandis que son frère aîné Ludwig hérite des domaines de Zichow et de Kleinow.

Après ses études de Droit à Göttingen et à Berlin, le comte rejoint la fonction publique prussienne et devient Landrat dans l'Uckermark, puis Regierungpräsident en 1833 du district de Stralsund en Poméranie. Il remplit ensuite cette fonction à Aix-la-Chapelle et à Merseburg. Il est nommé curateur de l'académie des chevaliers du Brandebourg en 1838. Il est président de la province de Poméranie en 1840 et ministre de l'Intérieur du royaume de Prusse en 1842. Il est ministre-président de Prusse quelques jours du 19 au 29 mars 1848. Il est connu pour son anglophilie et sa méfiance à l'égard de la France, car sa jeunesse avait été influencée par ses liens de famille avec le baron vom Stein.

Le comte von Arnim-Boitzenburg est député à l'Assemblée de Francfort du 18 mai au 10 juin 1848, pour la circonscription de Prenzlau. Il fait partie de l'Union d'Erfurt en 1850 et de 1854 à 1868 siège au Landtag de Prusse. Il siège parallèlement de 1839 à 1868 à l'Assemblée provinciale du Brandebourg.

Le comte est connu pour avoir déclaré, en tant que ministre de l'intérieur, dans un rapport à Frédéric-Guillaume IV, que l'œuvre de Heinrich Heine Die schlesische Weber (Les Tisserands silésiens) était une adresse aux pauvres de la populace, au ton incendiaire et remplie d'affirmations criminelles. En conséquence, la Cour supérieure de justice du royaume de Prusse fit interdire le poème en 1846 et menacer de prison toute personne le récitant.

Outre ses fonctions d'homme d'État, le comte von Arnim-Boitzenburg s'applique à des réformes agraires dans ses domaines qu'il étend de façon importante. Il fait rebâtir son château de Boitzenburg en style néogothique entre 1838 et 1842 (son petit-fils Dietlof, né en 1867 et mort en 1933, en héritera). Il habite aussi le Palais Arnim au no 4 de la Pariser Platz à Berlin qu'il acquiert en 1855 et fait construire de 1855 à 1858 par Eduard Knoblauch.

Famille[modifier | modifier le code]

De son mariage en 1830 avec la comtesse Anna Caroline von der Schulenburg, dame de l'Ordre de Louise, (née le 17 novembre 1804 et morte le 1er janvier 1886 à Berlin), il a dix enfants dont deux meurent en bas âge.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]