Adieu Léonard
Adieu Léonard est un film français réalisé par Pierre Prévert, sorti le 1er septembre 1943.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
L'action est contemporaine du tournage (1943).
- Félicien Léonard (Julien Carette) est un commerçant en lampions et autres farces et attrapes.
- Les extravagances de sa femme (Bernardine: Denise Grey) et de l'amant de celle-ci (Tancrède: Jean Meyer) l'ont amené à la ruine. Tancrède incite Léonard à faire un coup, mais, peu doué, celui-ci est surpris par le marchand de biens (Prosper Bonenfant: Pierre Brasseur) chez qui il est en train de fracturer un coffre-fort... vide.
- Bonenfant en profite immédiatement pour faire chanter Léonard afin qu'il le débarrasse d'un cousin (Ludovic: Charles Trenet) qui l'a privé d'un héritage qu'il pensait lui revenir.
Léonard et Bonenfant se rendent alors tous les deux chez Ludovic.
- Dès lors, l'action se passe dans le petit château du Sud-Ouest de la France où Ludovic accueille de multiples petits métiers.
- Et à la fin, personne n'aura tué personne.
[modifier] Fiche technique
- Titre : Adieu Léonard
- Réalisation : Pierre Prévert, assistant : Lou Bonin
- Scénario : Jacques Prévert et Pierre Prévert
- Dialogues : Jacques Prévert
- Production : André Halley des Fontaines
- Musique : Joseph Kosma
- Photographie : André Thomas
- Montage : Charles Bretoneiche
- Décors : Max Douy
- Pays d'origine : France
- Format : Noir et blanc - Mono - 35 mm
- Durée : 104 minutes
- Date de sortie : 1er septembre 1943
[modifier] Distribution
|
|
[modifier] Commentaires
- Ce film a subi plusieurs modifications de montage au cours de son existence.
[modifier] Bibliographie
- Dans Encyclopédie du Cinéma (Bordas, 1980, p. 8), Roger Boussinot écrit :
« Ce divertissement écrit par Jacques Prévert en collaboration avec son frère Pierre (et mis en scène par celui-ci) est, en bien des séquences, vif et assez émouvant dans sa tonalité dominante, anarchiste et sentimentale... »
- Dans La France de Pétain et son cinéma (Henri Veyrier, 1981, p.197), Jacques Siclier à la fin du chapitre complet qu'il consacre au film :
« J'ai tenu à rendre ici un double hommage à Carette, porte-drapeau génial de ce film méconnu, et à Pierre Prévert, cinéaste quelque peu maudit... »
- Dans Prévert, portrait d'une vie (Ramsay, 2007, 239 p., p. 73), Carole Aurouet écrit :
« En 1943, les frères Prévert portent à l’écran "Adieu..Léonard", une étrangeté poétique non conventionnelle dans laquelle un héritier recueille dans sa maison des gens de petits métiers : des marchands d’oiseaux, des repasseurs de couteaux, des rempailleurs de chaises, des tondeurs de chiens... »