Adaptationnisme

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L'adaptationnisme est un courant de pensée dans l'étude de l'évolution biologique qui insiste sur le fait que les traits des espèces vivantes qu'il s'agisse d'un organe ou d'un comportement sont principalement le résultat d'une adaptation aux pressions de sélection qui pèsent sur les individus.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le vision adaptationniste de l'évolution est l'objet d'intenses controverses scientifiques en particulier dans des domaines comme la psychologie évolutionniste. Elle est notamment critiquée par des biologistes comme Stephen Jay Gould qui soulignent l'importance des contraintes développementales dans la formation des traits biologiques. Mais les tenants du paradigme adaptationniste mettent en avant certains phénomènes comme les convergences évolutives ou les coévolutions adaptatives pour minorer l'importance de ces contraintes ou le rôle du hasard face à la force de la sélection naturelle.

Argumentation et exemples[modifier | modifier le code]

Les adaptationnistes s'appuient notamment sur les phénomènes de convergence évolutive par lesquels différentes espèces aboutissent à la même solution évolutive lorsqu'elles sont soumises au même problème adaptatif[1].
Les formes fuselées des ichthyosaures, des dauphins et des manchots, qui ressemblent à des poissons, témoignent de la force de la pression de la sélection naturelle, qui plaide en faveur des adaptationnistes.

Le hareng est un poisson osseux. Les ichthyosaures étaient des reptiles. Les manchots à jugulaire sont des oiseaux aquatiques. Les cétacés (dauphin) sont des mammifères proches des hippopotames. Les siréniens (dugong) sont des mammifères proches des éléphants.
Herringadultkils.jpg Stenopterygius BW.jpg Penguinu.jpg Spotteddolphin1.jpg Dugong.jpg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple, les yeux des vertébrés et des céphalopodes sont très similaires alors même que l'ancêtre commun de ces taxons ne possédait pas de tels yeux. Les yeux de ces deux taxons sont donc des adaptations analogues au problème de la vision montrant, pour les adaptationnistes, que, malgré la diversité des espèces, les contraintes adaptatives sont suffisamment fortes pour contraindre la place laissée au "hasard". De même le degré de ressemblance entre le Thylacine qui est un marsupial, et le chien qui est un placentaire est tel qu'il faut être un spécialiste pour différencier leurs squelettes respectifs.