Ada Negri

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Ada Negri

Description de l'image  Ada Negri 1.jpg.
Naissance 3 février 1870
Lodi
Décès 11 janvier 1945
Milan
Langue d'écriture Italien
Genres Poésie

Ada Negri (née le 3 février 1870 à Lodi en Lombardie et morte à Milan le 11 janvier 1945) était une poètesse italienne de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ada Negri a fait ses études à l'École normale des femmes de Lodi, dont elle est sortie avec un diplôme d'enseignant en école primaire.

Le premier emploi d'Ada Negri fut au Collège féminin de Codogno, en 1887, à l'âge de 17 ans. Cette expérience de l'enseignement a marqué sa vie et sa production artistique. À partir de 1888, elle enseigna à l'école primaire à Motta Visconti, petite ville dans la province de Milan, où elle a passé la période la plus heureuse de sa vie d'enseignant : c'est pendant cette période qu'elle commence à publier ses écrits dans un journal de Lombardie, la Fanfulla de Lodi. Durant cette période, elle compose des poèmes qui seront publiés plus tard en 1892 dans Fatalità : cette publication a connu un grand succès, permettant à Ada d'acquérir une solide réputation. Consécutivement, elle a reçu le titre de professeur et fut nommée à l'Institut supérieur "Gaetana Agnesi" à Milan. En 1894, elle a remporté le Prix Milli. Dans la même année sort son deuxième recueil de poèmes, La tempête, moins apprécié que Fatalità et dut faire face aux critiques de Luigi Pirandello.

L'année 1896 fut une année sombre. Elle épousa cependant dans un mariage précipité John Garland, un industriel du textile, avec lequel elle a eu sa fille Bianca qui lui a inspiré de nombreux poèmes, puis une autre fille, Victoria, décédée à l'age d'un mois. Dans cette période, sa poésie a considérablement changée : ses œuvres sont devenus très introspectives et autobiographique.

Elle se sépara de John Garland en 1913, pour s'installer à Zurich, où elle resta jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Ses écrits d'exil à Zurich, publiée en 1914, sont autobiographiques. Elle publia en 1917 "Le solitarie" (Les solitaires), des histoires courtes centrée sur les femmes.

En 1931, elle a reçu le prix Mussolini pour son œuvre puis elle fut en 1940 la première femme à entrer à l'Académie d'Italie.

Elle n'a par ailleurs jamais caché sa proximité avec le régime de Mussolini[1].

Influence[modifier | modifier le code]

Scolastique[modifier | modifier le code]

Personnelle[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Fatalità (Fatalité), 1892
  • Tempeste (Tempête), 1895
  • Maternità (Maternité), 1904
  • Dal Profondo (Des profondeurs), 1910
  • Esilio, (Exil) 1914
  • Orazioni (Oraisons), 1918
  • Il libro di Mara (Le livre de Mara), 1919
  • Api (Abeilles), 1919
  • I canti dell´isola (Les chants de l'île), 1925
  • Vespertina (Vespérale), 1930
  • Il dono (le cadeau), 1936
  • Fons amoris, 1946

Fictions[modifier | modifier le code]

  • Le solitarie (les solitaires), 1917
  • Stella mattutina (Etoile matinale), 1921
  • Finestre alte (Fenêtres hautes), 1923
  • Le strade (Les routes), 1926
  • Sorelle (Les sœurs), 1929
  • Di giorno in giorno (De jours en jours), 1936
  • Erba sul sagrato (L'herbe dans le cimetière), 1939
  • Oltre (Au-delà), 1947

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Il existe des traductions en allemand, anglais, bulgare, catalan, espagnol, grec, hollandais, japonais, roumain, russe, serbo-croate.
En français 
  • Fatalità, traduction partielle par René Bazin
  • Maternità, traduit par Mme J. Desmarès de Hill, Messein, 1907
  • Il libro di Mara et I canti dell´isola, traduction partielle dans Anthologie de la poésie italienne contemporaine, Les Écrivains réunis, 1928
  • Stella mattutina, traduction par Édouard et Jeanne Schneider, Stock, 1928
  • Vespertina et Il dono, traduction partielle par Alfred Mortier et Armand Godoy
  • Le strade, Sorelle, Di giorno in giorno, traduction partielle par E. Bestaux et L. Servicen dans Le Figaro
  • Erba sul sagrato, traduction partielle dans La Phalange de Armand Godoy
  • Sorelle, traduction partielle par Ricardo Cosi

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Poesie, édition de Bianca Scalfi et Egidio Bianchetti, Milan, Mondadori, 1948
  • Prose, édition de Bianca Scalfi et Egidio Bianchetti, Milan, Mondadori, 1954
  • Angela Gorini Santoli, Invito alla lettura di Ada Negri, Milan, Murcia, 1995

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette adhésion au régime de Mussolini trouve sa preuve dans le poème La Madonna del Fascio, à lire ici qui.

Sources[modifier | modifier le code]