Adélaïde d'Orléans (1777-1847)

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Adélaïde d’Orléans

Description de cette image, également commentée ci-après

Adélaïde d’Orléans, portrait par Auguste de Creuse (1838, château de Versailles).

Biographie
Titulature Princesse d’Orléans
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Princesse Eugène Adélaïde Louise d’Orléans
Naissance 23 août 1777
Paris (France)
Décès 31 décembre 1847 (à 70 ans)
Paris (France)
Sépulture Chapelle royale de Dreux
Père Louis-Philippe II, duc d’Orléans
Mère Marie-Adélaïde de Bourbon
Résidence Palais-Royal
Religion Catholicisme romain

La princesse Eugène (ou Eugénie) Adélaïde Louise d’Orléans, dite Madame Adélaïde, d’abord titrée Mademoiselle de Chartres à sa naissance le 23 août 1777 à Paris, morte le 31 décembre 1847 à Paris, est la fille du duc Louis-Philippe II d’Orléans, et de son épouse la duchesse, née Marie-Adélaïde de Bourbon. Membre de la maison capétienne d’Orléans, la princesse est la sœur cadette du roi des Français Louis-Philippe Ier, ce qui fait d’elle un personnage-clé de la Restauration et de la monarchie de Juillet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Adélaïde Louise d'Orléans[1] est née au Palais-Royal à Paris le 23 août 1777 et elle est ondoyée le même jour, en même temps que sa sœur jumelle Mademoiselle d'Orléans (morte en 1782), par Jean-Baptiste Talon, aumônier du duc d'Orléans, en présence de Jean-Jacques Poupart, curé de l'église Saint-Eustache à Paris[2].

Le 19 avril 1789, Adélaïde d'Orléans est baptisée dans la chapelle royale du château de Versailles par Louis-Joseph de Montmorency-Laval, grand aumônier de France, en présence d'Aphrodise Jacob, curé de l'église Notre-Dame de Versailles : comme pour ses frères Louis Philippe et Antoine, son parrain est le roi Louis XVI et sa marraine est la reine Marie-Antoinette[3].

Eugène Adélaïde Louise d'Orléans est élevée avec son frère par Madame de Genlis[4] dans des idées philosophiques et apprend également à jouer de la harpe avec elle[5].

Adélaïde d'Orléans n'émigre que lorsqu'elle y est forcée. Âgée de 17 ans, son père ayant été guillotiné, sa mère et ses frères incarcérés, elle se réfugie en Suisse auprès de sa grand-tante, la princesse de Conti mais ces survivants de la famille royale doivent bientôt fuir devant les troupes françaises et se réfugier à Landshut en Bavière puis à Presbourg dans les États de l'empereur. En 1801, Adélaïde rejoint sa mère à Barcelone.

Lors de la la Restauration, elle contribue à rallier autour de son frère les hommes les plus distingués du parti libéral, et, en 1830, à le décider d'accepter la couronne.

Femme de tête, elle exerce un grand ascendant sur l'esprit de Louis-Philippe : on la surnomme son « égérie ».

« Se doutait-il de ce qui allait lui manquer quand, au début de la funeste année 1848, il accompagnait le corps d'Adélaide, la plus sûre conseillère, l'amie la plus écoutée ? »[6]

Adélaïde d'Orléans meurt au palais des Tuileries à Paris le 31 décembre 1847. Elle laisse une grande fortune, dont le domaine auvergnat de Randan (8 000 hectares), qu'elle lègue à son neveu le Antoine, duc de Montpensier et le Château d'Arc-en-Barrois qu'elle lègue à son neveu et filleul François, prince de Joinville.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Adélaïde d'Orléans, copie partielle d'un tableau (vers 1820) de François Gérard (1770-1837)[7]
  • un buste de marbre du sculpteur Jacques-Augustin Dieudonné (1795-1873) au musée Condé du château de Chantilly, fondé par son filleul Henri d'Orléans, duc d'Aumale (Henri Malo, Une journée à Chantilly, Paris, Braun et cie, 1946, p. 9);
  • un grand portrait par le peintre de genre Marie-Amélie Cogniet (1798-1869)- même référence, p. 19;
  • une miniature sur ivoire de sir William Charles Roos (1794-1860), no 14 du catalogue de l'exposition « L'art anglais dans les collections de l'Institut de France » (op.cit., reprod. p. 61); la notice, assurément erronée, la dit mariée au baron Louis d'Athalin, alors qu'elle demeura célibataire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle est nommée ainsi (et non pas Eugénie) sur son acte de baptême, et elle signe également Eugène Adélaïde Louise, Registre des baptêmes (1789) de la paroisse Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines
  2. Les registres paroissiaux de Paris ayant disparu en 1871 pendant les incendies de la Commune de Paris, cette indication se trouve dans l'acte de baptême du 19 avril 1789, Registre des baptêmes (1789) de la paroisse Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines
  3. Registre des baptêmes (1789) de la paroisse Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines
  4. Stéphanie-Félicité du Crest de Saint Aubin, comtesse de Genlis, fut à la fois la maîtresse du duc d'Orléans Philippe-Égalité et gouvernante des enfants d'Orléans. En 1792, celle-ci avait trente-six ans lorsqu'elle fut chargée de l'éducation des princes. Dans ses Mémoires, le roi Louis-Philippe détaille longuement l'éducation spartiate que donnait Mme de Genlis à ses frères et sœurs et à lui-même.
  5. Un dessin, quadruple portrait des enfants du duc d'Orléans vers 1786-1787, intitulé La leçon de musique et de dessin par Richard Cosway (1742-1821) la montre jouant de cet instrument, entourée de ses trois frères (ancienne collection de son neveu le duc d'Aumale, no 7 du catalogue de l'exposition « L'art anglais dans les collections de l'Institut de France », musée Condé, Chantilly, 13/10/2004-2/01/2005, Somogy, 2004, p. 56). Mme de Genlis avait la réputation de fort bien maîtriser cet instrument
  6. Robert Burnand, Le duc d'Aumale et son temps, Librairie Hachette, 1949, p. 242.
  7. Tableau fait à l'initiative de Louis Philippe Ier, pour le château d'Eu, copie propriété du CMN. L'original du tableau en pied de Gérard, fut détruit aux Tuileries, à la chute de la monarchie de Juillet

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

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