Adèle de France (1160-1221)

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Adèle de France[1] (Adélaïde ou encore Alix) (octobre 1160 - † après janvier 1213) est la fille du roi Louis VII de France (1120 - † 1180) et de sa deuxième épouse Constance qui meurt le lendemain de la naissance de sa fille[2],[3].

En 1169, elle est fiancée à Richard Cœur de Lion, fils d'Henri II Plantagenêt[4],[5]. Celui-ci la fit venir en Angleterre, pour prendre possession des terres constituant sa dot (comté d'Aumale et comté d'Eu), mais, dès qu'elle fut nubile, il aurait abusé d'elle, en aurait fait sa maîtresse et retarda le mariage [6].

Par le traité de paix signé le 30 septembre 1174 à Montlouis entre Tours et Amboise[7], le roi Henri II renouvela à Louis VII, la promesse du mariage entre Alix et son fils Richard, mais il ne s'y tint pas, et en 1177, le pape Alexandre III intervint pour le sommer, sous peine d'excommunication, de procéder au mariage convenu. Le Berry devait être sa dot. Il renouvela sa promesse en décembre 1183 et à la carême 1186, mais ne tint toujours pas ses promesses. Entre temps Alix aurait donné la vie à un fils[6].

Après la mort du roi Henri II Plantagenêt, le 6 juillet 1189, son fils et successeur, Richard Cœur de Lion, fit venir Alix à Rouen en février 1190, mais en 1191, il avertit le roi de France Philippe-Auguste qu'il ne saurait prendre sa sœur comme femme à cause du déshonneur dont il l'accusait.

Après avoir tenté de la donner pour femme à Jean sans Terre, frère de Richard Cœur de Lion, le roi Philippe-Auguste la maria le 20 août 1195 à Guillaume II Talvas[8] (vers 1178-1221), comte de Ponthieu. Elle apporta dans sa dot le comté d'Eu, le comté d'Arques et un prêt de 5000 marcs.

Elle eut avec lui :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Charles Cawley, « France, Capetian kings », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006-2014.
  2. (en) Charles Cawley, « Castile and Leon, counts and kings », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006-2014 : La Chronique de Robert de Torigni qui dit que Constantia regina Franciæ est morte en donnant le jour à une fille.
  3. Quelques sources généalogiques, basées sur P. Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, 1725 (t. 1 p. 77), affirment qu'Adèle est née en 1170, ce qui semble faux
  4. Robert de Torigni, Chronique dans Chronicles of the reigns of Stephen, Henry II, and Richard I, éd. R. Howlett, tome 4, p. 240
  5. Jean de Salisbury, Lettres, éd. W. J. Millor, H. E. Butler, tome 2, p. 648-649.
  6. a et b « Adèle de France - Histoire de l'Europe »
  7. Philippe Antoine, Le mariage : droit canonique et coutumes africaines, Éditions Beauchesne, 1992, p. 271-272
  8. (en) Charles Cawley, « Northern France, nobility », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006-2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]