Aconit napel

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Aconitum napellus subsp. napellus

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L'Aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus) ou Casque-de-Jupiter est une sous-espèce de plantes de la famille des Ranunculaceae. Il s'agit de la sous-espèce type de l'espèce Aconitum napellus.

Noms communs : Capuche de moine, Capuchon, Coqueluchon, Gueule de loup, Napel, Pistolet, Sabot du pape, Tue-loup bleu, Aconit bicolore, Tore bleue.

Ce sont des plantes extrêmement toxiques, pouvant facilement entraîner la mort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jadis, Aconitum napellus était considérée comme une plante magique associée à la magie noire.
Selon la légende, le casque de Jupiter est craint comme la peste par les loups-garous, les vampires et les démons. Autrefois, certains rebouteux prescrivaient l'aconit aux malheureux qui se croyaient eux-mêmes transformés en loup[1]!

Description[modifier | modifier le code]

  • Forme : souche de 50 cm à 1,5 m de haut, renflée en gros tubercules en forme de navet.
  • Feuilles : grandes feuilles d'un vert sombre découpées en segments très étroits.
  • Fleurs : à casque plus large que haut, de couleur bleue ou violette, disposées en longues grappes.
  • Floraison : de juillet à octobre.
  • Habitat : les endroits humides comme les berges des torrents, les bords des sentiers rudéralisés, les environs des cabanes de bergers et des reposoirs à bestiaux.
  • Altitude : entre 500 et 2 800 m.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Organes reproducteurs
Graine
Habitat et répartition
  • Habitat type : mégaphorbiaies planitiaires-collinéennes, mésotrophiles, neutrophiles, atlantiques
  • Aire de répartition : eurasiatique

Données d'après: Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Répartition[modifier | modifier le code]

Toxicité[modifier | modifier le code]

L'Aconit napel est l'une des plantes les plus toxiques de la flore d'Europe tempérée (la plus toxique de France). L'empoisonnement par cette plante a été décrit dès 1845[2]. Toute la plante est vénéneuse. Les molécules toxiques sont des alcaloïdes diterpéniques. L'alcaloïde principal est l'aconitine. L'aconitine entraîne la mort par paralysie des différents systèmes vitaux, elle engendre également entre autres symptômes des sueurs, une mydriase, une hypersalivation jusqu'à la mort. Il n'existe aucun antidote à cette toxine (au Moyen âge, on croyait que l'anthorine extraite de l'aconit anthore était une antidote à l'aconitine [3]). On considère qu'une ingestion de 2 à 3 g de racine est suffisante pour entraîner la mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guide de visite, les plantes magiques, du jardin des neuf carrés de l'abbaye de Royaumont
  2. Fleming A, In: An inquiry into the physiological and medicinal properties of the Aconitum napellus; to which are added observations on several other species of aconitum, London: John Churchill, 1845: 43-44
  3. aconit anthore

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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