Acide xénonucléique

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L'Acide xénonucléique (AXN) est un polymère génétique non-naturel, basé sur des structures simples de type nucléique qui peut porter des informations génétiques comme le font l'ADN et l'ARN.

Le stockage et la gestion génétiques chez les êtres vivants reposent sur seulement deux polymères protéiques, l'ADN et l'ARN.

Une première découverte[1] publiée en juin 2011 montre que les informations génétiques peuvent être portées par un polymère protéique constitué de bases différentes. Cette découverte a permis de fabriquer une bactérie Escherichia coli dans laquelle la thymine de son ADN est remplacée par le 5-chloro-uracile, une molécule toxique pour les êtres vivants (les trois autres bases, adénine, guanine et cytosine, restant les mêmes que celles de l'ADN).

Une seconde découverte[2] publiée en avril 2012 montre que des informations génétiques peuvent être portées par six polymères génétiques non-naturels, basés sur des structures simples de type nucléique. On les appelle des acides xénonucléiques (abrégés en AXN). Il est également possible de réaliser des aptamères d'acides xénonucléiques capables de se lier à leur cible AXN avec une grande affinité et de manière tout à fait spécifique. Cette découverte majeure démontre qu'il est possible de construire un nouveau génie génétique capable d'une évolution de type darwinien, qui échapperaient par là aux seuls procédés du laboratoire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Philippe Marlière, Julien Patrouix, Volker Döring, Piet Herdewijn, Sabine Tricot, Stéphane Cruveiller, Madeleine Bouzon et Rupert Mutzel, « Chemical Evolution of a Bacterium’s Genome », Angewandte Chemie International Edition, vol. 50, no 31,‎ 25 juillet 2011, p. 7109–7114 (DOI 10.1002/anie.201100535, résumé)
  2. (en) Vitor B. Pinheiro, Alexander I. Taylor, Christopher Cozens, Mikhail Abramov, Marleen Renders, Su Zhang, John C. Chaput, Jesper Wenge, Sew-Yeu Peak-Chew, Stephen H. McLaughlin et Piet Herdewijn, « Synthetic Genetic Polymers Capable of Heredity and Evolution », Science, vol. 336, no 6079,‎ 20 avril 2012, p. 341–344 (DOI 10.1126/science.1217622)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]