Acide érucique

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Acide érucique
Structure de l'acide érucique
Structure de l'acide érucique
Identification
No CAS 112-86-7
No EINECS 204-011-3
PubChem 8216, 5281116
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C22H42O2  [Isomères]
Masse molaire[1] 338,5677 ± 0,0211 g/mol
C 78,05 %, H 12,5 %, O 9,45 %,
Propriétés physiques
fusion 33,5 °C
ébullition 358 °C (400 mmHg)
Précautions
Directive 67/548/EEC
Irritant
Xi



Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'acide érucique ou acide 13-dococénoïque est un acide gras monoinsaturé que l'on trouve dans le colza, des plantes du genre Erysimum, et les graines de moutarde, dont elle constitue de 40 à 50 % des acides gras de l'huile.

L'acide érucique a pour structure CH3(CH2)7CH=CH(CH2)11COOH. Son isomère trans, l'acide trans-13-dococénoïque est également appelé acide brassidique.

Le canola contient de 0,5 à 1 % d'acide érucique, ou moins. Le colza « 00 » cultivé en Europe contient également une faible proportion d'acide érucique. Cela est lié à des études menées dans les années 1960 qui avaient conclu à une toxicité de l'acide érucique chez l'animal[2], d'où un effort subséquent de sélection de variétés pauvres en acide érucique pour l'alimentation humaine. Les variétés de colza riches en acide érucique continuent à être cultivées, mais à usage technique seulement.

L'acide érucique est utilisé pour produire des émollients, des tensioactifs, et d'autres produits chimiques. On a démontré diverses implications de l'acide érucique en matière de santé (voir à ce sujet, l'article sur les oméga-3). Il entre dans la composition de l'huile de Lorenzo.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Dans l'Union européenne, la teneur en acide érucique des huiles et graisses destinées à la consommation humaine ne peut dépasser 5 %, teneur calculée sur leur teneur totale en acides gras dans la phase grasse. Cette réglementation est en vigueur depuis le 1er juillet 1979 (Directive 76/621/CEE du Conseil, du 20 juillet 1976).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. Etude de Food Standards Australia New Zealand www.foodstandards.gov.au