Achille Zavatta

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Achille Zavatta

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Le clown français Achille Zavatta en 1974.

Naissance 6 mai 1915
La Goulette, Tunisie
Décès 16 novembre 1993 (à 78 ans)
Ouzouer-des-Champs
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Clown
Directeur de cirque

Achille Zavatta (6 mai 1915, La Goulette, Tunisie - 16 novembre 1993, Ouzouer-des-Champs, France) est un homme de cirque français, à la fois clown, pratiquant aussi l'acrobatie, le trapèze (agrès), les exercices équestres, le domptage et la musique. Il jouait de la trompette, du saxophone et du tambour.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Federico Zavatta, issu d'une famille de forains italiens, et d'Emma Tholomet, tous deux artistes de variétés dans le cirque.

Frère de Rodolphe Zavatta (1906-1998), voltigeur devenu clown après un accident au trapèze volant.

Les mariages d'Achille Zavatta :

  • Marié en premières noces, en 1934, à Julia Moore.
Enfants : Lydia (1938), William (1940), Willie (1943) de sa première union.
Petits-enfants : Sébastien Zavatta ( fils de Lydia Zavatta)
Warren Zavatta, fils de Willie : comédien, a créé un spectacle sur son enfance et sa relation difficile avec son grand-père bien peu proche de sa famille.
Stéphane Zavatta, fils de Willie : actuellement à la tête du cirque Maximum.
  • Marié en secondes noces, en 1957, à Monique Revenas.
Enfant : Éric (1969) de son second mariage.
  • Marié en troisièmes noces, en 1974, à Annick Tretout.
Enfant : Franck (1975) de son troisième mariage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Achille Zavatta en représentation
à Quimperlé (Finistère, France) en février 1980.

Alfonso, dit Achille Zavatta est né à La Goulette en Tunisie ; il est le fils de Federico Zavatta. Sa famille appartient au milieu du cirque.

Après avoir débuté en 1918 à l'âge de trois ans dans le cirque familial, il créa avec sa sœur et l'un de ses frères un numéro de jockeys, le Trio Zavatta. Avec son numéro de clown Auguste et sa participation dans diverses pantomimes (La Perle du Bengale, mise en scène par Géo Sandry), à partir de 1936, c'est au Cirque d'Hiver-Bouglione dans les années 1930 qu'il accède à la célébrité. Son personnage d'Auguste est sa marque de fabrique : nez rouge, chapeau et fleurs arrosantes. En duo avec ses frères Michel ou Rolph, puis avec le clown blanc Alex, enfin se contentant de partenaires sans maquillage, il fut, pour plusieurs générations, l'un des clowns les plus célèbres, au même titre que Grock ou Oleg Popov[1]. Il est l'auteur de 30 ans de Cirque (1954) et Viva Zavatta (1976).

De 1947 à 1951, il dirige un grand chapiteau, le Bostok Circus puis Zoo Circus.

En 1953, Achille Zavatta tourne sous l'enseigne du Super Circus et avec la participation au spectacle de Tino Rossi.

De 1959 à 1966, il apparaît dans l'émission télévisée La Piste aux étoiles ; il y apparaîtra plus de deux cents fois.

En 1960, il est la vedette du Cirque français envoyé en tournée en Russie par le producteur Lumbroso.

En 1967, il est la vedette du cirque Grüss-Jeannet (Alexis Grüss Sr, André Grüss et Lucien Jeannet) qui prend cette année-là le nom de "Circorama Achille Zavatta". L'année suivante, encore avec la logistique des Grüss-Jeannet, il continua à prêter son talent au nouveau programme sous l'enseigne de Jean Richard.

Plaque d’Achille Zavatta
au cimetière du Père-Lachaise

En 1972, il effectue des tournées en France avec le cirque Pinder-Jean Richard.

En 1978, il crée son propre cirque traditionnel, le Cirque Zavatta, mais doit abandonner la piste en 1985. Ses enfants reprendront la suite (Lydia monte un cirque à son nom, ses deux frères créent le cirque Zavatta Fils et Franck exploitera brièvement le cirque Franck Zavatta).

Viva Zavatta! Viva Mexico! est le dernier grand spectacle présenté à Paris en décembre 1990. Achille Zavatta fait faillite en 1991. Il se résigne en 1992 à vendre son établissement à Bernard Mazelier, un agent immobilier de Cahors, tandis que la majeure partie des convois est rachetée par Gilbert Edelstein, PDG du cirque Pinder. La caisse et la semi-remorque cuisine du cirque Zavatta iront ainsi rejoindre les convois du cirque Pinder, le chapiteau sera remisé à Monnaie où Pinder avait alors ses quartiers d'hiver.

Aujourd'hui, de nombreux cirques tournent sous l'enseigne Zavatta, nom qu'ils louent à des membres de la famille. Seul Stéphane, petit-fils d'Achille, est encore à la tête d'un cirque : le cirque "Maximum".

Achille Zavatta était franc-maçon, membre de la Grande Loge de France, et officier de l'ordre de la Gigouillette.

Il a également tourné dans quelques films, notamment La Jument Verte (1959) de Claude Autant-Lara, La Malédiction de Belphégor (1967) de Georges Combret, Visa pour l'enfer (1959), Un déjeuner d'amour (1953), Du sang sous le chapiteau (1957), La Grande Mafia (1971), Le Feu de Dieu (1966), Rien ne va plus (1964). Il joua aussi en 1961 dans le feuilleton télévisé Le Trésor des 13 maisons. Il participa également à des émissions radiodiffusées (notamment Les Beaux Jeudis).

Ne pouvant plus supporter la vie en dialyse, il se suicide le 16 novembre 1993 à Ouzouer-des-Champs près de Montargis (Loiret)[2]. Il repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris (columbarium, case 1918)[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Les cirques Zavatta[modifier | modifier le code]

Les cirques de la descendance d'Achille Zavatta[modifier | modifier le code]

Ses enfants, William, Willie et Lydia Zavatta, assurèrent les dernières saisons du Cirque Spirou, fondé en 1960 par Jean Nohain, Gilbert Richard et Hugo Caplot, et qui effectua des tournées estivales sur les côtes de l’Atlantique et de la Manche, de 1971 jusqu’en 1973 inclus. William, Willie et Lydia Zavatta poursuivirent ensuite l’aventure après le retrait du journal Spirou, successivement sous les enseignes de Grand Cirque des Vacances en 1974, Cirque Achille Zavatta en 1975, puis Cirque Zavatta - Fils à partir de 1976. Après 1993, William Zavatta resta seul à la tête du cirque familial et il se rendit même avec ce dernier en Roumanie au cours de la saison 1998.

  • Cirque Zavatta - Fils, auquel participaient William et Willie (fils d'Achille) Zavatta.
  • Cirque Lydia Zavatta : En 1996, Lydia (fille d'Achille) Zavatta décide de remonter un cirque en mémoire de son père avec Sébastien Zavatta son fils présentateur, animateur, clown, Disc-Jockey, régisseur.
  • Cirque Stéphane Zavatta (ou Cirque Stephan Zavatta), du nom du fils de Willie Zavatta et petit-fils d'Achille Zavatta. Depuis 2009, cet établissement tourne sous le nom de Maximum.
  • Warren Zavatta connait le succès grâce à ses One Man Show.

Les différents cirques Zavatta[modifier | modifier le code]

Populaire le nom de famille Zavatta est devenu une enseigne adoptée par plusieurs autres familles de circassiens :

  • Cirque Achille Zavatta direction Cagniac
  • Cirque Anthony Zavatta de la famille Kerwich.
  • Cirque Anthony Zavatta direction Landri.
  • Cirque Céline Zavatta direction Caplot.
  • Cirque Éric Zavatta direction Gougeon.
  • Cirque Franck Zavatta, dénommé ensuite Cirque Zavatta puis Cirque Claudio Zavatta, dirigé par la famille Prein.
  • Cirque Lydia Zavatta de la famille Caplot.
  • Cirque Ricardo Zavatta de la famille Landri.
  • Cirque Sébastien Zavatta direction Douchet.
  • Cirque Warren Zavatta direction Dumas.
  • Cirque William Zavatta direction Fleury
  • Cirque Willie Zavatta fils dirigé par la famille Caplot.
  • Cirque Stéphane Zavatta direction Dassonneville.
  • Cirque Nancy Zavatta, dirigé par la famille Reynier
  • Cirque Achille Zavatta fils (anciennement Cirque A. Zavatta fils et Cirque Alain Zavatta) dirigé par la famille Cagniac (direction Arsène Cagniac).
  • Cirque Thierry Zavatta direction Landri.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Béatrice et Michel Wattel, XXe siècle : Qui était Qui, 2ème edition 2005, Éditions Jacques Lafitte, Levallois-Perret, p.1974.
  2. Michèle Barbier, Ces Merveilleux Fous du Cirque, 2005, Éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, p.90. (ISBN 978-2-84910-361-6)
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 788-789

Liens externes[modifier | modifier le code]