Achille Ballière

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Achille Ballière, né le 17 octobre 1840 à Sannerville dans le Calvados, décédé en 1905, est un déporté de la Commune de Paris. Architecte, il fut ensuite candidat boulangiste aux élections.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il se destine à une carrière d'architecte pour laquelle il suit des cours et rentre à l'école des Beaux Arts. Il participe notamment aux travaux du dôme des invalides. Franc-maçon il est aussi républicain et participe à la guerre de 1870. Au cours de la Commune de Paris qu'il rallie tardivement il soutient la tentative de médiation franc-maçonne en suivant la manifestation du 29 avril 1871. Arrêté chez lui le 18 juin 1871 il est condamné le 7 novembre 1871 à la déportation simple. Il est donc incarcéré au camp de Satory, au fort d'Issy, puis arrive au Fort Boyard et enfin à Saint-Martin-de-Ré.

Il est embarqué sur l'Orne en janvier 1873 et rejoint l'Île des Pins, lieu d'affectation des déportés simples. Ballière est autorisé à rejoindre Nouméa le 19 octobre 1874 où il trouve une place de comptable auprès d'un marchand de bois. Il travaille également à un projet de théâtre pour Nouméa. Le 20 mars 1874 il s'évade de Nouméa avec les déportés simples François Jourde et Charles Bastien ainsi que les déportés en enceinte fortifiée Henri Rochefort, Olivier Pain et Paschal Grousset.

Ayant atteint l'Australie il laisse partir ses compagnons préférant attendre l'exposition intercoloniale de Sydney où son projet de théâtre pour Nouméa doit être présenté. Il rejoint alors Melbourne où il attend de pouvoir rejoindre l'Angleterre qu'il atteint le 30 juillet.

Après l'amnistie il peut rentrer en France [Quand ?] et reprendre son travail d'architecte qui le conduit entre autres à devenir l'architecte de la ville de Thiers.

Aux élections législatives de septembre 1889, il se présente à Draguignan en tant que candidat boulangiste, face au radical Clemenceau et à un autre radical, avocat, Louis Martin. Ce dernier, qui arrive deuxième derrière Clemenceau, se désiste : Ballière, bon perdant, se retire et ne se présente pas au deuxième tour.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1875 : Un voyage de circumnavigation. Histoire de la déportation par un évadé de Nouméa. (Henry S. King, Londres) - illustrations de Gaston Save
  • 1889 : La déportation de 1871. Souvenirs d'un évadé de Nouméa. (Éd. Charpentier)
  • 1904 : Les aventures du marquis de Rochefort et de l'auteur dans les prisons françaises, dans la presqu'île Ducos, durant l'évasion de Nouméa et pendant l'exil, avec suite en France. (Éd. H. Jouve)

Sources[modifier | modifier le code]