Accusation de profanation d'hosties contre les Juifs

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L'accusation de profanation d'hosties contre les Juifs est l'un des thèmes majeurs de la propagande antisémite depuis le Moyen Âge. Les accusateurs appartiennent aux différentes confessions chrétiennes : l'Église catholique romaine, l'Église orthodoxe, le luthéranisme, l'anglicanisme… Le fait de profaner une hostie consacrée signifie, dans le christianisme, que l'on profane le corps du Christ lui-même, présent dans l'eucharistie selon le dogme de la transsubstantiation. Il s'agit là d'un péché mortel et de l'un des pires crimes qui soient aux yeux d'un chrétien.

Différentes communautés ont été accusées de ce crime, par exemple les prétendues « sorcières » au Moyen Âge[1] ou, à partir du XIXe siècle, les francs-maçons. C'est cependant contre les Juifs que cette accusation a été portée de la manière la plus constante et la plus meurtrière, en servant de prétexte à des expulsions et à des massacres pendant des siècles[2]. L'accusation s'est trouvée relayée aussi bien par des ouvrages présentés comme historiques que par des œuvres de fiction[3] ou même des représentations picturales[4].

Premiers signes dans l'antiquité et le début du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Certains Pères de l'Église ont élaboré la théorie du déicide selon laquelle ils reprochaient à tous les Juifs d'avoir tué Jésus-Christ par méchanceté, si bien que Dieu avait maudit à jamais leur descendance. On se référait pour cela à des passages du Nouveau Testament, comme Matthieu 27:25.

À partir du IVe siècle, des légendes chrétiennes affirmaient que les Juifs essayaient de profaner et d'endommager les images du Christ. C'est ainsi que vers 380 on attribuait à Athanase d'Alexandrie († 373) un sermon selon lequel des Juifs de Berytos (Beyrouth) auraient répété sur une image du Christ le martyre et la crucifixion de Jésus. L'image s'était mise à saigner, et le miracle aurait persuadé les témoins juifs de se faire baptiser.

À l'origine ce crime imaginaire était moins destiné à rabaisser le judaïsme qu'à renforcer la foi des chrétiens dans le pouvoir guérisseur de leurs icônes et de leurs autres objets sacrés. Il arrivait à l'occasion qu'on le répétât en mettant en scène d'autres personnes qualifiées d'ennemis de la foi, ou même de « mauvais chrétiens ». Le rôle des Juifs qui finissaient par se convertir était d'illustrer le pouvoir du Christ qui agissait à travers son image. On les soupçonnait de maltraiter des images et des symboles chrétiens mais cela ne reposait pas sur une connaissance religieuse concrète, mais sur la foi dans la supériorité du christianisme, surtout après que cette religion fut devenue celle de l'État romain. C'est ainsi qu'en 408 l'empereur Théodose II interdit aux Juifs – outre les entraves considérables qu'il mettait à l'exercice de leur religion – de brûler un crucifix pendant la fête de Pourim, coutume juive qu'on ne trouve d'ailleurs attestée nulle part.

Grégoire de Tours († 594) parle d'un Juif qui avait endommagé une image du Christ dans une église et l'avait emportée chez lui ; la blessure du Christ sur son image s'était mise à saigner, les traces de sang avaient trahi l'auteur, si bien qu'il avait dû payer son crime de sa vie. Dans cet exemple l'accent n'est plus mis comme auparavant sur la conversion mais sur le châtiment du « sacrilège » .

C'est au cours du Haut Moyen Âge qu'apparaissent les premiers rapports sur des profanations d'hosties par les Juifs : Paschasius Radbertus († vers 860) parlait d'un Juif qui avait participé au sacrifice de la messe célébrée par saint Syrus et avait reçu l'hostie consacrée. Il avait ressenti immédiatement des douleurs horribles auxquelles seul le saint avait pu mettre fin, à la suite de quoi le Juif s'était fait baptiser. Vers la fin du Xe siècle Gezone da Tortona a modifié cette histoire : cette fois c'était Syrus qui avait repris le corps du Seigneur dans la bouche du Juif, et l'avait ainsi guéri. Des légendes semblables se multiplièrent au XIe siècle avec la controverse sur l'eucharistie. Cependant, là encore ce n'étaient pas les Juifs qui jouaient un rôle de premier plan : le plus souvent, ils ne servaient qu'à confirmer le miracle de la présence réelle de Jésus dans le sacrement de l'autel.

Formation et importance au Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

C'est seulement au cours du Moyen Âge classique que la légende attribuée à Athanase s'est diffusée largement diffusées et a fait souvent l'objet d'illustrations. La Chronica de Sigebert de Gembloux († 1112), a déplacé l'histoire en l'an 765. Après un coup de javelot (cf. Jean 19,34) le sang aurait coulé de l'image que les Juifs avaient prise et portée dans la synagogue. Elle aurait manifesté à cette occasion ses pouvoirs de guérison si bien que les coupables se seraient fait baptiser. Dans ce récit les Juifs apparaissaient en tant que groupe, et on donnait une représentation de leur service religieux.

Paolo Uccello, deuxième panneau de la prédelle du Miracle de l'hostie profanée, 1465-1469, Galerie nationale des Marches, Urbino. Le prêteur sur gages et son épouse enceinte, accompagnés de leurs deux enfants, ont profané une hostie consacrée en la brûlant dans la cheminée. Le sang qui coule de l'hostie se répand sous la porte de la maison et alerte la population.

Le « cas » le plus ancien d'une prétendue profanation d'hostie, enregistré par un grand nombre de chroniques de cette époque, a été signalé à Paris en 1290. Jan van Tielrode († 1298), par exemple, écrivait dans son Chronicon qu'un Juif parisien du nom de Jonathas Ben Haym, prêteur sur gages, fut accusé par une servante chrétienne du nom de Marie la Hautière, d'avoir gagé une hostie consacrée en échange de vêtements d'une valeur de 10 livres d'argent. La communauté juive rassemblée aurait ensuite tenté de la lacérer avec des couteaux, des stylets et des clous, mais sans arriver à la détruire. Seul le plus grand couteau aurait été en mesure de partager l'hostie en trois morceaux. Du sang aurait alors coulé. Finalement, on aurait jeté les morceaux dans de l'eau bouillante qui se serait transformée en sang, et les morceaux d'hostie en une pièce de chair tout entière. Cet événement, appelé « miracle des Billettes », est commémoré par un vitrail de l'église Saint-Étienne-du-Mont et par une pièce de théâtre médiévale, Le Mistère de la Saincte Hostie[5]. Ce « miracle » aurait converti au christianisme de nombreux témoins, y compris l'auteur du rapport.

Cependant, ce n'est pas en France mais dans l'espace linguistique allemand que cette légende s'est rapidement répandue et maintes fois modifiée. Selon une version, l'hostie, qu'on ne serait pas arrivé à déchirer, serait restée suspendue dans les airs tandis qu'apparaissait l'image d'un crucifié. Dans d'autres relations, elle aurait dû être brûlée, et alors seraient apparus des anges ou l'Enfant-Jésus. Toutes les versions ultérieures ressemblaient dans leur structure à leur modèle : elles accusaient presque uniquement des Juifs d'avoir torturé une hostie secrètement volée ou achetée et d'avoir essayé de la détruire.

On voulait d'abord, grâce à ces conversions imaginaires de Juifs, raffermir la foi qui s'affaiblissait chez les chrétiens dans la puissance de bénédiction et de guérison de l'hostie. On renforçait indirectement la croyance en la présence réelle du Christ dans l'hostie. En même temps, les chrétiens supposaient que les Juifs avaient une tendance naturelle à « assassiner Dieu » : les instruments utilisés pour torturer l'hostie reproduisaient la crucifixion de Jésus. La tentative manquée de la déchirer représentait les attaques des Juifs contre la doctrine chrétienne de la Trinité. On reprenait le reproche depuis longtemps enraciné d'être responsables de la mort du Christ et on reportait sur la totalité de la génération actuelle des Juifs le désir de continuer sa passion et de répéter son meurtre. À présent tous les Juifs étaient considérés comme des criminels religieux en puissance ; la seule solution qui leur restait était la conversion au christianisme.

Dès 1298 de telles légendes ne servaient plus qu'à justifier des pogroms contre les Juifs. À cette époque, Rintfleisch un chevalier ruiné, prétendit qu'il y avait eu profanation d'hostie à Röttingen en Franconie, ce qui provoqua des allégations identiques, entre autres à Iphofen, Lauda, Weikersheim, Möckmühl et Wurzbourg. Rintfleisch se vit par un message personnel du ciel désigné pour exterminer tous les Juifs et pendant six mois, à la tête d'une bande de plus de 140 meurtriers, parcourut les villages de Franconie et de Souabe, violant, torturant et brûlant par milliers des Juifs et des Juives et massacrant leurs enfants. Seuls les villes d'Augsbourg et de Ratisbonne protégèrent leurs habitants juifs. Une partie des malheureux pourchassés réussit à s'enfuir en Pologne et en Lituanie.

Une autre vague de persécution se produisit entre 1336 à 1338. À ce moment-là des paysans ruinés et des bandes de voleurs errants, se réunirent sous la direction d'un chevalier pillard, « le roi Armleder ». Ils se nommaient eux-mêmes « les tueurs de Juifs » et ils exterminèrent de nombreuses communautés juives en Alsace, en Souabe, en Hesse, sur les bords de la Moselle, en Bohême et en Basse-Autriche, y compris celle de Deggendorf, en Basse-Bavière. Là, les Juifs avaient, disait-on, torturé des hosties et les avaient jetées dans un puits. Là-dessus un moine anonyme écrivit en 1390 :

« Cette année [1337] on retrouva à Deggendorf le corps du Seigneur, que les Juifs avaient martyrisé, et ils furent pour cette raison brûlés en 1338 »

L'endroit devint alors un lieu de pèlerinage enrichi d'indulgences. L'Église du Saint-Sépulcre de Deggendorf, consacrée en 1360, porte l'inscription : « Do bart Gotes Laichenam funden[6] ». Des retables de 1725 portent l'inscription : Les hosties consacrées ont été frottées avec des épines jusqu'à ce que jaillît le Saint-Sang, et au milieu d'un tel martyre il apparut un petit enfant[7]. Encore en 1800 à Regen, dans la forêt bavaroise, on jouait des pièces de théâtre où l'on montrait la profanation d'hosties.

Soigneusement transmises, ces légendes se maintinrent longtemps et restèrent profondément enracinées dans la pensée chrétienne, et parfois encore aujourd'hui. En 1776 à Deggendorf parut un livre de prières et de dévotions avec le titre : « Le miracle de la foi triomphante dans le pays entièrement chrétien de Chur en Bavière. C'est-à-dire : La relation merveilleuse... de la présence du Divin Fils... incarné en 10 petites hosties... qui ... en 1337 dans la ville de Deggendorf, furent victimes de... violence dues aux... Juifs... »[8].

Toutes les légendes ultérieures sur des vols d'hosties suivaient le modèle de la légende de Deggendorf. Dans leurs descriptions détaillées se reflètent les méthodes de torture des autorités ecclésiastiques et laïques, et surtout de l'Inquisition. Là où l'on racontait qu'on avait essayé de brûler une hostie, l'idée de brûler les Juifs venait d'elle-même. Tous ces reproches imaginaires visaient souvent à exproprier les communautés juives de l'endroit pour établir un culte de l'hostie martyrisée et enrichir la localité grâce aux revenus du pèlerinage. À cette fin, là où le méfait était censé avoir eu lieu, on construisait des chapelles ou des églises, souvent à l'emplacement même des synagogues, que l'on brûlait d'abord entièrement, et on y exposait les « hosties sanglantes ».

À Klosterneuburg, en 1298 - l'année de la première légende de Paris - un prêtre avait montré une hostie en train de saigner comme « preuve » d'une profanation d'hosties par les Juifs. Le pape envoya une commission d'évêques mener l'enquête et elle lui donna raison. À Pulkau également une hostie sanglante devait être exposée en 1338, sur le modèle de celle de Deggendorf ; cette fois le pape Benoît XIII mit en garde le roi Albert d'Autriche contre ce culte. Une autre accusation fausse nous est rapportée en 1345 par la Chronique de Jean de Winterthur, le reste du temps fort peu critique : en 1330 une chrétienne de Ehingen (en Souabe) avait volé des hosties consacrées afin de s'en servir pour faire de la magie. Immédiatement, les Juifs de l'endroit avaient été soupçonnés de ce vol, et 80 d'entre eux, bien qu'innocents, avaient été exécutés.

En 1450, le légat du pape Nicolas de Cues essaya pendant sa mission en Allemagne d'éradiquer ce culte des hosties. Et pourtant c'est justement dans la seconde moitié du 15e siècle que les accusations de crimes contre les hosties s'enflèrent démesurément : en 1477 à Passau, on accusa un chrétien, Christoph Eysengreißheimer, d'avoir vendu aux Juifs, ennemis du Sauveur, huit hosties qu'il avait volées, et ils les auraient ensuite torturées. Les accusés furent jetés en prison et torturés ; après leur « aveux » on décapita ceux qui avaient accepté de se faire baptiser, les autres furent torturés avec des tenailles rougies au feu et brûlés. Avec le matériel de la synagogue le prince-évêque Ulrich von Nußdorf fit construire l'église expiatoire du Saint-Sauveur (Sankt Salvator). Pourtant la tentative d'établir un culte trouva ici peu de succès car Deggendorf était trop proche et avait les préférences des pèlerins.

Vitrail de Jean-Baptiste Capronnier dans la Cathédrale Sainte-Gudule-Saint-Michel de Bruxelles

D'autres accusations de profanation d'hosties sont signalées par la suite à :

  • Bruxelles. En 1370, la communauté juive de Bruxelles a été accusée de profanation du Saint-Sacrement. Le vendredi saint 1370 à la Synagogue, des Juifs auraient transpercé de poignards des hosties dérobées dans une chapelle. Du sang aurait coulé de ces hosties. Ils seront jugés, tenaillés en public et brûlés sur le bûcher. Le duc de Brabant confisque les biens des accusés (Sacrement du Miracle).
  • Enns (avant 1420) : cet incident servit de prétexte pour la Gesera de Vienne, la destruction des communautés juives dans le duché d'Autriche.
  • Breslau en 1453 : après que les Juifs de Breslau eurent été accusés de profonation d'hosties par le moine franciscain Jean de Capistrano, 41 Juifs furent brûlés sur le bûcher en 1453, et le reste expulsé de la ville. Le privilège impérial de 1455 accordé à Breslau de non tolerandis Judaeis (privilège de de ne pas tolérer les Juifs») resta de jure en vigueur judsqu'en 1744.
  • Sternberg (Mecklembourg) en 1492 : on arrêta tous les Juifs de la région, et 27 d'entre eux furent brûlés à la suite d'aveux arrachés sous la torture ; le reste fut chassé du duché. Un pèlerinage commença et procura d'importants revenus supplémentaires au doyen de la cathédrale de Schwerin.
  • Le village de Knoblauch près de Brandebourg-sur-la-Havel en 1510 : en juillet, 38 Juifs furent brûlés à Berlin, à la suite de quoi furent expulsé tous les Juifs de la Marche de Brandebourg. Ils n'étaient pas seulement accusés de profanation d'hosties, mais d'infanticide. Ils auraient également tenté de se servir pour leurs Matzot de fragments de l'hostie consacrée : Après leur « découverte » les « preuves » furent exposées à la cathédrale de Brandebourg, mais avec beaucoup moins de résonance dans le simple peule que le clergé n'avait espéré.

Ces pogroms ne venaient pas de la population, mais étaient le résultat d'intrigues précises de certains groupes d'intérêt religieux locaux. De nombreuses publications donnaient des précisions sur les hosties miraculeuses bien au-delà du Mecklembourg et de ce qui était alors le diocèse de Brandebourg.

On accusait aussi des sorcières de pratiques occultes ou sataniques qu'elles auraient faites avec des hosties volées. Presque toujours les conséquences étaient terribles désastreuses pour les accusées, et le résultat était leur expulsion ou leur exécution.

Déclin depuis le début des temps modernes[modifier | modifier le code]

Depuis la Réformation du XVIe siècle, même dans les pays catholiques où l'on croyait encore à la transsubstantiation c'est à peine s'il y eut encore des accusations de profanation d'hosties : la façon réformée de comprendre la Sainte-Cène avait eu pour résultat de modérer la piété populaire chrétienne. On crut cependant toujours aux meurtres rituels et à la vérité des anciennes profanations d'hosties rapportées par des légendes : le Vatican, sous les papes Pie IX et Léon XIII soutenait encore ces stéréotypes antijuifs au XIXe siècle. Dans certaines parties de l'Europe ils ont subsisté jusqu'au XXe siècle.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Dans les églises de pèlerinage de Lauda et d’Iphofen on voit encore aujourd'hui des images destinées à rappeler la profanation d'hosties par les Juifs au moment des pogroms de Rintfleisch.

L'église du Saint-Sépulcre à Deggendorf a été jusqu'en 1992 un lieu de pèlerinage. Les accusations de profanation d'hosties de 1390 ont été renouvelées dans de nombreux traités destinés au peuple. En 1960 le père bénédictin, B. Braunmüller écrivait encore dans ses récits historiques sur les saintes hosties dans l'église du Saint-Sépulcre de Deggendorf[9] :

« Si l'on regarde les faits tels qu'ils sont présentés, et comment sans interruption, grands et petits, pauvres et riches, prêtres et laïcs sont venus témoigner dans cette église du Saint-Sépulcre, de loin et de près et de manière diverse, de l'adoration et de la vénération qu'ils rendaient au corps du Christ, on a du mal à comprendre la folie de ceux qui, dans les temps présents, tournent en dérision le saint miracle comme une absurdité et une supercherie et voient dans cette dévotion et ce pèlerinage une apologie du meurtre des juifs. »

La légende de la profanation d'hosties n'en est pas moins devenue de plus en plus insoutenable, mais c'est seulement à la suite de la thèse de doctorat de Manfred Eder, soutenue par des cercles religieux savants, que le pèlerinage a été supprimé en 1992 et que l'évêque Manfred Müller a fait apposer en 1993 une plaque qualifiant expressément la profanation d'hosties de légende créée pour justifier un crime, et a demandé pardon aux juifs pour les torts qui leur avaient été causés.

A Bruxelles, en 1870, la procession commémorative des 500 ans du Sacrement du Miracle aurait dû avoir un éclat exceptionnel, comparé aux autres années, mais une opposition vive dans la presse obligea l'archevêque de l'annuler. L'église a longtemps rechigné à s'excuser ou à dénoncer la fausseté de l'accusation contre les Juifs : seulement en 1977, une plaquette en bronze fut inaugurée dans la cathédrale, attirant l'attention sur le caractère tendancieux des accusations.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. le Malleus Maleficarum. Summers, Montague, ed. The Malleus Maleficarum of Kramer and Sprenger, 1948. Originally in Latin, Germany, 1487. eg. Part II, Question I, Chapter IV
  2. "Desecration of the Host", Jewish Encyclopedia,jewishencyclopedia.com
  3. H.T.F. Rhodes, The Satanic Mass, 1954 ; Gerhard Zacharias, The Satanic Cult, 1980.
  4. En particulier les six panneaux du Miracle de l'hostie profanée, œuvre de Paolo Uccello exécutée entre 1465 et 1469 sur une commande de la confrérie du Corpus Domini à Urbino. La communauté juive d'Urbino était l'une des plus anciennes et des plus importantes d'Italie.
  5. Cf. Vitrail de Saint Étienne-du-Mont. L'hostie du « miracle des Billettes » fut conservée en l'église Saint-Jean-de-Grève jusqu'à la Révolution française.
  6. Ici a été retrouvé le corps du Seigneur. (En dialecte bavarois).
  7. Die heiligen Hostien werden von den Juden bis auf das heilige Blut mit Dornen gekratzt und es erscheint unter solcher Marter ein kleines Kind.
  8. Das obsiegende Glaubens-Wunder des ganz christlichen Chur-Landes Bayern. Will sagen: Unlaugbarer Bericht der … Gegenwart des angemenschten göttlichen Sohnes … in 10 kleinen … Hostien, welche im Jahre … 1337 in der Stadt Deggendorf, von den … Juden … mißhandelt …
  9. Rohrbacher/Schmidt, Judenbilder p. 294f

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agosín, Marjorie, and Emma Sepúlveda (2001). Amigas: Letters of Friendship and Exile. Austin.
  • Cecil Roth (1997). "Host, desecration of". Encyclopedia Judaica (CD-ROM Edition Version 1.0). Ed. Cecil Roth. Keter Publishing House. ISBN 978-965-07-0665-4
  • Jewish Encyclopedia
  • Joshua Trachtenberg, The Devil and the Jews: The Medieval Conception of the Jew and its Relation to Modern Anti-Semitism, Yale University Press, 1943.
  • Robert S. Wistrich Antisemitism; The Longest Hatred, Methuen London
  • John Weiss Ideology of Death, Ivan R. Dee, ISBN 978-1-56663-088-7
  • Christopher Ocker, Ritual Murder and the Subjectivity of Christ: A Choice in Medieval Christianity, The Harvard Theological Review, Vol. 91, No. 2 (Apr., 1998), pp. 153–192
  • Jacob R. Marcus, The Jew in the Medieval World: A Source Book: 315–1791, Atheneum, 1938, pp. 155–58. Primary source in respect of the Christian atrocities against the Jewish community living in Passau, Bavaria, in 1478.
  • Gavin I. Langmuir, Toward a Definition of Anti-Semitism, Berkeley, University of California Press, 1990.
  • Gavin I. Langmuir, History, Religion, and Anti-Semitism, Berkeley, University of California Press, 2000.
  • Miri Rubin, Gentile Tales: The Narrative Assault on Late Medieval Jews, Yale University Press; London and New Haven, 1999.
  • Stow, Kenneth (2006). Jewish Dogs, An Imagine and Its Interpreters: Continuity in the Catholic-Jewish Encounter. Stanford: Stanford University Press. ISBN 978-0-8047-5281-7.
  • Peter Browe: Die Hostienschändungen der Juden im Mittelalter. In: Römische Quartalschrift für christliche Altertumskunde, Band 34, 1926, S. 167-197 (gibt trotz apologetischer Tendenz eine Übersicht der Fälle).
  • Friedrich Lotter: Hostienfrevelvorwurf und Blutwunderfälschung bei den Judenverfolgungen von 1298 ('Rintfleisch') und 1336-1338 ('Armleder'). In: Fälschungen im Mittelalter, Teil 5: Fingierte Briefe, Frömmigkeit und Realienfälschungen. Monumenta Germaniae Historica Band 33.5, Hannover 1988, S. 533-583.
  • Stefan Rohrbacher, Michael Schmidt: Judenbilder. Kulturgeschichte antijüdischer Mythen und antisemitischer Vorurteile. Rowohlt, Reinbek 1991, ISBN 978-3-499-55498-8 (S. 269-303: Ritualmord und Hostienfrevel).
  • Karl Heinrich Rengsdorf (Hrsg.): Kirche und Synagoge. Handbuch zur Geschichte von Christen und Juden. Darstellung mit Quellen. 2 Bände, DTV (Klett-Cotta) TB Nr. 4478, München 1988, ISBN 978-3-12-906720-8 (Bd. 1).
  • Gerhard Czermak: Christen gegen Juden. Geschichte einer Verfolgung: Von der Antike bis zum Holocaust, von 1945 bis heute. Rowohlt, Reinbek 1997, ISBN 978-3-499-60216-0.

Référence de traduction[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]