Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie

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L’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA) est un traité international indépendant développé sous les auspices du Programme des Nations unies pour l'environnement et de la convention de Bonn conclue le 16 juin 1995 à la Haye. Il est entré en vigueur le 1er novembre 1999 après que le minimum exigé de de sept pays africains et de sept pays eurasiens, l'aient ratifié.

Objectifs et moyens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : protection des oiseaux.
Différents couloirs de migration[1]
  •      Europe Afrique occidentale
  •      Afrique, Méditerranée et Mer noire
  •      Ouest Asie et Afrique

L'accord concerne depuis 2002, la protection 235 espèces d'oiseaux migrateurs écologiquement dépendants de zones humides le long de leurs itinéraires de migration pour au moins une partie de leur cycle annuel. L'accord prévoit une action coordonnée et concertée des états le long des routes migratoires des oiseaux d'eau. Cet accord protège de nombreuses espèces plongeuses, des grèbes, des pélicans, des cormorans, des hérons, des cigognes, des Rallidae, des ibis, des spatules, des flamants, des canards, des cygnes, des oies, des grues, des Limicoles, des Laridae, des sternes et même le Manchot du Cap. Tous ces oiseaux ne nécessitent pas forcément une protection active et tous les oiseaux d'eau migrateurs ne sont pas répertoriés dans cette liste. L'accord est applicable sur 119 pays qui sont situés en Europe, une partie de l'Asie, du Canada, du Moyen-Orient et de l'Afrique. Les moyens utilisés pour leur protection sont les conservations des habitats et à ce titre l’AEWA est un accord complémentaire à la Convention de Ramsar, le contrôle des activités humaines, le recherche et le comptage, l'éducation et l'information des populations.

Histoire de l'accord[modifier | modifier le code]

La première modification de l'accord (appelé MOP1), la Réunion des Parties, date de 1999, le nombre des espèces migratrices concerné par l’Accord était alors de 170. La seconde modification de 2002 (MOP2) à 235. En 2005, 51 pays sont signataires sur 117 pays concernés par ces migrations. À partir de 2005 suite à la troisième Réunion des parties (MPO3), le projet du PNUE-FEM devrait permettre aux pays moins développés de recevoir une aide technique permettant de mieux répondre aux exigences de l'accord. Le 1er novembre 2007, 59 sont signataires sur 119.

Statuts[modifier | modifier le code]

Des avis sont émis sur le statut à accorder aux espèces d'oiseaux d'eau migrateurs. Le critère principal est l'importance des populations. Les différentes catégories de statuts sont les suivantes[2] :

  • Colonne A
    • A1 : populations très menacées (moins de 10 000 individus).
    • A2 : populations menacées (entre 10 000 et 25 000 individus).
    • A3 : populations menacées (entre 25 000 et 100 000 individus mais aire de répartition restreinte et/ou déclin de la population).
  • Colonne B
    • B1 : populations très vulnérables (entre 25 000 et 100 000 individus).
    • B2 : populations vulnérables (plus de 100 000 individus mais aire de répartition restreinte et/ou déclin de la population).
  • Colonne C

Plus de 100 000 individus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ATEN, Ministère de l'environnement Accueillir les oiseaux d'eau, Coll. Aménagement écologique, 1991,

Notes[modifier | modifier le code]

  1. d'après Thompson D. and Byrkjedal, Shorebirds. Colin Baxter, 2001
  2. AEWA, Status of the populations of migratory waterbirds, p 2