Accident de Port-Sainte-Foy

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Accident de Port-Sainte-Foy
Caractéristiques de l'accident
Date 8 septembre 1997
Type Collision à un passage à niveau (PN)
Causes Faute du conducteur routier
Site PN n°395 de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt
Morts 13
Blessés 43 dont 10 graves
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareil X 2149 et remorques(train)
Camion-citerne (véhicule routier)
Localisation
Coordonnées 44° 50′ 39″ N 0° 10′ 32″ E / 44.844125, 0.17556744° 50′ 39″ Nord 0° 10′ 32″ Est / 44.844125, 0.175567  

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L'accident de Port-Sainte-Foy est un accident survenu au passage à niveau no 395 de la commune de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt en (Dordogne) le 8 septembre 1997 qui fit 13 morts et 43 blessés, dont 10 gravement brûlés. Il est dû à la collision par un autorail de type X 2100 d'un camion citerne chargé de 31 tonnes d'hydrocarbures. Par son bilan, c'est le plus grave accident de passage à niveau[1] et de transport de matière dangereuse[2] jamais survenu en France.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le lundi 8 septembre 1997 vers midi[3], le train TER en provenance de Bordeaux et à destination de Sarlat via Bergerac roule à la vitesse de 120 km/h et, au passage à niveau n° 395 qui permet à la route départementale n°936 de traverser la ligne ferroviaire de Libourne au Buisson, entre en collision avec un camion citerne chargé d'hydrocarbures, sur le territoire de la commune de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt[1],[3]. Le choc a entraîné l'inflammation des produits pétroliers déclenchant un incendie.

Causes[modifier | modifier le code]

La collision est du au non-respect de la signalisation routière du camion citerne, qui ne s'est pas arrêté alors que les feux rouges du passage à niveau clignotaient et les barrières d'abaissaient.

Victimes[modifier | modifier le code]

Le bilan de ce drame sera de 13 morts et 43 blessés dont dix grièvement brûlés[1]. Le conducteur de l'engin routier en restera tétraplégique partiel[4].

Conséquences[modifier | modifier le code]

À la suite de cet accident, une liste des passages à niveau qualifiés de « préoccupants » a été établie et en 2002, un objectif de suppression de 15 passages par an fut arrêté[5].

Ce passage à niveau a finalement été remplacé par un pont-route en juillet 2001[6], près de quatre ans après les faits.

Le procès qui s'est tenu en 2002 s'est conclu par la condamnation de Christian Le Breton, conducteur du camion, ancien maire d'Allemans-du-Dropt, et ayant 47 ans au moment des faits, à trois ans de prison avec sursis[5]. Son employeur; Raymond Guionie, fut condamné à payer 404 000 euros aux parties civiles et la SNCF, un euro de dommages et intérêts[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « 16 ans après la catastrophe de Port-Sainte-Foy (24), des passages à niveau sous surveillance », article de Sud-Ouest du 9 septembre 2013, consulté le 23 octobre 2014.
  2. « TMD : Retour sur la tragédie de Port-Sainte-Foy », article du site i-resilience.fr du 14 juin 2012, consulté le 23 octobre 2014.
  3. a et b « Au moins douze morts dans un accident ferroviaire. », article de Libération du 9 septembre 1997, consulté le 24 octobre 2014.
  4. « Peine maximale pour le routier du drame de Port-Sainte-Foy », article du Parisien du 10 avril 2002, consulté le 24 octobre 2014.
  5. a et b « Une prise de conscience avec la catastrophe de 1997 », article de 20 minutes du 17 octobre 2007, consulté le 24 octobre 2014.
  6. a et b «Catastrophe de Port Sainte- Foy : sursis pour le chauffeur », article de La Dépèche du 10 avril 2002, consulté le 24 octobre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]