Acanthos de Sparte

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Acanthos de Sparte ou de Lacédémone (en grec ancien Άκανθος, parfois orthographié Acanthus, Acanthos ou Akanthos en français) est un athlète originaire de Sparte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lors de la XVe édition des Jeux olympiques antiques en 720 av. J.-C., il aurait gagné la deuxième édition de l'épreuve du diaulos [1] (course d'une longueur de 2 stades, soit environ 384m) et l'épreuve du dolichos (course de fond d'environ 24 stades, soit environ 4600m) pour sa première édition[2].

Il aurait été le premier athlète à courir nu[3],[2]. Thucydide ne cite pas son nom mais rapporte lui aussi que les Spartiates furent les premiers à se dépouiller de leurs vêtements lors des jeux[4]. Pausanias pourtant cite un autre athlète du nom d'Orsippos (en grec ancien Ὄρσιππος) qui auraît été le premier à se dénuder[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le prix du Diaulos, ou de la course du double stade, fut ajouté dans la quatorzième olympiade, il fut remporté par Hypénos de Pise, et à l'olympiade suivante, par Acanthos de Lacédémone. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], V, 8, 6
  2. a et b « Additus dolikhus, (et) currebant nudi ; vicitque (et vincebat) Akanthus Lakonius » Eusèbe de Césarée, Chronique tertullian.org
  3. « Les athlètes avaient le corps tout nu, excepté ce que la pudeur ne permet pas de découvrir. Cette coutume a duré chez les Romains jusqu'à notre temps, telle qu'on l'observait autrefois chez les Grecs. Aujourd'hui elle n'est plus d'usage dans la Grèce : les Lacédémoniens l'ont abolie, Acanthos de Lacédémone fut le premier qui mit bas tous ses habits pour courir nu dans les Jeux olympiques la première année de la quinzième olympiade. » Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, VII, 13, 5 remacle.org
  4. « Les premiers aussi ils [les Lacédémoniens] se dépouillèrent de leurs vêtements et se montrèrent nus et frottés d'huile pour les exercices gymniques. Autrefois, dans les Jeux olympiques, les athlètes portaient pour la lutte des ceintures voilant les parties honteuses et il y a peu de temps que cette coutume a disparu. » Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, I, 6 remacle.org
  5. « Le tombeau d'Orsippos est auprès de celui de Corébos. Cet Orsippos, contre l'usage ancien des Athlètes, qui portaient toujours une ceinture dans les jeux publics, gagna tout nu le prix de la course aux Jeux olympiques. (...) Je crois qu'il laissa volontairement tomber sa ceinture, sachant bien qu'il était plus facile de courir entièrement nu, qu'avec une ceinture. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], I, 44, 1