Acétate de potassium

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Acétate de potassium
Acétate de potassium
Identification
Nom IUPAC Éthanoate de potassium
No CAS 127-08-2
No EINECS 204-822-2
PubChem 517044
No E E261
FEMA 2920
SMILES
InChI
Apparence poudre blanche déliquescente
Propriétés chimiques
Formule brute C2H3KO2
Masse molaire[1] 98,1423 ± 0,0025 g/mol
C 24,48 %, H 3,08 %, K 39,84 %, O 32,6 %,
Propriétés physiques
fusion 292 °C
Solubilité 2 000 g·kg-1 (eau)
Masse volumique 1,57 g·cm-3, solide
Précautions
NFPA 704

Symbole NFPA 704

 
Composés apparentés
Autres cations Acétate de sodium
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'acétate de potassium de formule semi-développée CH3COOK est un sel de l'acide acétique et du potassium.

L'acétate de potassium est un additif alimentaire autorisé en Europe (numéro E261). Il est classé comme conservateur alimentaire et correcteur de pH[2].

La combustion de l'acétate de potassium donne une flamme de couleur bleue.

L'acétate de potassium peut être utilisé pour extraire l'eau du mélange azéotropique éthanol-eau[3]. Le sel réduit la pression vapeur du solvant dans lequel il est le plus soluble. La séparation des solvants se fait ensuite par distillation.

L'acétate de potassium en solution aqueuse (pH faible 8,2) peut être utilisé pour l'extinction d'incendie essentiellement dans les cuisines à cause des huiles et des graisses qui gardent la chaleur. Il forme une mousse comme du savon au contact d'une surface chaude, ce qui étouffe le feu. Il se nettoie facilement et n'est pas toxique.

L'acétate de potassium est également utilisé comme "déglaçant" pour lutter contre le verglas, par exemple sur les pistes de l'aéroport de Montréal-Trudeau[4]. Il est employé en remplacement du sel (NaCl), plus corrosif, et de l'urée, plus toxique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. « Noms de catégorie et système international de numérotation des additifs alimentaires », CAC/GL 361989, sur www.codexalimentarius.net, Codex Alimentarius,‎ 1989 (consulté le 14/09/2008), p. 1-35
  3. Eva-Katrine Hilmen, « Separation of Azeotropic Mixtures: Tools for Analysis and Studies on Batch Distillation Operation », Norwegian University of Science and Technology, Dept. of Chemical Engineering,‎ novembre 2000
  4. Le Monde du 22/12/2010 "Les recettes de l'aéroport de Montréal pour contrer la neige et le verglas" ainsi que sur le site de l'aéroport de Montréal http://www.admtl.com/APropos/Environnement/AeroEco.aspx