Abubakar Shekau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Abubakar Shekau
Imam Abubakar Shekau
Abubakar Shekau en 2014.
Abubakar Shekau en 2014.

Surnom Darul Tawhid
Naissance 1965/1975
Niger ou Shekau, Nigeria
Origine Drapeau du Niger Niger ou Drapeau du Nigeria Nigeria
Allégeance ShababFlag.svg Boko Haram
Grade Émir
Conflits Rébellion islamiste au Nigeria
Commandement Chef de Boko Haram
Faits d'armes 1re Bataille de Maiduguri
3e Bataille de Damaturu
3e Bataille de Maiduguri
Bataille de Giwa

Abubakar Shekau, né entre 1965 et 1975 au Nigeria[1] ou au Niger[2], est un islamiste radical, leader du groupe nigérian Boko Haram[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa date de naissance n'est pas connue, il pourrait être né en 1965, 1969 ou 1975[5]. Abubakar Shekau grandit dans un quartier défavorisé de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria. Après une jeunesse dissolue, il rencontre au début des années 2000 le prédicateur Mohamed Yusuf, qui fondera en 2002 le mouvement islamiste Boko Haram. Shekau s'engage alors dans la lutte armée et prend part à de nombreuses actions terroristes[3].

Après l'exécution de Mohamed Yusuf, lors d'un assaut gouvernemental d'envergure décidé par le président Umaru Yar'Adua, Shekau apparaît en juillet 2010 dans un enregistrement vidéo dans lequel il se proclame leader de Boko Haram et promet de continuer la lutte armée[1].

À partir d’avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels. Dans une vidéo mise en ligne en janvier 2012[6], Abubakar Shekau prône une guerre sans merci contre les politiques, les policiers et surtout les chrétiens, notamment le président nigérian Goodluck Jonathan. Le 21 juin 2012, la tête d'Abubakar Shekau est mise à prix par le Département d'État des États-Unis pour sept millions de dollars[5].

Le 19 août 2013, l'armée nigériane annonce qu'il « est très probable que Shekau soit mort entre le 25 juillet et le 3 août » mais précise qu'elle doit encore en obtenir confirmation[7]. Mais d'après une vidéo visionnée par l'Agence France-Presse le 25 septembre, Abubakar Shekau fait savoir qu'il est toujours vivant[8].

Boko Haram va rendre public à plusieurs reprises des vidéos dans lesquelles Abubakar Shekau va revendiquer plusieurs attaques commises par ses hommes. Le 4 novembre 2013, il revendique ainsi l'attaque des postes de police de Damaturu. Celle-ci avait eu lieu le 24 octobre et les affrontements avaient fait des dizaines de morts[9]. Le 12 décembre 2013, il revendique l'attaque d'une caserne de l'armée nigériane à Maiduguri[10]. Selon un communiqué du ministère nigérian de la Défense, 24 assaillants sont tués, deux militaires blessés et trois avions militaires et hélicoptères sont détruits[11].

Le 24 mars 2014, il revendique l'attaque de la caserne de Giwa et la libération de 2 000 prisonniers qui y étaient détenus[12]. Cependant beaucoup sont repris par l'armée nigériane, et environ 600 sont massacrés par les militaires selon Amnesty International[13]. La bataille avait également fait 207 morts du côté des islamistes selon l'armée nigériane[14].

Le 19 avril 2014, Abubakar Shekau, revendique le premier Attentat de Nyanya ayant fait 75 morts et 141 blessés. Il déclare en s'adressant à Goodluck Jonathan : « Nous sommes ceux qui ont organisé l’attentat d’Abuja. [...] Nous sommes dans votre ville mais vous ne savez pas où »[15]. Le 5 mai 2014, Boko Haram revendique l'enlèvement mi-avril de plus de 200 lycéennes dans le nord-est du Nigéria. Abubakar Shekau, dans une vidéo de 57 minutes obtenue par l'AFP, déclare : « J'ai enlevé vos filles. Je vais les vendre au marché, au nom d'Allah. » En date de la revendication, certaines des 200 lycéennes auraient déjà été vendues pour 12$ chacune, afin d'être, selon les dires du leader islamiste, « traitées en esclaves » et « mariées de force ». D'après lui, « l’éducation occidentale doit cesser » et les filles « doivent quitter (l’école) et être mariées »[16].

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b Jeune Afrique : Nigeria : Abubakar Shekau, l'imam caché de Boko Haram
  2. Le chef du groupe Boko Haram, Abubakar Shekau est originaire du Niger (Senat nigérian), ActuNiger Online, publié le 27 juin 2013
  3. a et b Camille Martin, « Portrait du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau », Ouest-France,‎ 22 mars 2013 (ISSN 0999-2138, lire en ligne)
  4. (en) Michelle Faul, « Nigerian Boko Haram Leader Abubakar Shekau Threatens Group Will Burn More Schools », The World Post,‎ 7 décembre 2013 (lire en ligne)
  5. a et b (en) « Abubakar Shekau Up to $7 Million Reward », sur rewardsforjustice.net, Département d'État des États-Unis (consulté le 29 mai 2014)
  6. http://www.youtube.com/watch?v=umkj50SUzck
  7. Nigeria: le chef de Boko Haram "serait mort", selon l'armée, La Libre Belgique en ligne, 19 août 2013
  8. Le Monde : Nigeria : un homme disant être le chef de Boko Haram, donné pour mort, apparaît dans une vidéo
  9. Koaci : Nigeria : Boko Haram revendique la mort des 35 policiers dans l’attaque de Damaturu
  10. Koaci : Nigeria : Boko Haram revendique l’attaque contre la base militaire de Maiduguri
  11. Cameroun info : Nigeria: Le Boko Haram lance une vaste attaque à Maiduguri
  12. Le Parisien : Nigeria: Boko Haram revendique l'attaque du 14 mars contre une caserne
  13. Amnesty International : Nigeria. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sont commis tandis que la violence s’intensifie dans le nord-est
  14. Sahara Reporters : Boko Haram Claims Responsibility For Giwa Barracks Attacks
  15. AFP : Nigeria: Boko Haram revendique le sanglant attentat d’Abuja
  16. Le Soir Les 200 lycéennes enlevées au Nigéria seront «vendues et mariées de force» selon le chef de Boko Haram