Abu Kalijar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.

Emad o-dîn Abu Kalijar ou Abû Kâlîjâr `Imâd ad-Dîn Marzubân ben Sultan ad-Dawla Abû Chajâ'[1] (Pilier de la religion) est le fils aîné de l'émir bouyide Sultan ad-Dawla. Il succède à son père comme émir du Fars en 1024, il devient émir du Kermân en 1028 à la mort de son oncle Abû al-Fawâris Qiwâm ad-Dawla et il devient émir d'Irak à la mort d'un autre oncle Mucharrif ad-Dawla Hasan en 1044. Il décède en octobre 1048. Le Fars passe à son jeune frère Abû Mansûr Fûlâd Sutûn et l'Irak à son cadet Al-Malik ar-Rahîm Khusraw Fîrûz. Le Kermân tombe aux mains du conquérant seldjoukide Tuğrul Ier Bey.

Biographie[modifier | modifier le code]

En décembre 1024, le décès de Sultan ad-Dawla entraîne les Bouyides dans la crise. Abû Kâlîjâr Marzubân devient émir du Fars et du Khuzestân avec le titre d'`Imâd ad-Dîn (Pilier de la religion). Il n'a alors que seize ans[2]. Il est contesté par son oncle Abû al-Fawâris Qiwâm ad-Dawla souverain du Kermân[2].La paix est signée contre le paiement par `Imâd ad-Dîn d'un tribut à son oncle[2]. Cela lui permet de concentrer son désir de conquête vers l'Irak détenu par un autre de ses oncles Jalâl-al-Dawla. En dépit de plusieurs tentatives d'invasion de l'Irak`Imâd ad-Dîn ne parvient pas à renverser Jalâl-al-Dawla.

En mai 1025[3], l'émir d'Irak, Mucharrif ad-Dawla décède. Sa succession est difficile car il n'a pas de fils. Son frère aîné Qiwâm ad-Dawla règne à Kermân, son frère cadet Jalâl ad-Dawla Chirzîl est gouverneur de Bassora, son neveu, `Imâd ad-Dîn règne sur le Fars. Jalâl ad-Dawla est désigné comme successeur. En revanche, les chefs militaires soutiennent `Imâd ad-Dîn qui est empêché d'entrer en Irak par Qiwâm ad-Dawla.

En octobre 1027[4], Jalâl ad-Dawla entre dans Bagdad et officiellement investi du titre « d'émir des émirs ».

En 1028, Qiwâm ad-Dawla décède. `Imâd ad-Dîn annexe le Kermân à ses territoires.

En 1033, les Ghaznavides envahissent Kermân, avec pour objectif le renversement des Bouyides. `Imâd ad-Dîn et Jalâl ad-Dawla savent alors s'allier pour les en expulser.

`Imâd ad-Dîn a toujours l'ambition de conquérir l'Irak. Vers 1036 ou 1037, il prend Bassora. Jalâl ad-Dawla doit alors faire face à une mutinerie, à Bagdad et à moindre titre à Wâsît. `Imâd ad-Dîn y voit une occasion d'envahir l'Irak. Ses armées marchent sur Bagdad, mais il ne parvient pas à prendre la ville. Cependant Jalâl ad-Dawla le reconnaît comme « émir des émirs » si bien qu'`Imâd ad-Dîn va utiliser le titre de Shâhanshâh. (roi des rois) sur ses monnaies. Jalâl ad-Dawla obtient le soutien de l'émir uqaylides de Mossoul et celui de la tribu arabe des Banû Asad. Il est restauré dans sa pleine autorité et continue à occuper son poste en utilisant les mêmes titres. `Imâd ad-Dîn nomme son fils

En mars 1044[5], Jalâl ad-Dawla décède. `Imâd ad-Dîn annexe l'Irak. Il a cependant quelques difficultés à contrôler la région. Il continue à garder Ahvaz comme capitale au lieu de s'installer à Bagdad. A Ispahan les Kakouyides connaissent des problèmes de succession : deux frères se disputent le pouvoir. `Imâd ad-Dîn, essaie de les soumettre à son autorité mais ceux-ci préfèrent se mettre sous la protection des Seldjoukides. Cette situation incite les Seldjoukides à pousser leur avantage. `Imâd ad-Dîn préfère négocier et créer une alliance matrimoniale. Le gouverneur de Kermân se soumet aux Seldjoukides.

`Imâd ad-Dîn essaie vainement de récupérer le Kermân. Il décède peu de temps après en octobre 1048. Ses frères se partagent le royaume. Abû Mansûr Fûlâd Sutûn prend le Fars et Al-Malik ar-Rahîm Khusraw Fîrûz prend l'Irak.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. arabe : ʾabū kālījār ʿimad ad-dīn marzubān ben sulṭān ad-dawla ʾabū šajāʿ, أبو كاليجار عماد الدين مرزبان بن سلطان الدولة أبو شجاع, Pilier de la religion
  2. a, b et c (en) C. Edmund Bosworth, « Èmâd ad-dîn Marzubân Abû Kâlîjâr », dans Encyclopædia Iranica en ligne
  3. rabi`al-awwad 416 A.H. d'après (en) Tilman Nagel, « Buyids », dans Encyclopædia Iranica en ligne
  4. ramadan 418 A.H. d'après Tilman Nagel, ibidem
  5. cha`bân 435 A.H. d'après Tilman Nagel, ibidem

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]