Absorptivité molaire

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L'absorptivité molaire[1], qui est aussi appelée coefficient d'extinction molaire ou coefficient d'absorption molaire[2], est notée par la lettre ε (epsilon) et s'exprime en L·mol-1·cm-1 (pour les biochimistes) et en m2.mol-1 (pour les chimistes qui travaillent en unités du système international). Elle est fonction de la longueur d'onde, de la température, de la nature du soluté et du solvant.

La loi de Beer-Lambert permet de calculer le coefficient d'extinction molaire à partir de la perte d'intensité d'un faisceau lumineux monochromatique à travers une épaisseur d (exprimée en cm) de substance, I_0 étant l'intensité du faisceau entrant, et I_t celle du faisceau transmis.

\epsilon = \frac{-\log \frac{I_t}{I_0}}{c \cdot d}
c est la concentration molaire de la solution traversée, exprimée en mol.L-1.
\epsilon = \frac{A} {c \cdot d}
A est l'absorbance de la solution traversée.


Quelques valeurs (en solution aqueuse) :

Composé \lambda (nm) \epsilon (L mol-1 cm-1)
Tartrazine 425 23000[3]
Bleu patenté V 630 98500[3]
Co(H2O)62+ 510 5[4]
CoCl42- 690 615[4]
paranitrophénol (pH =12) 400 20000[5]
I3- 415 4360[3]
MnO4- 525 2250[3]
MnO4- 520 2120[6]
Cu(H2O)62+ 810 12[7]
Cu(EDTA)2- 735 85[7]
Cu(H2O)2(en)22+ 545 64[7]
Cu(NH3)42+ 620 56[6]
Chlorophylle A 428 111000[8]
Br2 398 160[8]
I2 520 900[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « molar absorptivity », IUPAC, Compendium of Chemical Terminology (« Gold Book »), 2e éd. (1997). Version corrigée en ligne:  (2006-).
  2. (en) « absorption coefficient », IUPAC, Compendium of Chemical Terminology (« Gold Book »), 2e éd. (1997). Version corrigée en ligne:  (2006-).
  3. a, b, c et d Jacques Mesplède et Jérôme Randon, 100 manipulations de chimie générale et analytique, Bréal,‎ 2004 (ISBN 2-7495-0351-5)
  4. a et b (en) Lavabre, Micheau et Levy, « Comparison of Thermochromic Equilibria of Co(ll) and Ni(ll) Complexes », Journal of Chemical Education, vol. 65, no 3,‎ 1988, p. 274
  5. René Meyer et Colette Denier, « Spectroscopie pratique dans le domaine du visible et de l’ultraviolet », Bulletin de l'union des physiciens ( BUP), no 784,‎ 1996, p. 895
  6. a et b Danielle Cachau-Herreillat, Des expériences de la famille réd-ox : réussir, exploiter et commenter 55 manipulations de chimie, De Boeck,‎ 2006 (ISBN 2-8041-5213-8)
  7. a, b et c (en) Anthony T. Baker, « The Ligand Field Spectra of Copper(II) Complexes », Journal of Chemical Education, vol. 75, no 1,‎ 1998, p. 98
  8. a, b et c (en) Linda B. Light, Jay S. Huebner et Robert A. Vergenz, « How Does Light Absorption Intensity Depend on Molecular Size? », Journal of Chemical Education, vol. 71, no 2,‎ 1994, p. 105

Voir aussi[modifier | modifier le code]