Abraham Adrian Albert

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Abraham Adrian Albert (9 novembre 1905 à Chicago (Illinois) – 6 juin 1972 à Chicago) est un mathématicien américain. En 1939, il a reçu un prix Cole en algèbre pour son travail sur les matrices de Riemann[1]. Il est surtout connu pour le théorème de Albert-Brauer-Hasse-Noether, qui classifie les algèbres centrales simples sur un corps de nombres, et pour avoir développé la théorie des algèbres d'Albert (en)[2], qui sont des algèbres de Jordan exceptionnelles (en).

Biographie[modifier | modifier le code]

Les deux parents d'A. Adrian Albert étaient des émigrés russes[3]. Il obtint à l'université de Chicago un B.S. en 1926, un Master en 1927 et un Ph.D. – dirigé par Leonard Eugene Dickson[4] – en 1928. Il était marié depuis décembre 1927[3]. Il passa un an à Princeton puis, de 1929 à 1931, fut assistant à l'université Columbia, où il travailla sur les variétés abéliennes et leurs algèbres d'endomorphismes. Il retourna à Princeton lors de l'ouverture de lInstitute for Advanced Study en 1933-34 et y passa à nouveau un an en 1961-62, comme directeur d'une division de lInstitute for Defense Analyses (en).

De 1931 à 1972, il a travaillé à la faculté de mathématiques de l'université de Chicago, où il est devenu directeur du département de mathématiques en 1958 et doyen de la division des sciences physiques en 1961.

Il est surtout connu pour avoir initié le développement de la théorie des algèbres associatives et non associatives, bien que ce travail soit issu de ses recherches sur les algèbres d'endomorphismes de variétés abéliennes.

Il a aussi travaillé en mathématiques appliquées pour l'armée, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, accomplissant un travail révolutionnaire en cryptographie. La théorie qui s'est développée à partir de ce travail a porté ses fruits dans la technologie du téléphone portable (Étalement de spectre).

Après la guerre, il s'est fait l'avocat actif auprès du gouvernement pour la parité de la recherche en mathématiques avec les autres sciences exactes. Il a participé à des organes de décision à l'Office of Naval Research, au Conseil américain de la recherche et à la National Science Foundation, qui ont distribué des bourses de recherche en mathématiques, donnant à beaucoup de jeunes mathématiciens des débouchés professionnels auparavant indisponibles. Pour son succès à donner à la recherche mathématique un appui financier solide, il a acquis une réputation d'« homme d'État des mathématiques ». En 1968, il a été élu membre de l'Académie américaine des arts et des sciences.

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

  • Structure of Algebras, Colloquium publications 24, AMS, 2003 (ISBN 0-8218-1024-3)
  • Collected Mathematical Papers (éd. Richard E. Block, Nathan Jacobson, J. Marshall Osborn, David J. Saltman et Daniel Zelinsky), AMS, 1993
  1. Associative algebras and Riemann matrices (ISBN 978-0-8218-0005-8)
  2. Nonassociative algebras and miscellany (ISBN 978-0-8218-0007-2)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Nancy E. Albert, A3 and His Algebra: How a Boy from Chicago's West Side Became a Force in American Mathematics, Lincoln, NE, iUniverse,‎ 2005 (ISBN 978-0-595-32817-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. Albert a publié cinq articles sur ce sujet dans les volumes 35 et 36 (1934-35) des Annals of Mathematics, en particulier On the Construction of Riemann Matrices I DOI:10.2307/1968116 et II DOI:10.2307/1968578.
  2. (en) A. Adrian Albert, « On a Certain Algebra of Quantum Mechanics », Ann. Math., vol. 35, no 1,‎ 1934, p. 65-73 (DOI 10.2307/1968118)
  3. a et b (en) John J. O’Connor et Edmund F. Robertson, « Abraham Adrian Albert », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).
  4. (en) A. (Abraham) Adrian Albert sur le site du Mathematics Genealogy Project

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Abraham Adrian Albert » (voir la liste des auteurs)

Liens externes[modifier | modifier le code]