Abong-Mbang

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Abong-Mbang
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Est
Département Haut-Nyong
Démographie
Population 18 700 hab. (est. 2001)
Géographie
Coordonnées 3° 59′ N 13° 10′ E / 3.98, 13.173° 59′ Nord 13° 10′ Est / 3.98, 13.17  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Cameroun

Voir la carte administrative du Cameroun
City locator 14.svg
Abong-Mbang

Géolocalisation sur la carte : Cameroun

Voir la carte topographique du Cameroun
City locator 14.svg
Abong-Mbang

Abong-Mbang est une ville du Cameroun située dans la province de l'Est. En 2004, la population est estimée à 19 000 habitants. Abong-Mbang est située le long de la route nationale 10, route principale allant à Yaoundé à Bertoua, chef-lieu de la province de l'Est. Pour s'y rendre, il faut 3 à 4 heures de trajet à partir de Yaoundé et environ 2 heures à partir de Bertoua. Abong-Mbang est le chef-lieu du département du Haut-Nyong.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après les Maka et les pygmées Baka, cette région d'Abong-Mbang fut peuplée par les Maka-Njem venus du nord-ouest le long du fleuge Congo. Ils rencontrèrent les Baka (peuple de chasseurs-cueilleurs) et sollicitèrent leur aide pour s'installer. Ils appelèrent le lieu Bung-Ngwang (lieu de baignade dans le Nyong). Quand arrivèrent les Européens au XIXe siècle, ce nom fut retranscrit en Abong-Mbang, l'orthographe actuelle.

L'Allemagne fut la première puissance coloniale à occuper la région (colonie du Kamerun : 1884). La plupart des infrastructures de la ville datent de cette époque. Les Français prirent le relais en 1919 et commencèrent la culture du café avec l'aide des populations locales. Après l'indépendance du Cameroun français, Abong-Mbang devint un centre important de commerce de la province de l'Est. Grâce à sa situation au croisement de deux routes majeures (RN 10 Yaoundé—Bertoua et P 6 Abong-Mbang—Lomié), Abong-Mbang est un lieu de passage pour les grumes et la viande de brousse.

Le Haut-Nyong Centre comprend de grands villages : Atok, Mbama, Bagofit sur l'axe Ayos—Abong-Mbang. Sur l'axe Abong-Mbang—Lomié : Sokamalam, Mpem Zok, Ntimbé 1 et Ntimbé 2.

Géographie[modifier | modifier le code]

Abong-Mbang est divisée en 7 circonscriptions dont la principale est le Haut-Nyong centre, avec pour capitale la ville d’Abong-Mbang. Ce Haut-Nyong regroupe d’importantes communautés regroupées dans le Canton Bebend.

Abong-Mbang est située sur un terrain à peu près plat au pied de petites collines. La ville est sidtuée sur la rivière Nyong, et de nombreux rus traversent les alentours. La végétation des alentours d'Abong-Mbang est la forêt équatoriale.

Population[modifier | modifier le code]

Case Maka traditionnelle vers Abong-Mbang

Les Maka, une ethnie Bantou, sont le principal groupe ethnique d'Abong-Mbang. Ils parlent la langue Maka. Du fait de la position de la ville sur une grande route, d'importantes communautés Fulani, Fangs et Bamiléké s'y sont aussi installées. La ville est également le lieu de passage d'un petit nombre de missionnaires, d'ONG et de coopérants.

La plupart des habitants sont chrétiens, catholiques ou protestants. Il y a aussi quelques musulmans.

Politique[modifier | modifier le code]

C'est André-Marie Mbida, Premier ministre et Premier chef d'État du Cameroun autonome (12 mai 1957 - 16 février 1958) qui donne à la ville d'Abong-Mbang sa première voie politique car, à la veille de son limogeage par le Haut-Commissaire Ramadier, le 16 février 1958, il y avait créé le Parti des Démocrates Camerounais le 12 janvier 1958.

Abong-Mbang a connu d'illustres hommes politiques. La ville a été pendant longtemps acquise à l'UNC jusqu'à ce que, avec la création du RDPC en 1985 à Bamenda, tout bascule pour le parti au pouvoir.

C'est d'ailleurs à la suite de ce vent du Renouveau, dans les années 1980, que le Président Paul Biya y effectua son unique visite en tant que président.

Le RDPC, l'UNDP, l'UPC et le PDC se partagent la vie politique même si la majorité des suffrages revient au RDPC.

La vie politique se manifeste aussi lors des grands événements comme la Fête de l'Indépendance du 20 mai ou lors des grands événements socio-politiques.

Développement[modifier | modifier le code]

Volet agricole[modifier | modifier le code]

Les principales ressources économiques sont agricoles, d'une agriculture encore archaïque, qui essaie de se moderniser. Le cacao, le café, la banane plantain, l’arachide, le tabac, l’huile de palme constituent les principales ressources agricoles. Cependant, la filière agricole est en décrépitude.

Les premiers indices de la faillite de ces filières dans la province de l’Est ont d’ailleurs été présentés par le délégué provincial de l’agriculture et du développement rural.

« Le verger cacao est entré en hibernation. Une situation caractérisée par une chute radicale de la production depuis les années 1980, période pendant laquelle l’État a cessé ses subventions. Aujourd’hui, le verger cacao est envahi par les capsides, ce qui est à l’origine de très bas rendements situés entre 250 à 300 kg/ha. Cependant, malgré la fluctuation des prix, les superficies n’ont pas beaucoup varié et se situent autour de 40 000 ha contre 39 600 ha en 1994 ce qui veut dire qu’il y a très peu de création de nouvelles plantations. En ce qui concerne le café, la situation dans la province de l’Est est tout simplement dramatique. La chute du prix d’achat au producteur a été la principale cause du déclin de cette filière, mais aussi dans une moindre mesure, le vieillissement des plantations et des producteurs. En 1985, la superficie de ce verger était de 31 545 ha pour une production de 15 769 tonnes de café robusta. Dix ans après, en 1994, les dernières estimations donnent une superficie de 26 400 ha. En 2006, ce qui reste du verger café est estimé à 7 820 ha, soit une réduction du verger de plus de 18 000 ha en 12 ans. »

En ce qui concerne la filière tabac, la situation n’est guère reluisante. Selon le délégué provincial de l’agriculture de l’Est,

« La faillite de la société camerounaise de tabac en 1992 a engendré la fin de la production même si aujourd’hui on peut constater la présence de quelques opérateurs privés dans la filière, il faut surtout constater un manque de collaboration qui constitue un blocage à la relance véritable[…] »

de cette filière à l’Est.

Volet minier[modifier | modifier le code]

Le sous-sol regorge de nombreux minerais.[réf. souhaitée]

Volet routier[modifier | modifier le code]

Le lancement officiel des travaux de construction du lot n° 1 de la route Ayos—Bonis a été effectué le 29 juillet 2005 à Atok. Ce premier lot de 88 km sera réalisé en béton bitumeux avec une chaussée large de 7 m. et des accotements de 3 m. Les travaux d’un montant de 19,068 milliards sont financés respectivement par le Fonds koweïtien de développement (8,401 milliards), la banque arabe pour le développement de l’Afrique (9,8 milliards). L’État camerounais contribuera pour 900 millions de francs CFA. Quant au 2ème lot Abong—Bonis, long de 103 km, il coûtera 25 milliards provenant principalement de la Banque islamique de développement (6,3 milliards), du Fonds OPEP (6,3 milliards), du Fonds saoudien de développement (7 milliards) et de l’État camerounais (2,13 milliards). Ces travaux sont effectués par le groupe koweïtien Pantechniki basé dans le grand district d’Atok. Cette route devrait sortir la province de l’Est de l’obscurité et soutenir le développement et l’ouverture vers l’extérieur.

Fracture numérique[modifier | modifier le code]

Le Centre Chantal Biya a ouvert ses portes en partenariat avec I.A.I. Cameroun dans le domaine des TIC. Il est constitué d’un bloc administratif doté de trois bureaux, de deux salles machines de 15 ordinateurs chacune, d’une salle Internet de 10 ordinateurs et d’une salle VIP de 5 ordinateurs. La première promotion est baptisée Jean Baptiste Mabaya (tout premier certifié de la province de l’Est et premier ministre des Forces armées camerounaises) qui fut aussi l'un des pères fondateurs du PDC (Parti des Démocrates Camerounais) à Abong-Mbang le 12 février 1958 en compagnie de André-Marie Mbida.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :