Ablution

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Une ablution (latin ablutio, je me lave; lavage) est une purification rituelle de certaines parties du corps avant certains actes religieux. L'eau est un symbole de purification présent dans de nombreuses grandes religions[1] :

  • Dans le judaïsme, le Mikvé est un bain rituel utilisé pour l'ablution nécessaire aux rites de pureté.
  • Dans le christianisme, l'eau est utilisée pour le baptême, rite d'admission dans l'Église chrétienne (aspersion, immersion partielle ou totale) et par le prêtre au cours de la Messe.
  • Dans l'islam, l'eau est utilisée pour purifier le musulman au cours des ablutions qui précèdent les prières, ou salat, suivant les prescriptions du Coran.
  • Dans l'hindouisme, l'eau a des pouvoirs de purification.
  • Dans le shintoïsme, le misogi (?) est une purification par une chute d'eau ou un cours d'eau.

Les ablutions et la notion de pureté rituelle sont parmi les héritages du judaïsme et de l'islam alors que le christianisme les a pratiquement abandonnés.

Ablutions dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme, c'est une purification rituelle allant de l'immersion de tout le corps jusqu'à une simple aspersion d'eau sur les mains. La Torah prescrivait une immersion totale dans une source naturelle, une rivière, ou un bain rituel pour purifier les personnes ou les objets rendus impurs par contact avec diverses sources d'impureté comme le sang ou les cadavres.

Le bain au mikvé est exigé de la femme niddah pour que son mari puisse avoir des relations avec elle.

Le bain au mikvé est également exigé du nouveau converti (guer).

Ablutions dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lavement des pieds.

Le christianisme ne retient des ablutions que leur sens symbolique dans le rite du baptême et lors de la célébration eucharistique. Selon l’Église concernée ce rite consiste en une simple aspersion d’eau sur le front ou à une immersion complète dans un bassin. C’est un héritage du rite du baptême pratiqué par Jean-Baptiste et qui existait déjà dans certaines sectes juives de son époque.

Lors de la célébration eucharistique, précédent la consécration des deux espèces où le pain et le vin deviendront le corps et le sang du Christ, le prêtre procède au lavement des mains, rituel de purification. Ainsi lorsque le servant de messe verse délicatement sur les mains du prêtre l'eau, le prêtre récite un verset du psaume 51 : "Seigneur, purifie-moi de mon péché et lave-moi de mes fautes" et essuie l'eau avec un linge liturgique (manuterge). L'eau ayant servi aux ablutions du célébrant sera par la suite versée dans un récipient (piscine) prévu pour recevoir l'eau des ablutions ou dans la terre. Car cette eau ne peut être versée dans un endroit quelconque.

De même, au moment de l'offertoire, le prêtre mêle un peu d'eau au vin dans le calice. Ce rite a été rendu obligatoire par le concile de Trente.

Ablutions dans l'islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tahara (islam).
Un bassin dédié aux ablutions dans la mosquée Noor-e-Islam, en France (Saint-Denis, île de la Réunion).

L'islam distingue deux types d'ablutions : les grandes ablutions (ġhusl, غسل, bain rituel) et les petites ablutions (wuḍūʾ, وضوء, ablution). Ces ablutions visent à se mettre dans un état de pureté rituelle.

Les petites ablutions[modifier | modifier le code]

Le wudhû est un prérequis obligatoire avant l'accomplissement de la prière. Le wudhû doit être pratiqué obligatoirement pour un musulman avant la circumambulation, ou tawaf, autour de la Kaaba. La Sunna recommande également sa pratique avant de dormir, de lire le Coran, de procéder aux grandes ablutions, ou d'invoquer Allah.

Les grandes ablutions[modifier | modifier le code]

Le ghusl consiste en un bain rituel. Il est exigé pour les femmes après les menstrues ou les lochies. Il est aussi exigé aussi bien pour les hommes que pour les femmes après un rapport sexuel qu'il y ait eu éjaculation ou non. Il est aussi exigé après éjaculation due au désir (même suscité par l'imagination ou pendant le rêve). Il est recommandé de le faire pour la prière du vendredi, les prières de l'aïd ou bien avant de revêtir l'ihram.

Les ablutions sèches[modifier | modifier le code]

En l'absence de point d'eau ou lorsque le fidèle ne doit pas entrer en contact avec de l'eau pour des raisons médicales, celui-ci peut accomplir les ablutions sèches (tayammum) en ayant recours à une matière minérale.

Ablutions dans l'hindouisme[modifier | modifier le code]

Ablutions dans le shintoïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Misogi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]