Abizar

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Abizar

Abizar centre.
Abizar centre.

Administration
Pays Drapeau d'Algérie Algérie
Wilaya Tizi Ouzou
Commune Timizart
Statut village
Culture et démographie
Population
Géographie
Coordonnées 36° 49′ 22″ N 4° 12′ 48″ E / 36.8226966, 4.213228536° 49′ 22″ N 4° 12′ 48″ E / 36.8226966, 4.2132285
Voir la carte administrative
Abizar
Voir la carte topographique
Abizar

Abizar est un village de Kabylie de la commune de Timizart, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Algérie.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Localisation

Le village est limité à l'est par la montagne des Aït Djennad (900m) d'altitude, au nord par la commune d'Iflissen et à l'Ouest par Afir, village des Aït Ouaguenoun.

[modifier] Relief et hydrographie

[modifier] Lieux-dits, écarts et quartiers

Le village est divisé en plusieurs quartiers, dont Medmar : l'Aazib (Brahim), Azrou, Alma Ouvizar et Alma N’Ouhamouche.

[modifier] Toponymie

Si Amar U Said Boulifa explique, dans son livre "Le Djurdjura à travers l'histoire"[réf. nécessaire], que l’origine du nom attribué au village Abizar, passe par l’étude de la toponymie de la côte kabyle où un certain nombre de caps à l’abri desquels se trouvaient sans doute des pêcheries ou même de petites villes désignées par des termes phéniciens souvent complétés de mots berbères ; tels sont entre autres : Rusgunea, Rusucurus, Ruspicir, Rusiuz, etc.

À part Rusgunea (nom conservé jusqu’à nos jours[Quand ?] sous la forme de Rachegoun = « agouni » en berbère), nom ancien du cap Matifou, qui est plus à l’ouest et presque en dehors de la chaîne du Djurdjura, on[Qui ?] sait d’une façon certaine que les autres termes désignaient tous des pointes, des caps ou des centres situés sur le littoral kabyle.

Les études[Lesquelles ?] linguistiques et épigraphiques montrent l'influence des Phéniciens en Kabylie : aq’arou = q’ar = car, tête en berbère, correspond exactement au sens du mot phénicien rus = ras en arabe et à celui du mot latin caput.

En berbère, aq’arou, mis au génitif, devient ouq’arou = ucuru ; d’où Rus ucuru = Cap d’Ucuru, signifiant exactement : tête de la tête, cap du cap[1]. Quant à Rus-Upicir et Rus-Uzus, les déterminatifs Upicir et Uzus = Apicir et Azous qui devaient être les noms propres de personnages, probablement des noms de chefs de tribus, sont des termes conservés, jusqu’à nos jours, sous les formes de Abizar et Iazouzen, pour désigner le premier village important des Aït Djennad et l’autre le nom actuel d’un des douars situé sur la côte, non loin du village d’Azeffoun.

Ainsi, le nom antique Abizar, autrefois employé pour désigner la cité sur les ruines de laquelle se trouve actuellement le village kabyle de Thaqsebth des Iflissen, s’est conservé jusqu’à nos jours[Quand ?] chez les Aït Djennad.

[modifier] Histoire

[modifier] Résistance contre les Turcs

En 1825, Yahia Agha[Qui ?], à la tête de 600 janissaires équipés de canons et de nombreux goums recrutés chez les Iflissen lebhar décident d'attaquer les Aït Ouaguenoun et les Aït Djennad qui lui avaient refusé le bois de Tamgout. Après avoir obtenu à Sikh-Ou-Medour la capitulation des Aït Ouaguenoun, Yahia Agha décide d'attaquer Abizar[2],[3].

Devant la résistance des habitants d'Abizar et la géographie particulièrement difficile, Yahia Agha décida d'utiliser l'artillerie et bombarda le village d'Abizar. Malgré leur surprise et leur effroi à la découverte de cette arme qu'ils ne connaissent pas les habitants d'Abizar ne céderont pas.

Parallèlement, une colonne dirigée par Ben-Kanoun devait prendre à revers le village d'Abizar, mais cette colonne sera anéantie par les hommes du village. Vaincu, et ne voulant pas subir de plus lourdes pertes, Yahia Agha dut se résoudre à abandonner et repartit à Alger.

[modifier] Population

En 2000, la population était estimée à un peu plus de 18 000 habitants répartis sur plus de 10 000 hectares[réf. nécessaire].

C'est le plus grand village (Taddart) de la tribu (Âarc ou Âarchs) des Aït Adas. Il intègre par conséquent la confédération (taqbilt) des Aït Djennad.

[modifier] Patrimoine

[modifier] Archéologie

Abizar est célèbre par sa stèle appelée Amnay n Ubizar (le cavalier d'Abizar). Une pierre d'un mètre de diamètre environ, représentant un cavalier armé d'un bouclier, d'un javelot (parfois deux) et un objet dans la main gauche et portant une barbe pointue. La stèle est libyque (berbère). Elle est retrouvée dans ce village de Kabylie en 1858, par le baron Aucapitaine[Quoi ?], sous lieutenant au 36e régiment d'infanterie, on[Qui ?] l'a baptisa du nom du village. La stèle est la première d'une longue série (une dizaine) retrouvée dans le bassin de Sebaou. La légende dit que le capitaine Abizar, 2000 av. J.-C., fait quatre stèles identiques pour délimiter son territoire. Avec l'occupation française, on n'en découvrit que deux[4].

C'est en Août 1861 qu'Aimable Pélissier, duc de Malakoff, et à ce moment gouverneur général d'Algérie, qui les fit transporter à Alger, au musée national des antiquités et des arts islamiques, où elles sont toujours en exposition.

[modifier] Notes et références

  1. Capitaine Carette, Etudes sur la Kabylie proprement dite. Tome II, page 19
  2. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale, Page 515 version de l'essai en ligne
  3. Louis Adrien Berbrugger Les époques militaires de la Grande Kabylie, page 132 et suivantes
  4. Louis Adrien Berbrugger, Revaf n°31 6e année tome 6. janvier 1862

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Capitaine Carette, Exploration scientifique de l'Algérie pendant les années 1840, 1841, 1842, Paris, Gouvernement de Louis-Philippe, de la Seconde République puis du Second Empire et avec le concours d'une commission académique, Imprimerie royale, nationale, puis impériale, coll. « Sciences historiques et géographiques Tome IV et V », 1848 
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