Abelardo Espejo Tramblin

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Abelardo Espejo Tramblin, dit Abelardo, né en 1947 à Jaen, en Espagne, est un sculpteur espagnol, basé entre l’Espagne et la France. Sa notoriété s'est construite, notamment, grâce à ses sculptures monumentales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abelardo Espejo Tramblin naît en 1947 à Jaen, en Espagne. Il poursuit des études d'ingénieur, puis s'initie à la sculpture. En 1978, son œuvre Abstraction est sélectionnée au Concours National de Sculpture de Guadalajara. À partir de là, il se consacre pleinement à la sculpture. Au cours de cette première période, son œuvre est figurative.

En 1980, il réalise sa première exposition individuelle à Torremolinos,Malaga.Enrico Pecci, industriel et collectionneur italien, lui achète sa première sculpture

En 1982, Abelardo conçoit et dirige le 1er Concours International de Sculpture de Jaca, où il rencontre Pablo Serrano et Raul Chavarri, avec lesquels il se lie d’amitié. Il poursuit la série de ses expositions individuelles et obtient plusieurs prix et distinctions : prix Hidalgo de Cabiedes avec son œuvre Jarabacoa, prix Jacinto Higueras avec El Decenso del Aguila, médaille de la Ville de Calahorra. Il est en outre l’invité d’honneur du Salon des Arts Plastiques de la ville de Calahorra, Rioja.

La même année, il se lie d'amitié avec Caneja et Martin Chirino. Leur œuvre le marque notablement. Il tient une exposition intitulée Figuracion 82 à la Galerie Kreisler de Madrid et à Almuñecar, Grenade. Il participe à l’exposition itinérante pour toute l'Andalousie organisée par la Junta de Andalucia : Encuentro de Artistas Plasticos Andaluces. Il expose au Palacio de Bibataubin à Grenade et obtient la médaille de la Ville de Huesca.

En 1983, il lance la seconde édition du Concours International de Sculpture de Jaca et expose à Saragosse. L'année suivante, il expose à Cordoue et effectue un deuxième voyage à Paris où il découvre l’art des Cyclades au cours d’une exposition et L’art africain traditionnel au Musée de l'Homme.

Abelardo revient à Paris en 1985 et 1986, et réalise en parallèle une série de sculptures monumentales en bois et en marbre. Inspiré par l'Afrique et l'art africain, il réalise ses premières sculptures en fer.

De 1987 à 1988, il voyage en Europe entre Paris, Londres, Vienne, Salzbourg et Klagenfurt, villes où il présentera ensuite des expositions. Certaines de ses œuvres sont présentées au Museo Zabaleta, au palais de la Madraza de Grenade. Les années suivantes, il se lance dans un projet de sculptures pour l’autoroute de Grenade.

1992 est l'année de l'Exposition Universelle de Séville. Il y expose deux œuvres de 2,60 mètres de hauteur, en fer peint, placées entre les pavillons de Pologne et de Bulgarie, à l’intérieur de l’enceinte de l’exposition. Deux de ses sculptures de grandes dimensions (3 mètres de hauteur) sont installées devant le pavillon de l'entreprise Rank Xerox, toutes deux sur miroirs d’eau, pendant toute la durée de l’exposition. Dans ce même pavillon, il installe en outre une exposition individuelle présentant des œuvres allant jusqu’à cinq mètres de hauteur.

Il est par la suite désigné par la Commission européenne pour réaliser la sculpture La Nouvelle Europe, placée dans l’avenue Europa de l’île de la Cartuja. Après l’exposition Universelle de Séville, cette œuvre est transportée dans la cour centrale du bâtiment de la Commission européenne du Parlement européen de Bruxelles.

En 1993, Abelardo est d'abord sélectionné au concours Mariano Beniure du Centre Comte Duc de Madrid, où il expose. Ensuite, sa sculpture Liberté[1] est choisie par l’UNESCO comme symbole de la Rencontre Internationale "La Paix, le jour d’après", qui est remise à Yasser Arafat, Shimon Peres, Javier Solana, Federico Mayor Zaragoza, Manuel ChavesPresidente de la Junta de Andalucia et Jésus Quero (Maire de Grenade). Une reproduction réduite de cette sculpture, de 13 cm de hauteur, est également remise à tous les intellectuels participant à la rencontre. La société d’État espagnole Expo 92 achète l’œuvre Mascara, de 2,60 mètres de hauteur, en fer peint, pour le musée de souvenirs de l’Expo 92.

De 1994 à 1996, Abelardo travaille à des projets de grandes dimensions pour les routes et l'architecture urbaine pour différentes provinces d’Espagne (Almeria, Grenade, Séville etc.). Il réalise un projet pour la place de la Tolérance à Amman, en Jordanie, et un ensemble de sculptures pour la ville d'Almeria. En 1996, Il prépare un projet pour l’Exposition Universelle de 1998, à Lisbonne, réalise deux sculptures mesurant respectivement 11 et 3,5 mètres (Vers le Ciel), toutes deux en acier oxydé à destination de la ville de Grenade. Il expose ensuite à Sana’a au Yémen et rencontre Aiap. Il participe à une exposition collective présentée à l'occasion d'un vol sur la ligne Sana’a-Paris, avec Karim Benanni, Himat et Ahmed Dari.

En 1997, Abelardo expose ses œuvres des années 1986-1996 appartenant à l’étape Hommage à l’Afrique dans les locaux de la Maison Torrente, sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Il participe à l’exposition collective Pour regarder le siècle en face - Hommage à Aimé Césaire, qui se tient au siège de l’UNESCO à Paris, avec Wilfredo Lam, Sebastião Salgado, Botha, Ben Yahia, Matieu, etc. Il s’agit d’une exposition itinérante qui parcourt ensuite plusieurs villes de France avant d'être présentée dans d’autres pays.

À partir de 1999, Abelardo participe à plusieurs expositions collectives ou personnelles en France et dans le monde : Itinéraires 99 à la Mairie de Levallois-Perret, en 2003, Les origines de l’Homme : de l’Afrique à Atapuerca à l'Institut Cervantes de Paris sous le haut patronage de l’Union Latine et de la Junta de Castilla-Leon, la Foire internationale d'art contemporainFIAC en 2007 avec la Galerie Denise René et, après un voyage au Koweit en octobre, Art-Paris à Abou Dabi, en novembre 2008.

Il participe à la foire d'art contemporain De arte à Madrid en février 2009, puis, en octobre de la même année, à une exposition conjointe avec Federico Mayor Zaragoza (sculptures et poèmes), intitulée Hommage à l'eau, à la galerie « Comtesse de Caen » de l'Académie des beaux-arts de l'Institut de France (Paris), suivie en décembre d'une exposition à la Gliptoteka de Zagreb, en Croatie. En 2010 il participe à une exposition collective à la Galerie Galerie Giana Sistu. En 2011, la Galerie BS ART propose une exposition appelée "Mes Hommages,sculptures" présentant différentes étapes du parcours de l'artiste. Cette exposition a lieu à Paris dans le 7e arrondissement. Il prépare plusieurs projets pour le Koweït, la Chine et Oman ainsi qu'une exposition à La Haye. Pour 2012, il prépare une exposition à Porto (Portugal) pour la Fundaçao Serralves et Studio Pulchri à La Haye. De novembre 2011 à février 2012 Abelardo Espejo Tramblin présente une quarantaine de sculptures de différentes périodes (des sculptures abstraites aux lignes pures de l'"Hommage à l'eau" aux masques africains de l'"Hommage à l'Afrique"...). Cette exposition se déroule dans les grands salons du Bureau culturel saoudien à paris, elle est organisée par le bureau culturel saoudien en partenariat avec la galerie BS ART (www.galerie-bsart.com).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Liberté - Symbole de la Rencontre Internationale « La Paix, le jour d'après » Granada pour l'UNESCO 1993.
  • Deux lunes, œuvre de 12 mètres de hauteur en acier inoxydable, réalisée pour l'autoroute de la Méditerranée, Almeria, Espagne, en janvier 2000.
  • "Hommage à la Radio“ sculpture en bronze de 3 m de hauteur réalisée en hommage à Luis del Olmo, à Carracedelo, Leon, 2002
  • Obélisque, œuvre de 20 mètres de hauteur en acier oxidé, Motril (Grenade) réalisée en décembre 2007.
  • Pont des Cultures[2] - Pour l'autoroute de Saragosse, œuvre réalisée sous le haut patronage de l’UNESCO en 2008.
  • Colonnes d'eau, œuvre de 18 mètres de hauteur en acier inox, réalisée et installée sur l'autoroute Granada-Motril, en octobre 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Fiche de l'œuvre sur le Site de l'UNESCO, unesco.org.
  2. (es) Fiche de la sculpture sur avparquegoya.es.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Los origenes del hombre : de Africa a Atapuerca, exposicion en el Instituto Cervantes de Paris, 2004, con el Patrocinio de la Junta de Castilla- Leon y de la Union Latina.
  • Abelardo, Hommage à l'Afrique, catalogue de l'exposition à la maison Torrente, Paris, 1997
  • (es) Historia del Arte en Andalucia, 1994
  • (es) Abelardo : una nueva escultura, Éditions Artiguias, Espagne, octobre 1986
  • Espejo Tramblin Abelardo, Abelardo, Espagne, 1997 (ISBN 978-84-605-6329-7)
  • (es) El Centro Artistico Literario y Cientifico de Granada, Ed. Caja General de Ahorros y Monte de Piedad de Granada, Espagne (ISBN 978-84-7580-615-0)
  • (es) De arte, Catalogo de la exposicion De Arte contemporaneo, Madrid, 12-16 février 2009.
  • (es) Cultura andaluza : geografía, historia, arte, literatura, música y cultura, par Francisco Alejo Fernández et al., 2003 (ISBN 978-84-665-2913-6)
  • (fr) Hommage à l'eau : poèmes de Federico Mayor, sculptures d'Abelardo Espejo, catalogue d'exposition, Académie des beaux-arts de l'Institut de France, octobre 2009

Parution journal Al Hayat Newspaper concernant l'exposition de l'artiste Abelardo au bureau culturel saoudien en France : http://international.daralhayat.com/internationalarticle/351719 Traduction du poème Hommage à l'eau : http://international.daralhayat.com/internationalarticle/351715

Liens externes[modifier | modifier le code]