Abel Grimmer

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Abel Grimmer, le mois de mai (1592)

Abel Grimmer (né à Anvers en 1570 et mort à Anvers en 1619) est un peintre baroque flamand. Sa notoriété est proche de celle de son contemporain Jan Breughel dit de velours (1568-1625) (Selon TV Tours, Aymeric Rouillac 21-03-2012) pourtant plus intégré, par ses natures mortes ou son maniérisme, à une époque ultérieure. Abel Grimmer serait plus proche de Pieter Breughel le Jeune (1564-1638), ou même de Pieter Brueghel l’Ancien (1525-1569) et de toute cette tradition nordique passionnée de la représentation de la vie quotidienne, regardée avec un humour distancié et profondément ancré dans la vie. On le classe parmi les baroques, (il est en effet de cette époque), parler d’une tradition d’origine plus lointaine paraitrait préférable.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a appris à peindre avec son père, Jacob Grimmer. La plupart de ses œuvres sont des paysages et des bâtiments. Abel Grimmer (ou ses clients) tiennent à se représenter ou à célébrer le cycle de la vie. Au travers de la répétition annuelle du cycle des saisons, sont retenus des moments l’année (mois ou saisons) qui encadrent les activités des hommes : diverses activités du temps des semailles, des moissons, des vendanges, tout cela sur fond de paysages majestueux.

Une série de 12 tableaux, représentant les douze mois, est visible dans la Chapelle Notre-Dame de Montfaucon-en-Velay (Haute Loire).Elle présente un magnifique ensemble cohérent assez unique, puisqu’il comporte un ensemble de 12 œuvres liées d'un ensemble homogène. Cet ensemble est considérable puisque la collection connue de cet auteur comporte une centaine d’œuvres (Selon TV Tours, Aymeric Rouillac 21-03-2012).Ici chacun des douze tableaux représente un des mois de l’année, avec une double référence, l’une à la vie de Jésus, l’autre à la vie profane rurale flamande du temps, les épisodes évangéliques étant dûment cités, la peinture est datée 1592. On notera que le fond de paysages et d’architectures sont parfois très imaginaires : on ne trouve guère en effet du côté d’Anvers de montagnes ni de pitons rocheux couronnés de châteaux ou autres constructions, tels qu’on les voit sur certains tableaux.

La qualité de l’exposition est d’une sobriété et d’une lisibilité très exceptionnelle. Il est agréable de ne pas se trouver enfermé comme parfois dans une sacristie, mais de pouvoir la vivre un espace naturel. Les tableaux sont à la bonne hauteur ce qui est rare dans les églises, on s’est contenté pour tout texte des citations évangéliques auxquels se réfèrent explicitement les tableaux qui notent les N° des chapitres concernés. Dans la nef réservée à l’exposition, aucune surcharge d’autres objets religieux.

Le site internet de la mairie donne l’historique de la transmission quelque peu agitée de l’œuvre. Heures d’ouvertures 9 – 17,30 hors saison, et 8 -18 heures du 1er avril au 31 octobre.

Des cartes postales permettent d’approcher autrement les détails de ces tableaux où l’auteur a souvent glissé une note d’humour ou une attention qui dénote sa méditation très personnelle, rehaussé au besoin par les couleurs d’un vêtement ou des attitudes. Les espaces paysagers sont parfois d’une extrême profondeur et d’une extrême lumière.

L’extrême attention aux caractéristiques d’une saison ou des mois de l’année, pour ne pas perdre une miette d’un creuset de vie, me semble particulièrement émouvante à une époque où la vie, est moins « facile » qu’aujourd’hui. La même attention au temps ou aux saisons se retrouve en d’autres lieux et en d’autres styles, telle la vierge au buisson de rose de Colmar, par exemple, (Martin Schongauer 1440-1491).


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