Abel Aubert du Petit-Thouars

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Abel Aubert du Petit-Thouars
Abel Aubert du Petit-Thouars vers 1864.
Abel Aubert du Petit-Thouars vers 1864.

Surnom Dupetit-Thouars
Naissance
au château de la Fessardière à Turquant
Décès (à 70 ans)
à Paris 8e
Origine Français
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Pavillon LouisXIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau français Empire français
Arme Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la marine française Marine nationale française
Grade Vice-amiral
Années de service 1804 – 1858
Conflits Conquête de l'Algérie
Commandement Commandant de la station navale du Pacifique
Commandant des forces navales d'Océanie
Autres fonctions Membre de l'Académie des sciences
Député du Maine-et-Loire

Abel Aubert du Petit-Thouars, dit Dupetit-Thouars, né le au château de la Fessardière à Turquant dans le Maine-et-Loire, et mort le dans le 8e arrondissement de Paris, est un navigateur, explorateur et officier de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Abel Aubert du Petit-Thouars descend d'une famille de la noblesse poitevine dont l'origine remonte à 1390. Plusieurs membres de la famille Aubert du Petit-Thouars se distingueront dans la marine. Capitaine de vaisseau, son neveu, Aristide Aubert du Petit-Thouars, surnommé « héros d'Aboukir » mourra héroïquement à la bataille d'Aboukir en 1798. Le frère de ce dernier, Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars, sera un botaniste célèbre pour ses études sur les orchidées.

Il entre dans la marine impériale en 1804. Embarqué comme mousse sur La Flèche à l'âge de 10 ans, il étudie ensuite au lycée d'Orléans. Engagé définitivement dans la marine à 15 ans, il devient en 1827 capitaine de frégate, commandant La Provence.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sous la Restauration, il participe à diverses missions hydrographiques le long des côtes de Terre-Neuve, de France et d'Algérie. Son rapport du 20 septembre 1827, reprenant les propositions du chef de bataillon Boutin en 1808, contribue à faire adopter par le gouvernement de Charles X, malgré les réticences des amiraux, le plan d'une opération combinée terrestre et navale contre Alger avec débarquement dans la baie de Sidi-Ferruch, expédition à laquelle il participe en 1830.

Mais son champ d'activité principal se situe dans l'océan Pacifique, où la Restauration et la monarchie de Juillet, renouant avec la tradition des grands voyages maritimes du XVIIIe siècle, envoient plusieurs missions de caractère scientifique et commercial. Il est capitaine de vaisseau en 1836 et fait le tour du monde sur la frégate la Vénus jusqu'en 1839, voyage auquel participe Urbain Dortet de Tessan, ingénieur hydrographe.

De retour en France, il conseille au gouvernement l'annexion des îles Marquises, en partie afin de l'utiliser comme lieu de déportation, proposition agréée par François Guizot qui le nomme au commandement de la station navale du Pacifique. Il est promu contre-amiral en 1841, commandant des forces navales d'Océanie.

Dupetit-Thouars prenant possession de Tahiti le 9 septembre 1842.

Conformément aux instructions reçues, il occupe l'archipel des Marquises en 1841 ; puis, de son propre chef en suivant les conseils de Jacques-Antoine Moerenhout[1], consul français et bon connaisseur de la Polynésie, il fait signer un traité de protectorat à la reine Pomare IV de Tahiti en 1842. Il se heurte aux intrigues du consul et missionnaire anglais George Pritchard qui fomente des troubles contre les Français. En 1843, il prend possession des îles de la Société.

Du Petit-Thouars annexe Tahiti, puis expulse Pritchard (1844). Cette initiative déclenche une grave tension diplomatique entre la France et le Royaume-Uni, tandis que l'opinion publique française se divise entre les partisans d'une politique de fermeté à l'égard de l'Angleterre, de loin les plus nombreux, et ceux du maintien de l'Entente cordiale. Finalement, Guizot indemnise Pritchard et rappelle l'amiral, mais conserve Tahiti. Du Petit-Thouars achève sa carrière en métropole et prend sa retraite en 1858.

Il est élu membre libre de l'Académie des sciences le 6 août 1845. Il devient vice-amiral en 1846, puis député du Maine-et-Loire en 1848.

N'ayant pas d'enfant, Du Petit-Thouars avait adopté le fils de sa sœur, Abel Bergasse Dupetit-Thouars, qui servira lui-aussi dans la Marine et parviendra au grade de vice-amiral.

Publication[modifier | modifier le code]

  • Voyage autour du monde sur la frégate La Vénus pendant les années 1836-1839 (10 volumes, 1840-1864)
  • Dupetit-Thouars, sur les traces du contre-amiral Abel Dupetit-Thouars, les îles Marquises par Christiane Prigent, Riveneuve Éditions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. de La Faye, Une Famille de marins. Les Du Petit-Thouars, Bloud et Barral, Paris, 1893, [lire en ligne]
  • Hubert Granier, Histoire des marins français 1815-1870 : La marche vers la République, Nantes, Marines Éditions, 2002. (ISBN 2-909675-72-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]