Abdul Qadeer Khan
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Abdul Qadeer Khan est un scientifique pakistanais, né en 1935 à Bhopal (Inde), plus connu comme l'inventeur de la bombe atomique au Pakistan et surnommé « Dr. A.Q. ».
Issu des classes moyennes indiennes, Abdul Qadeer Khan devient ingénieur à l'université de Karachi avant d'obtenir le diplôme de doctorat de l'université catholique de Louvain (Belgique).
Il a reconnu, en janvier 2004, avoir participé à un trafic d'armes nucléaires à destination de la Corée du Nord, de la Libye et de l'Iran contribuant à la prolifération nucléaire depuis les années 1980.
Le réseau Khan, selon un rapport de juin 2008 de l'ancien inspecteur de l'AIEA et chercheur à l'ISIS David Albright[1], aurait notamment vendu des plans d'armes nucléaire compactes parfaitement adaptées au vecteurs balistiques développés par des pays tels que l'Iran[2].
Le docteur Khan est propriétaire d'un hôtel à Tombouctou, le Hendrina Khan hôtel, du nom de l'épouse néerlandaise du docteur. Cet hôtel serait l'une des dizaines d'entreprises commerciales du scientifique nucléaire. Ces dernières seraient actuellement à l'étude par les services de renseignement pakistanais afin de vérifier les allégations de l'Agence International de l'Energie Atomique (AIEA) selon lesquelles les scientifiques du pays auraient collaboré avec le marché noir de la technologie nucléaire.
le Dr Khan pour construire son hôtel à Tombouctou, aurait utilisé un avion de transport C-130 de la Pakistan Air Force au début des années 2000 pour transporter des meubles en bois sculpté. L'avion a atterri à l'aéroport de Tripoli en Libye et la cargaison a ensuite été emmené à Tombouctou par la route car il n'a pas pu atterrir au Mali. Dr Khan a lui-même accompagné le mobilier d'Islamabad[3].
Notoriété et motivations [modifier]
Considérée par certains comme le père de la bombe atomique islamique, celle-ci a très largement contribué à la grande popularité de Abdul Qadeer Khan dans son pays. Malgré ses aveux, il est officiellement pardonné par le président Pervez Musharraf le 5 février 2004. Ce dernier étant un allié des États-Unis, il est admis que le pardon public reste la meilleure solution pour ne pas déstabiliser le régime pakistanais.
D'après Moisés Naím[4], même si ces actions comportent assurément un caractère idéologique ou politique, les motivations de Abdul Qadeer Khan restent essentiellement financières[5]. En témoignent, selon lui, les manœuvres commerciales, la présence de la Corée du Nord dans les échanges ainsi que son patrimoine immobilier.
Responsable du programme nucléaire pakistanais, il dirige le Khan Research Laboratories (KRL) jusqu'en 2001, date à laquelle il est contraint de démissionner.
Notes et références [modifier]
- Texte du rapport de l'ISIS (en anglais)
- Le Monde, édition du 19 juin 2008, Le réseau du Pakistanais A. Q. Khan aurait vendu des plans d'arme nucléaire compacte
- http://timesofindia.indiatimes.com/world/pakistan/Khan-built-hotel-in-Timbuktu/articleshow/468409.cms
- (en) Au sujet de Moisés Naim
- D'après Le Livre noir de l'économie mondiale - p. 61