Abdul Karim Qasim
| Abdul Karim Qasim | |
| Fonctions | |
|---|---|
| 47e Premier ministre irakien | |
| 14 juillet 1958 – 8 février 1963 (4 ans, 6 mois et 24 jours) |
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| Président | Najib el-Rubai |
| Prédécesseur | Mukhtar Baban |
| Successeur | Ahmad Hasan al-Bakr |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Abdul Karim Qasim |
| Date de naissance | 1914 |
| Lieu de naissance | Bagdad (Irak) |
| Date de décès | 9 février 1963 (à 48 ans) |
| Lieu de décès | Bagdad (Irak) |
| Nationalité | irakienne |
| Parti politique | Sans étiquette |
| Religion | Islam sunnite |
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| Premiers ministres irakiens | |
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Abdul Karim Qasim, (en arabe : عبد الكريم قاسم ) aussi appelé général Kasem, né en 1914 à Bagdad, mort le 9 février 1963, fut Premier ministre de l'Irak dans les années 1950.
Sommaire |
Début de carrière [modifier]
Après avoir été diplômé de l'École militaire de Bagdad, il devient en 1955, officier supérieur et en 1957, une des figures marxistes de l'armée qui s'oppose à la monarchie irakienne.
Coup d'État [modifier]
Le 14 juillet 1958, profitant d'exercices militaires, il s'empare du pouvoir avec ses partenaires communistes pour mettre fin au pouvoir royal. Au cours de ces événements, le roi Fayçal II, des membres de la famille royale et leurs fidèles dont le Premier ministre Nouri Saïd trouveront la mort.
Premier ministre de la République [modifier]
De juillet 1958 à février 1963, il occupe le poste de Premier ministre et de ministre de la Défense, tandis que le colonel Abdel Salam Aref est vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur. Ils deviennent la plus haute autorité de l'Irak ayant à la fois le pouvoir exécutif et législatif. Muhammad Najib ar-Ruba'i est devenu président de la souveraineté du Conseil (chef de l'Etat), mais son pouvoir reste très limitée.
Il met rapidement fin au pacte de Bagdad pour se rapprocher de l'Union soviétique.
Il fut la victime d'un attentat manqué à la mitraillette par deux jeunes révolutionnaires anonymes devenus célèbres : le dictateur déchu Saddam Hussein et le milliardaire anglo-irakien Nadhmi Auchi. La fuite à cheval, ou à la nage, en Syrie de Saddam Hussein à la suite de cet attentat est un des éléments de la mythologie du dictateur. Dans les années 1980, un film d'État irakien The long days a retracé cet épisode. La voiture criblée de balle est exposée dans un palais de Saddam Hussein. Nadhmi Auchi a été jugé en compagnie de Saddam Hussein pour son implication dans cette tentative d'assassinat. Il a reconnu avoir hébergé les armes de cet attentat, mais a nié toute implication directe dans les tirs.
Le général Qasim est executé le 9 février 1963, 9 jours après un nouveau coup d'État fomenté par le maréchal Abdel Salam Aref, qui devient président par la suite[1]. Le parti Baas prend le pouvoir pour la première fois, interdit le Parti communiste irakien, pourchasse et emprisonne ses membres et sympathisants.
Références [modifier]
- Abd al-Karim Kassem, Larousse