Abdoulaye Soumaré (militaire malien)

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Retour à Bamako soumaré 1964.jpg
soumaré et l'Empereur Hailé Selaissé
le fondateur du Mali Modibo Keita et son chef d'Etat major le général Soumaré
Soumaré ordonnance du ministre Marius Moutet en visite à Dinan en 1947
La famille Soumaré et le Président ATT (Touré) en 2011.JPG

Abdoulaye Soumaré, né le [1] à Saint-Louis (Sénégal). Son grand père est originaire du village de Ségéla dans la région de Kayes dans l’actuel Mali[2]. Son pére, Babacar Soumaré, est né á Saint-Louis. Sa mère Diaw Ndiaye, descendente du Burba Jolof, est née aussi á Saint-Louis. Après une carrière de 59 ans, Abdoulaye Soumaré est décédé le 2 octobre 1964 á Paris.

Après des études secondaires au Lycée Faidherbe de Saint Louis, il alla en France où il  obtint son Baccalauréat et entra à l’école militaire Saint-Mecsin de Fréjus d’où il sortit Sous-Lieutenant de l’armée Française et fut affecté á Markala au Soudan français.

Après de nombreuses compagnes militaires, il fut affecté á Dakar, Sénégal comme attaché militaire du Haut-Commissaire de l’Afrique Occidental Française (AOF).  Avant les mouvements d’Independence en Afrique, Abdoulaye Soumaré été Colonel Français et Secrétaire Général des Anciens Combattants de l’AOF et du Togo.

À la création de la Fédération du Mali, il est nommé chef d’État major général de la défense nationale. Le , alors que la Fédération du Mali explose en deux États distincts, le Soudan et le Sénégal, il est arrêté et emprisonné par les Sénégalais pour trahison qui l’extradent en France[3].

Modibo Keïta, premier président de la république du Mali demande à la France qu’Abdoulaye Soumaré puisse servir l’armée du Mali. Affecté comme coopérant militaire de la France auprès du gouvernement du Mali le , il est nommé le 28 décembre chef d’État-major général des armées du Mali, au grade de général de brigade. Il s’emploie alors à constituer une armée constituée uniquement de Maliens, faisant appel notamment aux soldats encore en poste en Algérie[3].

Lors de son arrestation par les autorités sénégalaises, on lui demanda : « Soumaré tu es Sénégalais ou Soudanais ? » Il répondit : « Je suis soldat et Africain ! »

Abdoulaye Soumaré meurt le à Paris.

Le , le président de la république Amadou Toumani Touré a inauguré un monument à Bamako dédié au général Abdoulaye Soumaré[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ou le selon Hawa Séméga
  2. a et b Soumaïla Guindo, « Le premier chef d'État-major, le Général Abdoulaye Soumaré, immortalisé », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Hawa Séméga, « 50 ans de l'Armée: Le Général Soumaré 1er chef d'État Major des Armées », journaldumali.com,‎ (lire en ligne)

4 photo archives familiales soumaré et l'empereur Hailé Selaissé, avec le ministre Pleven à Dinan avec Modibo Keita, retour du corps à Bamako 1963-64