Abdelkarim Serhani

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Abdelkarim Serhani

Surnom Le Faux Prince (arabe ou saoudien)
Naissance 15 avril 1983
Tourcoing (département du Nord, région Nord-Pas-de-Calais, France)
Nationalité Drapeau de France France
Pays de résidence Drapeau de Belgique Belgique
Profession Comedien
Activité principale Imposteur

Abdelkarim Serhani, dit Le Faux Prince (arabe ou saoudien), est un imposteur français célèbre en Belgique et aussi en Australie. Né le 15 avril 1983 à Tourcoing (département du Nord, région Nord-Pas-de-Calais, France), il est principalement connu pour s’être fait passer pendant plusieurs mois pour un prince arabe afin de pouvoir loger dans les plus grands palaces, faire la fête dans les boîtes de nuit les plus huppées, rouler dans des voitures de luxe et ce sans débourser le moindre centime[1],[2],[3]. Il s’est créé ce personnage afin de venger les personnes victimes du « délit de sale gueule » à l’entrée des boîtes de nuit. Il a également à son actif plus de trente autres impostures qui, elles, n’ont pas été autant médiatisées mais qui poursuivaient le même but.

Sommaire

Impostures [modifier]

La naissance du personnage [modifier]

En décembre 2008, alors qu’il poursuit des études d’infirmier à Bruxelles, il imagine une imposture afin de venger toutes les victimes du « délit de sale gueule » à l’entrée des discothèques et des hôtels de luxe [4]. Pour cela il contacte Ferrari en se faisant passer pour un représentant d’un prince du golfe Persique qui souhaiterait avoir une voiture de la marque à disposition. Le lendemain il arrive en limousine avec chauffeur chez le concessionnaire, et parvient à lui faire croire qu’il est un prince puis quitte la concession avec une Ferrari F430[5]. Lors d’une interview du 31 décembre 2008 au quotidien La Dernière Heure[4], il déclare : « une F430 m’attendait sur le parking, avec une bouteille de champagne, je ne pouvais plus faire marche arrière ». Il fait de même auprès de plusieurs établissements de nuit bruxellois dont des hôtels et des boîtes de nuit.

Après quelques semaines d’une vie de rêve, la supercherie est démasquée, il est alors inculpé par le parquet de Bruxelles, la presse s’empare de l’affaire et lui donne le surnom de « Faux prince arabe (ou saoudien) ».

Les nombreuses boîtes de nuit et palaces portent plainte, mais Ferrari ne le fera pas. Laissé en liberté et littéralement harcelé par les médias[6], il n’hésite pas à inventer mille et une histoires sur d’éventuelles propositions de film par des producteurs ou encore des rôles au cinéma. Lors d’une interview au journal La Capitale, un quotidien bruxellois, il déclare : « j’ai menti à des menteurs, la morale est sauve ! ».

L’imposture australienne [modifier]

En Australie, Abdelkarim Serhani récidive sur l’île Hamilton, connue pour être le sanctuaire des milliardaires. Utilisant le même procédé qu’en Belgique, il annonce son arrivée auprès de la direction de l’île, qui met à sa disposition une suite dans un hôtel de luxe, un hélicoptère, ainsi qu’un yacht. L’imposteur va séjourner sur cette île pendant seize jours[7], sans débourser le moindre centime. Au bout de trois semaines, l’imposteur est démasqué.

En juin 2009 la justice australienne l’inculpe d’escroquerie pour un préjudice de 142 000 AUD. Les autorités pensaient pouvoir le retenir en le privant de passeport, mais il réussit à s’enfuir et se lance dans une véritable épopée qui va l’amener à traverser l’Asie, sans passeport ni argent[8]. Inspiré par Frank Abagnale, Jr., il ne va pas hésiter à envoyer aux médias une vidéo[9],[10] où il nargue la police avec cette phrase mythique « catch me if you can », inspirée du film Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg. Sa cavale va durer six mois avant son retour en France[11], dans des conditions mystérieuses.

Passage au quai des Orfèvres [modifier]

Connu pour ses impostures de haut vol, il est auditionné[12], au quai des Orfèvres le 10 mai 2011 dans le cadre de l'enquête sur le casse record au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, lors duquel cinq toiles, dont un Picasso et un Modigliani, avaient été volées pour un total estimé à 100 millions d’euros. Le plus gros vol de musée en France depuis celui du Palais des papes d’Avignon en 1976. Les autorités le soupçonnaient d’avoir orchestré ce vol record car le « Faux prince arabe » était présent la veille sur le lieu du vol, et s’est envolé pour Los Angeles dès le lendemain. D’après les enquêteurs le vol portait sa signature, « les faits ayant été commis avec méthodologie et intelligence, sans violence aucune ». L’imposteur, soupçonné de s’être transformé en Arsène Lupin, est relaxé à la fin de sa garde à vue pour manque de preuves. Les toiles n’ont toujours pas été retrouvées.

Une nouvelle notoriété [modifier]

En janvier 2010, il donne une nouvelle orientation à ses talents d’imposteur et réalise un gag avec la complicité de journalistes avec qui il se fait passer pour un riche industriel lors du 88e salon de l’automobile de Bruxelles, ce qui lui permet de rouler en Rolls-Royce[13]. Le 22 février 2011, Endemol lui propose de participer à l’émission Secret Story 5, ce qu’il refuse[14]. Dans la foulée, il participe au clip de Grand Corps Malade intitulé In challah, et prépare un livre qui sera traduit en anglais et distribué en Australie[15].

Le 15 décembre 2011, le journal La Capitale en Belgique ainsi que l’émission australienne « A Current Affair », diffusée sur Channel 9, présentée par Tracy Grimshaw, annoncent que l’île Hamilton lui propose de devenir ambassadeur en échange de l’abandon des charges pesant sur lui en Australie[16].

Fort de sa nouvelle notoriété et de son aisance financière il entend bien ne plus laisser les médias entretenir des propos malveillants ou diffamatoires le concernant. Ainsi il attaque journalistes et maisons de production et demande de lourdes indemnités, la dernière plainte datant du 22 décembre 2011, pour diffamation et utilisation de son image sans autorisation contre la chaîne RTL-TVI et Universal[17], à qui il réclame 150 000 euros de dommages et intérêts. Le 22 janvier 2012, il invite des journalistes de La Capitale à le suivre lors de l’une des ses impostures[18], au 90e salon de l’automobile de Bruxelles où il se fait passer pour le fils d’un riche homme d’affaires libanais, ce qui lui permet de rouler en Lamborghini Aventador.

Notes et références [modifier]

  1. Article de Geoffroy de Saint-Gilles, « L’imposteur risque de se brûler avant d’avoir brillé », édition du 30 janvier 2009 de La Voix du Nord
  2. Emission Abus de Confiance TF1, « Le Faux Prince Arabe », émission du 5 juillet 2010 présentin[Quoi ?] par Bourdin.
  3. Article de Huon Julie, « Abdel-Karim Serhani », édition du 5 février 2009, Le Soir
  4. a et b Article Gilbert Dupont, « Le faux prince en photo », 31 décembre 2008, La Dernière Heure, édition Bruxelles.
  5. Emission Tf1, « [1] », 04 juillet 2010, Émission TF1 Abus de confiance
  6. Article Gilbert Dupont, « [2] », La Dernière Heure, édition Bruxelles
  7. (en) Article Richard Shears, « French impostor », 4 septembre 2009, The Dailymail
  8. Émission Tf1, « [3] », 04 juillet 2010, Émission TF1 Abus de confiance, diffusion nationale.
  9. (en) Journal télévisé Campbell News, « [4] », 27 août 2009, NZ3, New-Zealand Breaking News.
  10. (en) Thomas Chamberlin, « Con 'prince' plans book », édition locale du 5 septembre 2009, www.cairns.com.au.
  11. (en) Article Thomas Chamberlin, « Accused conman loves life on run », 26 août 2009, The Whitsunday, éditions Islands and Mainland.
  12. Gilbert Dupont, « [5] », 20 mai 2011, La Dernière Heure.
  13. Article Laurent Witten, « [6] », 24 janvier 2010, La Capitale
  14. Article de Youenn Martin, Le « faux prince arabe » s'attaque à Endemol, le 26 avril 2011, quotidien Nord Éclair, Actualités de la région.
  15. « Le faux prince dans le nouveau clip de Grand Corps Malade », le 28 septembre 2011, quotidien La Dernière Heure, édition locale - Bruxelles.
  16. Article de Maï Painblanc, « Abdelkarim Serhani, le faux-prince arabe, pourrait devenir ambassadeur d'une île en Australie », édition du 15 décembre 2011, La Capitale.
  17. « Le faux Prince attaque RTL-TVi », le 24 décembre 2011, Le Soir.
  18. Article de Annabelle Duaut, Le « faux prince arabe » au salon de l'auto roule en Lamborghini, le 23 janvier 2012, quotidien La Capitale.

Liens externes [modifier]