Abdelhamid Chabat

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Abdelhamid Chabat
Fonctions
5e Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal
En fonction depuis le 23 septembre 2012
Prédécesseur Abbas El Fassi
Secrétaire général de l'Union générale des travailleurs du Maroc
En fonction depuis le 30 janvier 2009
Prédécesseur Mohamed Benjelloun Andaloussi
Député de Fès-Nord
En fonction depuis le 14 novembre 1997
Législature VIe législature
VIIe législature
VIIIe législature
IXe législature
Maire de Fès
En fonction depuis le 2003
Élection Communales de 2009
Communales de 2003
Biographie
Date de naissance 17 août 1953 (61 ans)
Lieu de naissance Taza (Drapeau du Maroc Maroc)
Nationalité marocaine
Parti politique Parti de l'Istiqlal

Abdelhamid "Hamid" Chabat, né le 17 août 1953 à Braness dans la région de Taza[1], est un homme politique et syndicaliste marocain. Il est l'actuel secrétaire général du Parti de l'Istiqlal. Il est également maire de la ville de Fès depuis 2003, député de la circonscription Fès-Nord depuis 1997, et secrétaire général de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) depuis 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

A 23 ans, Hamid Chabat s’inscrit dans un Institut de formation professionnelle et il en sort avec un diplôme de technicien . ll obtient un travail à la Société des industries mécaniques et électriques de Fès, une usine de montage de motocyclettes. Il se fait connaître pour sa participation active aux manifestations à caractère social qu'a connues la ville de Fès, notamment les affrontements du 14 décembre 1990, qui en termes de violence est équivalente aux émeutes de 1981 à Casablanca.

Syndicaliste[modifier | modifier le code]

Affilié à l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), il en devient le leader après plusieurs années en son sein. Il fait partie des artisans du putsch sur Abderrazak Afilal el-Alami Idrissi, ancien dirigeant du syndicat. En 1992, il se présente aux élections communales et devient élu de commune de Zouagha. Il accède pour la première fois au parlement en 1997. Mais c'est en 2002 qu'il accélère sa carrière en devenant député de Fès à la Chambre des représentants. Lors des communales de 2003, il est élu maire de la ville de Fès. Lors des législatives 2007, il se fait réélire face un poids lourd, Lahcen Daoudi du Parti de la justice et du développement.

Le 30 janvier 2009, il est élu à la tête de l'UGTM, après avoir orchestré un deuxième putsch contre Mohamed Benjelloun Andaloussi.

Maire et député[modifier | modifier le code]

Lors des communales de 2009, il est réélu maire de Fès, puis réélu député de Fès-Nord lors des législatives 2011.

En décembre 2010, le printemps arabe déferle sur toute la région. Les hommes politiques sont tous sous le choc. Chabat, très pragmatique, observe de loin et se garde de critiquer ou de supporter le mouvement.

Il n’hésite pas à critiquer une juge de Fès pour avoir instruit une affaire contre ses deux fils. Deux d'entre eux ont en effet des démêlés avec la justice pour une affaire de drogue et une affaire de recel. Hamid Chabat dénonce “Des accusations fallacieuses et calomnieuses qui visent à m’affaiblir politiquement” [2].

Patron de l'Istiqlal[modifier | modifier le code]

En janvier 2009, il accède au comité exécutif de l’Istiqlal .

Lors des élections pour la présidence du parti, il affronte Abdelouahed El Fassi. Son appartenance au clan El Fassi est exploitée par Hamid Chabat, qui déclare publiquement son intention de libérer enfin le parti du joug des Al Fassi. Le Dimanche 23 septembre 2012, Abdelhamid Chabat est élu à la tête du parti de l'Istiqlal, en recueillant 478 suffrages contre 458 à son rival Abdelouahed El Fassi[3].

Chabat réussit le tour de force de prendre le pouvoir dans un parti habitué aux très vieilles familles de notables.

Hamid Chabat déclare : “Aujourd’hui est un jour historique, car nous avons libéré notre parti du clan El Fassi [2]”.

En mai 2013, Hamid Chabat appelle a la légalisation de la culture du cannabis au nord du Maroc [4].

En 2014, le groupe parlementaire de l'Istiqlal propose une loi sur la légalisation de la culture du cannabis au parlement marocain mais elle est opposée par le PJD [5]

En juillet 2014 il accuse le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane d'avoir des relations eu un jour des relations avec l'organisation Daech (Etat islamique en Irak) et affirme que le gouvernement marocain aurait établi en secret une coopération avec les services de renseignements israéliens [6].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Hamid Chabat est décrit par les médias comme un homme qui apprécie de se mettre en spectacle mais qui reste un fin tacticien[7].

Citations célèbres[modifier | modifier le code]

  • “Aujourd’hui est un jour historique, car nous avons libéré le parti de l'Istiqlal du clan El Fassi [2]”.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]