Abdallah Naaman

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Abdallah Naaman, [en arabe 'Abd Allâh Na'mân], écrivain bilingue (arabe/français), historien, essayiste, nouvelliste, universitaire, diplomate, traducteur, éditeur, conférencier, journaliste, généalogiste.

Sommaire

Biographie [modifier]

Né le 27 décembre 1947, à Beyrouth, dans une famille d'intellectuels[1], Abdallah Naaman est un écrivain bilingue (arabe/français), formé à l' Université libanaise de Beyrouth (Liban) et à l'Université Nancy-II (France). Il réside et travaille à Paris depuis 1974.

Famille [modifier]

Fils de Mitri Naaman (1912-1994), poète, écrivain, traducteur, directeur d'imprimerie et éditeur, chevalier des Arts et des Lettres (France), chevalier du Mérite national (Liban); et d'Angélique Bacha (1925-2000). Marié à Paris, le 22 avril 1983, à la juriste Hana Samadi (née à Beyrouth le 28 juin 1948), il est le père de la journaliste scientifique Rouba Naaman-Beauvais, née à Paris le 20 juin 1984 [2].

Son oncle Nicolas Naaman (1911-1982), directeur du Collège patriarcal de Beyrouth (1957-1959), vicaire épiscopal (1959-1967) puis métropolite de l’Église grecque-melkite-catholique pour le diocèse du Hawrân (1967-1982). Titulaire de plusieurs décorations. Le 3 janvier 1949, il reçoit les Palmes académiques (France) des mains de Georges Bidault (1899-1983), ancien Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de France. Il est l'auteur de trois essais de spiritualité et d'une série de manuels scolaires [3].

Carrière [modifier]

Diplômé en psychologie (1970), licencié ès lettres (1970), maître en linguistique (1971), docteur ès lettres en 1975, il partage sa vie entre l'enseignement, l'édition, la diplomatie et l'écriture. Secrétaire de rédaction (1966-1969) puis directeur (1972-1974) des Editions Publitec (Beyrouth), assistant de langue et de civilisation arabes à l'Université Nancy-II (1969-1972), professeur d'arabe au Lycée De La Tour, Nancy (1971-1972), professeur de littérature française au Lycée La Sagesse, Beyrouth (1972-1974), conseiller culturel près l'Ambassade du Liban à Paris (1974-2013). En cette qualité, il a été membre du conseil d'administration de l'Association culturelle franco-libanaise et de la Fondation-Maison du Liban à la Cité internationale universitaire de Paris, représentant du Liban aux instances de l'Institut du monde arabe, membre des délégations libanaises à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) et à l'Unesco.

Il s'intéresse également à l'anthropologie, à l'histoire et à la généalogie. Traducteur, conférencier, passeur de cultures, historien, militant de la cause laïque dans la sphère levantine qui ploie encore sous le fanatisme et la xénophobie. Œuvrant pour une laïcité à visage humain, pacifique, ouverte et généreuse, il expérimente sa nouvelle religion dans sa vie privée et dans sa carrière professionnelle et éditoriale.

Etudes, Articles, Préfaces [modifier]

  • 200 études et articles publiés (en arabe et en français) dans des périodiques libanais (al-Nahâr, al-Safîr, al-Jarîda, Lisân al-Hâl, al-Safa', Al-Mouaten, L'Orient-Le Jour, L'Orient-Express, Magazine, Ma'haduna, al-Hayât, Sawt al-Tullâb, al-Tilighrâf, al-Masrah, al-Hiwâr, al-Mawâsim), syriens (al-Dâd, al-Fursân), égyptiens (al-Ahrâm), français (Le Monde, Arabies, Lettres et cultures de langue française, France Pays-Arabes, La Sape, al-Jîl), canadiens (Présence francophone, Année francophone internationale), australiens (al-Nahâr) et polynésiens (Lubnaan), dont une dizaine sous le pseudonyme Ghassân Abu Rîcha.
  • A collaboré à des colloques et des conférences et à la rédaction de plusieurs ouvrages collectifs.
  • A préfacé neuf ouvrages : Tâbi' fil jasad al-qâdim de Qaysar Ghusûb (Beyrouth, 1977), al-Tazwîr jarîmat al-'asr de Ja'far Muchaymich (Paris, 1984), Paroles de Gibran Khalil Gibran (deux éditions, dont une illustrée, Paris, 1998), Qawâfin 'ala îqâ' al-châdhâya d'Ahmad Mansûr al-Kâkhi (Beyrouth, 2003), Le Prophète de Gibran Khalil Gibran, traduction d'Omayma Arnouk el-Ayoubi (Paris, 2008), Dictionnaire libanais-français/français-libanais de Jean-Pierre et Jinane Milelli (Paris, 2010), My Pure de Mazen Sukkarieh (deux éditions en français et en anglais (Beyrouth, 2010 et 2011), Liban, terre des dieux d'Yves Badih Dahdah (Paris, 2011), Les Mystères de la religion druze de Radiyya Nâsîf Khattâr (Paris, 2011).

Traductions [modifier]

Vers la langue arabe:

  • Le Silence de la mer de Jean Bruller, dit Vercors (1968)
  • Histoire de la presse de Pierre Albert et Fernand Terrou (1972)
  • La Musique arabe de Simon Jargi (1972)
  • Démocratie française de Valéry Giscard d'Estaing (1977)

Autres activités et centres d'intérêt [modifier]

  • Poète en dilettante, dix de ses textes ont été mis en musique et chantés par le ténor Georges Chalfoun, dit Valdarno (né au Caire en 1927), sous le titre Un balcon sur la mer (2000).
  • Administrateur-responsable du prix littéraire France-Liban décerné annuellement à Paris depuis 1980 par l'Association des écrivains de langue française (Adelf). Parmi les principaux récipiendaires : Adel Ismaïl (1981), Ghassan Tuéni (1985), Amin Maalouf (1986), Charles Hélou (1987), Andrée Chedid (1989), Ghassan Salamé (1996), Samir Kassir (2005) et Camille Aboussouan (2010).
  • Membre-fondateur de plusieurs associations universitaires et culturelles libanaises, arabes, françaises et canadiennes.
  • Membre du Jury de la Triennale internationale d'art contemporain (Paris, 2002).
  • Membre du jury de plusieurs thèses de doctorat soutenues devant les universités et les grandes écoles françaises.
  • Fondateur de la bourse scientifique Catherine Chamié (1888-1950), décernée à partir de 2010, à Paris.

Œuvres [modifier]

  • Nârîmân wal kinz (conte pour enfants, 1968).
  • Le Bal du comte d'Orgel (essai littéraire, Nancy, 1971).
  • L'Homme du XXe siècle et son esprit (Paris, 1971) (collaboration).
  • Printemps perdu (recueil de poèmes, Beyrouth, 1973).
  • Le Français au Liban (essai sociolinguistique, Beyrouth, 1979), préface d'Edmond Rabbath (1902-1991).
  • Baqâya watan (réflexions, Beyrouth, 1979).
  • Umm 'Îsa, wujûh wa machâhid (recueil de nouvelles, Beyrouth, 1980).
  • La Mort et Camus (essai littéraire, Beyrouth, 1980).
  • Les Levantins, une race (essai d'analyse sociale, Beyrouth, 1984).
  • La Guerre libanaise (1975-1985) (index bibliographique, Beyrouth, 1985).
  • Grand dictionnaire encyclopédique Larousse (15 volumes, Paris, 1982-1986) (collaboration).
  • Larousse des littératures (2 volumes, Paris, 1985-1986) (collaboration).
  • Dictionnaire général de la Francophonie (un volume, Paris, 1986) (collaboration).
  • Dictionnaire des écrivains francophones (Paris, 1987) (collaboration).
  • Sous le pseudonyme Alain Nimier, Les Alawites (Paris, 1987).
  • Sous le pseudonyme Alain Nimier et avec la collaboration de César Garnier, Nos ancêtres les bougnoules... (Paris, 1988).
  • al-Ittijâhât al-'almâniyya fil 'âlam al-'arabi (essai socio-politique, Beyrouth, 1990).
  • La Francophonie au Liban (Paris, 1997) (collaboration).
  • Un balcon sur la mer (recueil de poèmes, 2000).
  • Histoire des Orientaux de France du 1er au XXe siècle (essai historique, Paris, 2004).
  • La Saga des Naaman. Pérégrinations d'une famille levantine (essai généalogique, Beyrouth, 2009).
  • À tire d'ailes. Nouvelles et autres textes (recueil de nouvelles, Paris, 2010).
  • Naqadât 'âbir sabîl (bribes de mémoire, Beyrouth, plusieurs volumes à partir de 2012).

Bibliographie [modifier]

  • Baligha Daou, Abdallah Naaman, l'homme et l’œuvre, thèse soutenue à l'Université de La Sorbonne, Paris, 1987.
  • Ghazi Ghazayel, Les Problèmes de l'identité culturelle dans la littérature libanaise d'expression française (1975-1987), thèse soutenue à l'Université Paris-Sorbonne, 1990.
  • Ramy Zein, Dictionnaire des écrivains libanais de langue française (L'Harmattan, Paris, 1998).
  • Who's Who in Lebanon (Beyrouth, 1995-1996).
  • Dictionnaire universel (Flammarion, Paris, 1999).
  • Dalîl al-a'lâm wal i'lâm (Beyrouth, 2000).
  • Quid (Robert Laffont, Paris, 2000).
  • Maurice Saliba, L'Armorial de la francophonie du Liban (Geuthner, Paris, 2002).

Citations [modifier]

  • "Hors de la laïcité, point de salut" [4].
  • "Les fanatiques se servent de la religion comme d'un fonds de commerce" [5].
  • "L'homme ne se marie pas, il finit par céder".
  • "Le cœur d'un homme doit être dans sa tête".
  • "Vaut mieux être victime que bourreau et cependant Bon ne s'écrit pas avec un C ".
  • "Pour un homme, il est préférable d'être respecté que d'être aimé".
  • "L'irrationnel fait son beurre de la crédulité des niais".
  • "L'intolérance se nourrit dans le terreau de l'ignorance".

Sources [modifier]

  • Who's Who in Lebanon 1995-1996, Beyrouth, page 191.
  • Who's Who in the Arab World 1980-1982, Beyrouth, page 422.
  • Extrait d'une conférence donnée à Paris le 15 mai 1984.

Notes et références [modifier]

  1. La Saga des Naaman. Pérégrinations d'une famille levantine, Jounieh, 2009.
  2. Who's Who in Lebanon, 1995-1996, Beyrouth, page 191
  3. Who's Who in the Arab World, 1982-1982, Beyrouth, page 422
  4. Extrait d'une conférence donnée à Paris le 15 mai 1984
  5. Idem