Abbaye de Valcroissant

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Abbaye de Valcroissant
Image illustrative de l'article Abbaye de Valcroissant
Façade de l'abbatiale de Valcroissant

Diocèse Ancien diocèse de Die
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLXXXIII (483)[1]
Fondation 1188
Dissolution 1791
Abbaye-mère Abbaye de Bonnevaux
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection Logo monument historique Classé MH (1971)[2]

Coordonnées 44° 44′ 46″ N 5° 25′ 56″ E / 44.746184656349, 5.432124082591244° 44′ 46″ Nord 5° 25′ 56″ Est / 44.746184656349, 5.4321240825912  [3]
Pays Drapeau de la France France
Province Dauphiné
Département Drôme
Commune Die
Site http://www.abbayedevalcroissant.eu

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Abbaye de Valcroissant

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Abbaye de Valcroissant

L’abbaye de Valcroissant est une ancienne abbaye cistercienne, fondée par les moines de Bonnevaux, située sur le territoire de la commune de Die dans la Drôme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le torrent de Valcroissant était le lieu de captage d'un des aqueducs qui alimentait la ville romaine de Dea Augusta (Die). Le specus de l'aqueduc y a été retrouvé en juillet 1962[4].

Fondation[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée en 1188 par les moines de l'abbaye de Bonnevaux.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Valcroissant ne connut jamais de développement très important, ne fondant par exemple aucune abbaye-fille, et comptant seulement environ une douzaine de moines. Cette absence de développement est visible également dans la taille relativement réduite des édifices ; ainsi, l'abbatiale est plus courte du côté de la façade que ne le sont généralement les abbatiales cisterciennes d'abbayes comparables, et la sacristie est aménagée dans une des chapelles du chevet de l'église[5].

Ruine durant les guerres de religion[modifier | modifier le code]

L'abbaye est ruinée par les guerres de religion. Elle devient ensuite une exploitation agricole ; c'est paradoxalement ce dévoiement des bâtiments religieux qui les sauve, les propriétaires veillant à l'entretien des édifices en vue de leur utilisation optimale comme bergerie ou grange[6],[7].

L'abbaye après les moines[modifier | modifier le code]

Divers aménagements[modifier | modifier le code]

En 1893, le pasteur réformé de Die, Jules Dautheville, et sa femme Pauline, achètent l'abbaye qu'ils ont découverte l'année précédente. En 1896, ils s'y installent à demeure et forment le projet d'y aménager un orphelinat protestant. Mais la mort prématurée du pasteur (à 46 ans) empêche le projet de se réaliser[8].

Restauration[modifier | modifier le code]

L'abbaye est rachetée dans les années 1950 par le mathématicien et philosophe Marcel Légaut et sa femme, qui choisissent de la restaurer tout en maintenant l'activité agricole, notamment d'élevage[6]. La restauration aboutit notamment au classement de l'abbaye à l'inventaire des monuments historiques, classement qui intervient le 25 octobre 1971[2]. La restauration se poursuit au XXIe siècle, menée par Rémy Légaut, fils de Marcel, sa femme Martine, et l'association des “Amis de Valcroissant” créée par André Pitte et Serge Durand[6].

L'abbaye[modifier | modifier le code]

Le monastère adopte le plan traditionnel bernardin : un cloître au centre, entouré d'une église abbatiale et des bâtiments monastiques. L'abbatiale est à chevet plat, avec quatre chapelles dont l'une, on l'a vu, est utilisée comme sacristie[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Puthod,‎ 1877, 491 p. (lire en ligne), p. 281.
  2. a et b « Notice no PA00116931 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Abbaye de Valcroissant », sur http://www.camptocamp.org, Camp to camp,‎ 8 septembre 2009 (consulté le 11 juin 2013).
  4. Marcel Le Glay, « Circonscription de Grenoble », Gallia, vol. 22, no 2,‎ 1964 (ISSN 2109-9642, lire en ligne).
  5. « Historique », sur http://www.abbayedevalcroissant.eu, Abbaye de Valcroissant (consulté le 11 juin 2013).
  6. a, b et c rédaction, « L’abbaye de Valcroissant, un vrai lieu de vie », sur http://www.ledauphine.com, Le Dauphiné libéré,‎ 19 août 2010 (consulté le 11 juin 2013).
  7. a et b Isabelle Jobin et P. H., « Abbaye cistercienne de Valcroissant près Die », sur http://www.chambres-hotes-morin-salome.fr, Frédéric Morin (consulté le 11 juin 2013).
  8. « Sur les pas des Huguenots », sur http://www.ladrometourisme.com, Office de Tourisme du Pays Diois (consulté le 11 juin 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (collectif), L'Abbaye de Valcroissant : abbaye cistercienne, Die, Broché,‎ 1991, 93 p. (ISBN 978-2908730081).
  • Association des amis de Valcroissant, Notre-Dame de Valcroissant : Des moines cisterciens du 12° siècle à l'académie du travail manuel, Die,‎ 2002, 32 p..