Abbaye de Stavelot

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Ancienne abbaye de Stavelot
Ancien palais abbatial de Stavelot
Ancien palais abbatial de Stavelot

Ordre bénédictin
Fondation 651
Fermeture 1804
Fondateur Saint Remacle
Personnes liées Childéric II, Christian de Stavelot, Odilon
Site web http://www.abbayedestavelot.be
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Commune Stavelot
Coordonnées 50° 23′ 37″ N 5° 55′ 54″ E / 50.393611, 5.93166750° 23′ 37″ Nord 5° 55′ 54″ Est / 50.393611, 5.931667  

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Ancienne abbaye de Stavelot

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Ancienne abbaye de Stavelot

L'abbaye de Stavelot était un très ancien monastère bénédictin situé à Stavelot, dans la province de Liège (Région wallonne de Belgique). Fondé en 651, le monastère était associé à celui de Malmedy (on les dit souvent « monastère double », bien qu'il s'agisse de deux monastères d'hommes[1]).

Du VIIe siècle à la révolution française l'abbaye fut le siège d'une principauté ecclésiastique: la principauté de Stavelot-Malmedy.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée en 651 par saint Remacle. En 685 est construite la première église abbatiale par l'abbé Goduin, dédiée aux saints Martin, Pierre et Paul. Les reliques de saint Remacle y sont conservées.

Dès le VIIe siècle, les donations royales avaient doté Stavelot d'un domaine que les immunités mérovingiennes et carolingiennes soustrayaient à l'action directe des fonctionnaires. Ce domaine, d'après le diplôme de Childéric II, de 670, s'étendait de la Baraque Michel à la Warche, à la Salm, à l'Amblève et au Roannay[2].

Au IXe siècle, l'abbaye joue un rôle culturel important en Lotharingie, notamment grâce à Christian de Stavelot.

En décembre 881 l'abbaye subit les invasions des Normands. Les moines s'enfuient avec leurs trésors et leurs reliques. En 883, nouvelle invasion des Normands, l'abbé Odilon fera reconstruire l'abbaye en ruine.

Les catalogues des abbés de Stavelot citent dans les dernières années du IXe siècle, en 891 et en 895, un comte-abbé Liutfrid ; il avait possédé un bénéfice royal à Bihain[3].

Après lui, Régnier Ier fut doté de l'abbaye jusqu'à sa mort en 915 ; il y eut pour successeur Évrard, dans lequel il faut voir probablement le personnage auquel Henri Ier confia, en 925, la pacification de la Lotharingie[3].

Gislebert reprit ensuite la succession de son père et conserva l'abbaye jusque vers 939. Le duc Conrad le Roux obtint ce même bénéfice, mais on sait qu'il fut disgracié en 953[4].

Les comtes-abbés de cette première période n'étaient pas nécessairement les chefs immédiats du territoire ; mais lorsqu'ils disparurent, c'est-à-dire au milieu du Xe siècle, ce furent en règle générale les comtes qui exercèrent l'avouerie sur les établissements ecclésiastiques de leur circonscription. Les premiers avoués de cette espèce à Stavelot sont des membres de la famille dite de Luxembourg (descendants de Sigefroid de Luxembourg)[5].

  • 1021 : Avènement de l'abbé Poppon. Grand bâtisseur, Poppon fera construire une imposante église abbatiale de plus de cent mètres de long. Cette nouvelle église fut consacrée le 5 juin 1040 en présence de l'Empereur d'Allemagne Henri III.
  • 1098 : naissance de Wibald de Stavelot à Chevrouheid, petit hameau des environs de Stavelot. Wibald jouera sur la scène internationale un rôle religieux capital pour la région et notamment pour les abbayes de Stavelot-Malmedy.

Du XIIe au XVe siècle, l'abbaye de Stavelot va connaitre un long déclin.

Stavelot et son abbaye (gravure de M.A. Xhrouet

Musées[modifier | modifier le code]

L'abbaye actuelle abrite trois musées :

  • Le musée historique de la principauté de Stavelot-Malmedy. De nombreux panneaux explicatifs, des présentations audiovisuelles, objets divers et reconstitutions en trois dimensions illustrent de façon claire les périodes-clés qui ont marqué l'histoire de l'abbaye.
  • Le musée Guillaume Apollinaire.
  • Le musée du circuit de Spa-Francorchamps. Une exposition présente l'histoire du circuit de vitesse de 1896 à nos jours. Des documents inédits, une présentation sans cesse renouvelée de véhicules d'exception retracent la passion de la compétition, des pionniers à nos jours.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bède le Vénérable, dans un cas comme celui-ci, préfère parler de « monastères jumeaux pour hommes ».
  2. Vanderkindere 1902, p. 88
  3. a et b Vanderkindere 1902, p. 230
  4. Vanderkindere 1902, p. 230-231
  5. Vanderkindere 1902, p. 231

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc-Francis Genicot, « Un « cas » de l'architecture mosane : l'ancienne abbatiale de Stavelot », Bulletin de la Commission royale des Monuments et des Sites, Bruxelles, Commission royale des Monuments et des Sites, t. XVII,‎ 1967-1698, p. 71-140 (lire en ligne [PDF])
  • Pierre Henrion, "Stavelot. L'abbaye", dans Jean-Patrick Duchesne et Pierre Henrion (dir.), Patrimoine et réaffectation en Wallonie, Namur, Division du Patrimoine D.G.A.T.L.P., 2005, pp. 185-189.
  • Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. II, Bruxelles, H. Lamertin,‎ 1902 (réimpr. 1981) (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]