Abbaye de Herkenrode

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Abbaye de Herkenrode
Image illustrative de l'article Abbaye de Herkenrode
Vue générale
Présentation
Nom local Abdij van Herkenrode
Type (anciennement) Abbaye de moniales
Rattachement Ordre de Cîteaux
Début de la construction 1182
Site web www.herkenrode.be
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Flag of Limburg (Belgium).svg Province de Limbourg
Commune Hasselt
Coordonnées 50° 57′ 21″ N 5° 16′ 43″ E / 50.9559, 5.278550° 57′ 21″ Nord 5° 16′ 43″ Est / 50.9559, 5.2785  

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Abbaye de Herkenrode

L’Abbaye de Herkenrode (néerlandais : Abdij van Herkenrode) est une ancienne abbaye de moniales cisterciennes située à Kuringen, section de Hasselt, Province de Limbourg, en Belgique. Fondée en 1182, l'abbaye fut fermée en janvier 1797 et les moniales dispersées. Les bâtiments furent vendus. La dernière moniale, Joséphine de Gondrecourt, mourut en 1805.

À partir de 1972, quelques-uns des bâtiments d'origine ont servi de logement provisoire à une communauté des chanoinesses du Saint-Sépulcre, communément nommées sépulcrines, qui a, depuis lors, construit un nouveau couvent et une église sur le site.

Depuis 1974, les bâtiments et les terrains environnants sont protégés au titre des monuments historiques et du paysage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cisterciens[modifier | modifier le code]

L'abbaye a été fondée en 1182 par le comte Gérard II de Looz, qui a vendu une partie de ses terres pour lever des fonds pour sa participation à la croisade, et utilisé une partie du produit pour doter un couvent cistercien. Certains historiens prétendent qu'il a été incité à le faire par le prince-évêque de Liège comme pénitence pour avoir incendié l'église collégiale de Tongres.

En 1217, l'abbaye est admise dans l'Ordre cistercien, le premier, mais aussi le plus grand et le plus riche couvent de cet ordre dans la région. Les religieuses se présentaient comme les "dames de la noblesse de l'Ordre de Cîteaux du comté de Looz» (dames Adellijke van de Orde van Cîteaux van het Graafschap Loon).

Après la mort du comte Gérard, au cours de la troisième croisade, au siège de Saint-Jean d'Acre, le 2 novembre 1191, son corps est rapatrié et enterré dans l'église abbatiale qu'il avait fondée, qui devient de facto la nécropole des comtes de Looz, sauf le dernier, Thierry de Heinsberg, dont l'inhumation à Herkenrode est refusée par l'abbesse parce qu'il a été excommunié[1].

En 1361 le comté de Looz est rattaché à la principauté de Liège. Herkenrode garde de bons rapports avec les princes-évêques.

Au XVe siècle, l'abbaye, comme beaucoup d'autres, subit un déclin important, mais à partir des années 1500 elle connaît un renouveau. Au XVIIIe siècle, une reconstruction totale est entreprise, au cours de laquelle sont construits les logements des abbesses à l'architecture néoclassique, ainsi qu'un jardin anglais, encore intact, avec des arbres exotiques.

Les Français ferment l'abbaye en 1797. Il est vendu à Claes et Libotton, après quoi les bâtiments tombent progressivement en ruine. En 1826, un incendie détruit une grande partie de l'église, qui avait été utilisée comme un atelier, après que les vitraux ont été remplacés par du verre clair. En 1844, les ruines restantes sont démolies, y compris le mausolée des comtes de Looz. Toutefois de nombreuses œuvres de l'église ont survécu et sont conservés dans des musées.

Les abbesses[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Herkenrode a eu, comme 9e abbesse, Catherine de Goetsenhoven, qui décéda en 1389. On peut citer également à la tête de l'abbaye, une Schwarzenberg, une Mérode ou une Croÿ[2].

Les Chanoinesses du Saint-Sépulcre[modifier | modifier le code]

En 1972, le Chanoinesses du Saint-Sépulcre achètent une partie de la succession et les bâtiments restants, et ont depuis construit un nouveau couvent et l'église sur les lieux de l'ancienne abbaye.

Une grande partie des travaux de restauration ont été réalisés sur les restes des bâtiments de l'abbaye précédente, qui datent du XVIe au XVIIIe siècles[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'abbesse de Herkenrode ne sait pas, qu'en fait, son excommunication a été levée. Le comte Thierry a été inhumé dans l'église du couvent des ermites de Saint-Augustin à Hasselt
  2. Wolters, Notice historique sur l'ancienne abbaye de Herchenrade, p.52-53, Gand, 1849
  3. à l'exception possible de quelques fragments artisanaux dans le moulin, qui peuvent être d'époque médiévale

Références[modifier | modifier le code]

Sauf indication contraire, les références suivantes sont publiées par la communauté actuelle de Herkenrode

  • Herkenrode. Tijdsbeelden. Erfgoed Vlaanderen
  • Herkenrode, abdij en levend monument. Studiecentrum Herkenrode vzw
  • Herkenrodecahier 2: het vissershuisje. VDAB dienst communicatie Hasselt
  • De opgravingen van Herkenrode. Stadsmuseum Hasselt
  • Gids abdijsite Herkenrode. Erfgoed Vlaanderen i.s.m Herkenrode vzw
  • Herkenrode 10 jaar later, 1998 - 2008. Een overzicht in woord en beeld.
  • Hooglied van de cisterciënzers. Samenvatting van een lezingenreeks in Herkenrode. Vtbkultuur i.s.m. Herkenrode vzw
  • Monasterium Herkenrode, deel 1. Erfgoedcel Hasselt i.s.m. Studiecentrum Herkenrode vzw
  • Herkenrode door Marc Van de Cruys en Marc Cheron in hun reeks Heraldiek van abdijen en kloosters. Homunculus uitgaven, 2007

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]