Abbaye de Grestain

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Abbaye Notre-Dame de Grestain
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction 1050
Protection  Inscrit MH (1975)
La liste départementale
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Commune Fatouville-Grestain
Coordonnées 49° 24′ 28″ N 0° 19′ 45″ E / 49.4077777778, 0.32916666666749° 24′ 28″ Nord
       0° 19′ 45″ Est
/ 49.4077777778, 0.329166666667
  

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Abbaye Notre-Dame de Grestain

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Abbaye Notre-Dame de Grestain

L'abbaye de Grestain, fondée au XIe siècle, est située sur la commune de Fatouville-Grestain (Grestain jusqu'en 1844) en bordure de l'estuaire de la Seine, à quelques kilomètres de Honfleur, dans le département de l'Eure en Haute-Normandie, France.

Le logis abbatial, l'église, l'enclos, l'élévation, la toiture font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 novembre 1975[1].

Sommaire

Histoire [modifier]

L'abbaye a été fondée en 1050 par Herluin de Conteville et son épouse Arlette, mère de Guillaume le Conquérant[2]. Herluin, victime de la lèpre[3], vit apparaitre en songe la Vierge, qui lui conseilla une cure thermale à la source d'un ruisseau de Grestain, au lieu-dit Carbec, « le ruisseau de Kari ». Guéri, il décida d'édifier, dans la vallée de la Vilaine proche, une abbaye dédiée à Marie et une chapelle à Carbec, lieu encore consacré à la source guérisseuse de saint-Méen[4].

Son fils Robert de Mortain, comte de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant, en est le principal bienfaiteur, la dotant richement avec des revenus en Angleterre[2].

Les Bénédictins issus de l'Abbaye de Saint-Wandrille qui l'occuperont pendant 740 ans ne se firent pas toujours remarquer par une vie religieuse assidue. Certains passaient beaucoup plus de temps à la pêche et à la chasse qu'à la prière[5],[6]. On raconte même que le pape dut leur adresser une semonce, lorsqu'un des abbés eut la réputation de s'intéresser davantage aux belles normandes qu'à la dévotion à Marie.[réf. nécessaire]

En 1358, l’abbaye est pillée par les Anglo-Navarrais. Les moines se réfugient à leur maison refuge à Rouen, dans la paroisse Saint-Eloi. Du 15 novembre 1364 au 10 août 1365, l’abbaye est prise à nouveau. Au retour des moines, l’abbaye est en partie détruite « presque rasée au niveau du sol ».

L’abbaye est officiellement fermée en 1757 sur ordre de l’évêché. Les bâtiments et l’église sont démolis vers 1766. De cette abbaye détruite en 1790, il ne subsiste que des vestiges, intégrés au château de La Pommeraye (propriété privée) : mur d'enceinte, portail du XIIIe siècle, logis abbatial XVIIIe siècle avec rez-de-chaussée XIIIe siècle, vestiges de l'église.

Un monument a été élevé à la mémoire de ses créateurs qui ont été enterrés dans l'église aujourd'hui disparue : Arlette, Herluin, Robert de Mortain, ainsi que l'épouse de Robert, Mathilde de Montgommery[7].

Armes de l'abbaye [modifier]

d'azur, à trois fleurs de lys d'or, deux et une[8].

Prieurés de l’abbaye [modifier]

  • Saint-Astier en Gascogne, donné par Geoffroi, 2e abbé de Grestain.
  • Sainte-Scolasse ou Saint-Nicolas-en-Scolasse (Sainte-Scolasse-sur-Sarthe), donné par Herluin de Conteville.
  • Saint-Nicol ou Saint-Nicolas-du-Val-de-Claire, dans les faubourgs d’Honfleur, donné par Guillaume le Conquérant.

Liste des abbés [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Notice no PA00099409, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Brian Golding, « Robert of Mortain », Anglo-Normans Studies : XIII. Proceedings of the Battle Conference, édité par Marjorie Chibnall, Boydell & Brewer Ltd, 1990, p. 120.
  3. Brian Golding, « Robert, count of Mortain (d. 1095) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  4. Jacques Choffel, Mais où sont les Normandes d'antan ?, Lanore, Paris, 1988, lire sur Google Livres
  5. La chasse au Moyen Âge: Occident latin, VIe-XVe siècle. Lucien-Jean Bord, Jean-Pierre Mugg. p. 84-86.
  6. (en) A History of Medieval Europe. R. H. Ralph Henry Carless Davis, R. Robert Ian Moore. p. 140-141.
  7. Site de l'abbaye Notre-Dame de Grestain, consulté le 7/12/2010.
  8. Alfred Canel, Armorial de la province des villes de Normandie, Rouen: A. Péron, 1849.
  9. Il était aveugle sur la fin de sa vie.

Liens externes [modifier]