Abbaye de Grestain
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| Abbaye Notre-Dame de Grestain | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Type | Abbaye | |||
| Début de la construction | 1050 | |||
| Protection | La liste départementale |
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| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Haute-Normandie | |||
| Département | Eure | |||
| Commune | Fatouville-Grestain | |||
| Coordonnées | ||||
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Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Haute-Normandie |
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L'abbaye de Grestain, fondée au XIe siècle, est située sur la commune de Fatouville-Grestain (Grestain jusqu'en 1844) en bordure de l'estuaire de la Seine, à quelques kilomètres de Honfleur, dans le département de l'Eure en Haute-Normandie, France.
Le logis abbatial, l'église, l'enclos, l'élévation, la toiture font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 novembre 1975[1].
Sommaire |
Histoire [modifier]
L'abbaye a été fondée en 1050 par Herluin de Conteville et son épouse Arlette, mère de Guillaume le Conquérant[2]. Herluin, victime de la lèpre[3], vit apparaitre en songe la Vierge, qui lui conseilla une cure thermale à la source d'un ruisseau de Grestain, au lieu-dit Carbec, « le ruisseau de Kari ». Guéri, il décida d'édifier, dans la vallée de la Vilaine proche, une abbaye dédiée à Marie et une chapelle à Carbec, lieu encore consacré à la source guérisseuse de saint-Méen[4].
Son fils Robert de Mortain, comte de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant, en est le principal bienfaiteur, la dotant richement avec des revenus en Angleterre[2].
Les Bénédictins issus de l'Abbaye de Saint-Wandrille qui l'occuperont pendant 740 ans ne se firent pas toujours remarquer par une vie religieuse assidue. Certains passaient beaucoup plus de temps à la pêche et à la chasse qu'à la prière[5],[6]. On raconte même que le pape dut leur adresser une semonce, lorsqu'un des abbés eut la réputation de s'intéresser davantage aux belles normandes qu'à la dévotion à Marie.[réf. nécessaire]
En 1358, l’abbaye est pillée par les Anglo-Navarrais. Les moines se réfugient à leur maison refuge à Rouen, dans la paroisse Saint-Eloi. Du 15 novembre 1364 au 10 août 1365, l’abbaye est prise à nouveau. Au retour des moines, l’abbaye est en partie détruite « presque rasée au niveau du sol ».
L’abbaye est officiellement fermée en 1757 sur ordre de l’évêché. Les bâtiments et l’église sont démolis vers 1766. De cette abbaye détruite en 1790, il ne subsiste que des vestiges, intégrés au château de La Pommeraye (propriété privée) : mur d'enceinte, portail du XIIIe siècle, logis abbatial XVIIIe siècle avec rez-de-chaussée XIIIe siècle, vestiges de l'église.
Un monument a été élevé à la mémoire de ses créateurs qui ont été enterrés dans l'église aujourd'hui disparue : Arlette, Herluin, Robert de Mortain, ainsi que l'épouse de Robert, Mathilde de Montgommery[7].
Armes de l'abbaye [modifier]
d'azur, à trois fleurs de lys d'or, deux et une[8].
Prieurés de l’abbaye [modifier]
- Saint-Astier en Gascogne, donné par Geoffroi, 2e abbé de Grestain.
- Sainte-Scolasse ou Saint-Nicolas-en-Scolasse (Sainte-Scolasse-sur-Sarthe), donné par Herluin de Conteville.
- Saint-Nicol ou Saint-Nicolas-du-Val-de-Claire, dans les faubourgs d’Honfleur, donné par Guillaume le Conquérant.
Liste des abbés [modifier]
Selon une liste fournie par le Gallia christiana.
Abbés réguliers :
- Renaud de la Roque, moine de l’abbaye de Saint-Evroult.
- Geoffroi ou Godefroy -1114, moine d'Angers.
- Foulque 1114-1139, moine de Sées.
- Herbert 1139-1179, moine de Grestain.
- Guillaume Huband ou d’Exeter 1179-1185, moine du Bec, il a été transféré en 1185 à Saint-Martin de Pontoise.
- Raoul 1186-1197, moine de Saint-Julien de Tours.
- Robert 1197-, moine de Grestain.
- Guillaume II de Farnoville[9]
- Thomas
- Guillaume III, moine de Grestain.
- Renaud II Caruel 1287-1297
- Raoul Vincond 1297-1302, moine de Grestain, il a été destitué par Jean de Samois, évêque de Lisieux.
- vacance de 1302 à 1308.
- Guillaume IV Le Vavasseur 1308-1345, élu par les moines.
- Jean Ier -1362
- Jean II Le Maigre 1362-
- Jean III de Reinfroy 1369-
- Etienne
- Jean IV Picot 1377-
- Martin de la Houssaye
- Jean V de Foussy 1398-1407, docteur en droit canon.
- Richard Ier de Thieuville -1436
- Guillaume V Poret -1444
- Jean VI Le Lièvre 1444-1458
- Jean VII Beaudoin 1458-1468
- Richard II de Thieuville -1481, neveu de Richard Ier. Il est le dernier abbé régulier de Grestain et meurt en 1495.
Abbés commendataires :
- Guillaumes d’Escalles 1481-1502, protonotaire apostolique, premier abbé commendataire.
- Jean VIII de Fatouville 1503. Moine de Grestain, élu par les religieux de l’abbaye, il cède sa place sur instance du roi Louis XII.
- Jean IX Le Veneur 1503-1543, évêque de Lisieux, cardinal.
- Gabriel Le Veneur 1543-1550, évêque d’Evreux.
- Pierre de Pont-Levoy vers 1550-1570
- Jacques Marlet 1573-1597, chanoine de Paris, il abdique.
- Jean X Le Breton 1597-1607, aumônier du roi, abbé de Nisors.
- François Petit 1607
- César-Auguste de Saint-Lary, baron de Termes, chevalier de Malte, grand-prieur d’Auvergne.
- Pierre Habert de Montmort 1608-1621, chanoine de Paris, conseiller du roi, évêque-comte de Cahors, grand aumônier de Gaston d’Orléans.
- Augustin de Thou 1621-1643, conseiller et aumônier du roi.
- Gaston-Jean-Baptiste Savary de Brèves 1643, neveu d’Augustin de Thou.
- Denis Sanguin de Saint-Pavin 1643-1670, abbé par résignation. Conseiller et aumônier du roi.
- Denis II Sanguin 1670-1702, chanoine de la Sainte-Chapelle, évêque de Senlis.
- Chrysante de Lévis 1702-1727, conseiller du roi, aumônier de la duchesse de Bougogne.
- Antoine-Léonor Le Berceur de Fontenay 1728-1735, aumônier ordinaire de la reine.
- Jean-Baptiste-Antoine de Malherbe 1735-1743, chanoine de Paris, il renonce pour la commende de la Sainte-Trinité de Tiron.
- Jean-François-Philibert de Renty 1743-, clerc du diocèse d’Arras.
- Nicolas Thyrel de Boismont 1757-1786, docteur en théologie, vicaire général d’Amiens, chanoine ordinaire de Rouen, membre de l’Académie française.
- Charles de Tilly-Blaru 1787-1790, vicaire général du diocèse de Langres, dernier abbé commendataire de Grestain.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Charles Bréard, L'abbaye de Notre-Dame de Grestain, de l'ordre de Saint-Benoît, à l'ancien diocèse de Lisieux, Rouen: A. Lestringant, 1904.
- Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia christiana), histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours, divisée en 17 provinces ecclésiastique. Rouen. Paris: E. Repos, 1864-1873.
- Auguste Le Prévost, Carbec-Grestain dans « Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure, Volume 1 », Imprimerie d'Auguste Hérissey, Évreux, 1862, lire sur Google Livres.
Notes et références [modifier]
- Notice no PA00099409, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Brian Golding, « Robert of Mortain », Anglo-Normans Studies : XIII. Proceedings of the Battle Conference, édité par Marjorie Chibnall, Boydell & Brewer Ltd, 1990, p. 120.
- Brian Golding, « Robert, count of Mortain (d. 1095) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
- Jacques Choffel, Mais où sont les Normandes d'antan ?, Lanore, Paris, 1988, lire sur Google Livres
- La chasse au Moyen Âge: Occident latin, VIe-XVe siècle. Lucien-Jean Bord, Jean-Pierre Mugg. p. 84-86.
- (en) A History of Medieval Europe. R. H. Ralph Henry Carless Davis, R. Robert Ian Moore. p. 140-141.
- Site de l'abbaye Notre-Dame de Grestain, consulté le 7/12/2010.
- Alfred Canel, Armorial de la province des villes de Normandie, Rouen: A. Péron, 1849.
- Il était aveugle sur la fin de sa vie.