Abbaye d'Hautecombe

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Abbaye royale d'Hautecombe
Image illustrative de l'article Abbaye d'Hautecombe
Présentation
Culte Catholique
Type Abbaye
Début de la construction XIIe siècle
Protection  Classé MH (1875)[1]
Site web chemin-neuf.org/spip/spip.php?rubrique297
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Ville Saint-Pierre-de-Curtille
Coordonnées 45° 45′ 10″ N 5° 50′ 17″ E / 45.752778, 5.83805645° 45′ 10″ Nord
       5° 50′ 17″ Est
/ 45.752778, 5.838056
  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye royale d'Hautecombe

L'abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur le lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par le comte Amédée III de Savoie et construite durant le XIIe siècle par des moines cisterciens. Elle fut quelque temps occupée par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Actuellement l'abbaye abrite la communauté du Chemin Neuf, communauté qui s’inspire tout à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du « Renouveau charismatique ».

Sommaire

[modifier] Situation géographique

L'abbaye royale d'Hautecombe est située sur la côte sauvage de la rive occidentale du lac du Bourget, au pied du mont de la Charvaz.

[modifier] Histoire

L'abbaye au XIXe siècle.

Du XIIe siècle au XVe siècle, elle fut la nécropole des comtes de Savoie ainsi que des princes et princesses de cette dynastie. Au cours des siècles suivants, d'autres princes et princesses de Savoie, ainsi que de certains souverains de la dynastie (ducs de Savoie puis rois de Sardaigne) choisirent d'être inhumés dans l'abbaye d'Hautecombe (à l'image du fondateur de celle-ci, Amédée III) pour en faire leur nécropole.

Après Charles-Félix de Savoie, duc de Savoie et roi de Sardaigne et décédé en 1831, le dernier roi d'Italie, Humbert II de Savoie (1904-1983), fut à son tour inhumé en l'abbaye royale d'Hautecombe. La reine, son épouse Marie-José, est aussi inhumée à ses côtés depuis 2001.

En 1792, la Savoie est annexée à la France. L'abbaye est pillée puis devient brièvement une faïencerie avant d'être abandonnée. En 1821, Charles Felix de Savoie confie la restauration de l'église à un architecte piémontais, Ernesto Melano, qui adopte le style du baroque troubadour. Presque toutes les œuvres de sculpture, comme la statue du roi Charles l'Heureux, furent l'œuvre de Benedetto Cacciatori de Carrare (Italie).

En 1992, les moines bénédictins, trop pris par les exigences des visites partirent pour s'établir au monastère de Ganagobie dans les Alpes de Haute Provence et demandèrent à la communauté du Chemin Neuf de s'occuper désormais de l'abbaye et de perpétuer sa tradition de prière.

L'abbaye royale d'Hautecombe accueille environ 150 000 touristes par an.

[modifier] Commémorations et cérémonies

Chaque année, en mars, en présence des différents princes et princesses de la famille royale de Savoie, une cérémonie de souvenir est organisée conjointement par les chevaliers des ordres dynastiques de la Maisons de Savoie (Italiens et Savoyards) et par les gardes d'honneur des tombes royales, en mémoire d'Humbert II, roi d'Italie, de la reine Marie-José et des défunts de la dynastie.

[modifier] Liste des abbés

[modifier] Garde d'honneur des tombes royales

Très régulièrement, les membres savoyards et italiens de l'Istituto Nazionale per la Guardia d'Onore alle Reali Tombe del Pantheon (Institut national pour la garde d'honneur des tombes royales) montent la garde, en uniforme, devant la tombe du roi d'Italie et duc de Savoie Humbert II et de son épouse la reine Marie-José. Un hommage est aussi rendu, à cette occasion, au roi Charles-Félix. Aujourd'hui, seuls quatre Savoyards, parmi 5 000 membres italiens, perpétuent cette tradition de la garde d'honneur, fondée par Victor-Emmanuel II.

[modifier] En littérature

Honoré de Balzac rend hommage à cet édifice religieux dans La Peau de chagrin : « là Raphaël aimait à contempler, sur la rive opposée, l'abbaye mélancolique de Haute-Combe, sépulture des rois de Sardaigne prosternés devant les montagnes comme des pèlerins arrivés au terme de leur voyage[2]. »

[modifier] Notes et références

  1. Notice no PA00118305, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  2. La Peau de chagrin, édition Furne, vol.14, p.201

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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