Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh

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Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection
Image illustrative de l'article Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh
Entrée du monastère bénédictin d'Abu Gosh
Présentation
Nom local Abbaye d'Abu Ghosh
Culte catholique
Rattachement Ordre de Saint-Benoît (Olivétains)
Début de la construction 1900
Site web [[1] [2]]
Géographie
Pays Terre sainte
Région Monts de Judée
Commune Abu Ghosh
Coordonnées 31° 47′ 00″ N 35° 13′ 00″ E / 31.783333, 35.21666731° 47′ 00″ Nord 35° 13′ 00″ Est / 31.783333, 35.216667  

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection

L’Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d’Abou Gosh est un monastère bénédictin sis au centre du village d’Abou Gosh, une localité se trouvant dans les monts de Judée, à l’ouest de Jérusalem (Terre sainte). Fondée en 1900 pour redonner vie à une ancienne église construite par les croisés qui identifiaient Abou Gosh avec l’Emmaüs de la Bible, elle abrite aujourd’hui une communauté monastique bénédictine de tradition olivétaine. L’abbaye fait partie du domaine national français en Terre sainte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine et fondation[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques ont relevé à Abou Gosh une présence humaine très ancienne, remontant sans doute à l’époque néolithique (6000 ans avant Jésus Christ). Le site est mentionnée dans la Bible comme ville frontière entre les tribus de Juda et Benjamin (le ‘Kyriat Baala’ de Jos. 15:9-10) Les romains y ont laissé des traces (des bassins d’eau).

En 1143 les croisés, et plus précisément l’Ordre hospitalier de Saint Jean (Ordre de Malte), identifient le lieu comme étant l’Emmaüs biblique « à deux heures de marche de Jérusalem » (Lc 24:13) et y construisent une église sur les fondations du réservoir romain. Abandonnée après la chute du royaume de Jérusalem (1187) l’église est utilisée sans doute comme étable ou grange par les villageois.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

En 1873 site et église sont offerts à la France par l’empire ottoman. En 1900 un monastère est construit par les moines bénédictins de l’abbaye de Belloc qui y sont présents jusqu’en 1953. Ils laissent la place aux pères lazaristes.

Les bénédictins réinvestissent les lieux en 1976: trois moines de l’abbaye du Bec-Hellouin (de la congrégation du Mont-Olivet) restaurent la vie monastique. Ils sont suivis l’année suivante de trois moniales en provenance également de Bec-Hellouin.

La communauté est atypique. Elle est mixte: moines et moniales se retrouvent ensemble pour l’office divin, même si vivant en deux communautés voisines mais distinctes. L’abbaye se veut présence monastique ouverte sur le monde ambiant, particulièrement le village musulman d’Abou Gosh au cœur duquel la communauté réside. Écoute de l’Israël historique et contemporain,

En 1999 le monastère est canoniquement érigé en abbaye autonome, et, depuis 2005 le père Charles Galichet en est l’abbé. L’ancienne église des croisés est l’église abbatiale de la communauté.

Entrée de l'ancienne église des croisés

Église des croisés[modifier | modifier le code]

L’ancienne église des croisés, qui est l’église abbatiale de la communauté monastique, date du XIIe siècle dans ses parties les plus anciennes. De style roman elle a l’aspect habituel, sobre et solide, des églises construites durant le temps des croisades. Ses trois nefs sont de dimension égale, chacune se termine en une abside. La moitié orientale de l’église (tournée vers Jérusalem) est décorée de fresques murales.

Les fresques fort endommagées par la nature et semble-t-il par des dégradations délibérées iconoclastes (les visages ont été presque tous supprimés) ont été réalisés par un artiste byzantin entre 1150 et 1175.

La crypte a deux niveaux. Le niveau inférieur est construit autour to bassin recueillant l’eau de la source se trouvant sous la dernière marche de l’escalier remontant de la crypte dans l’église. Au second niveau de la crypte – niveau supérieur – se trouve la salle du chapitre de la communauté.

Lien externe[modifier | modifier le code]