Abbaye Saint-Pierre d'Orbais

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Abbaye Saint-Pierre d'Orbais
l'abbaye et sa perspective
l'abbaye et sa perspective
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale
Rattachement Diocèse de Reims
Début de la construction XIIe siècle pour l'église
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Architecture gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-ardenne
Département Marne
Commune Orbais-l'Abbaye
Coordonnées 48° 57′ 02″ N 3° 42′ 03″ E / 48.950662, 3.700782 ()48° 57′ 02″ Nord 3° 42′ 03″ Est / 48.950662, 3.700782 ()  

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Abbaye Saint-Pierre d'Orbais

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Abbaye Saint-Pierre d'Orbais

L’abbaye Saint-Pierre d'Orbais a été édifiée à la fin du XIIe et au tout début du XIIIe siècle. Son église abbatiale est de style roman tardif.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle fut fondée par Rieul de Reims en 680 et enrichie par des donations de Thierry Ier et Childebert II, des comtes de Champagne Thibaut II et Henri Ier. Classée sur la première liste des Monuments historiques de 1840[1], elle se situe dans la vallée du Surmelin où se regoupèrent six moines venant du monastère de Rebais.

Description de l’édifice[modifier | modifier le code]

plan de l'abbaye.

Le plan de l’édifice actuel est tronqué du fait de la disparition d'une partie de la nef, six través, et d'une partie des bâtiments conventuels. L'architecte, Jean d'Orbais venait de la cathédrale de Reims. Les parcs et jardins ne sont plus clos ni en usage actuellement.

Le bâtiment conventuel restant est classé[2] en 1962.

L'église dédiée aux apôtres Pierre et Paul est elle aussi classée comme monument historique en 1840[3].

Elle avait des enseignements en son sein, nombre d'étudiants français ou étrangers tel Gothescalk ; elle fut pillée par les normands en 956 et presque détruite par les anglais sous Charles VII, de nouveau ravagée en 1550, 1552 et 1568 par les réformés. Soumise aux abbés commendataires depuis 1520 avec Louis de Bourbons, cardinal de Vendôme. L'église s'écroulait en partie en 1651 alors que Pierre de Séricourt en était abbé commendataire, les réparations se firent jusqu'en 1657 mais uniquement de sauvegarde, reconstruction d'un toit en bois.

Des travaux furent entrepris par Jacques de Pouilliy de Lançon en 1693 comme la dépose de vitraux pour les remplacer par des vitres claires, des panneaux de bois, les autels pour les adosser aux murs sous les fenêtres[4].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Les dalles[modifier | modifier le code]

  • Tombe de Pierre de Chavigny, abbé d'Orbais, inscrite : « ci gyst messire Pierre de chavigny jadis abb' d'orbaiz qui trepassa en l'an de grace notre seigneur MIIIIXX le septimeme jour du mois d'aout Priez dieu pour l'ame de luy »
  • La tombe de dom Louveau prieur claustral et vicaire général de Nicolas de la Croix abbé d'Orbaiz.
  • Tombe en pierre blanche de l'abbé Guy de Trevesclay : « Cy gyst Guy de trevesclay jadis abbé d'orbes qui trepassa l'an de grace MCCCLII au mois de septembre priez pour l'ame de li en disant requiem aeternam dona ei domine et lux perpetua luceat ei cum sanctis tuis in aeternum quia pius es ».
  • Tombe de l'abbé Guillaume ayant pour inscription : « abbas Willelmus quo nostra... a rebus mundi quae causam dant pereundi ad regnum coeli pervenir mente fideli Hoc sub sarcophago requiescit vir venerandus »[5].

Un grand nombre de vitraux, du XIIe siècle, décors et grisailles sont classés, la plus grande partie sont ceux se trouvant dans le chœur.

Décors[modifier | modifier le code]

Elle accueille aussi en décoration des tableaux comme le Repas chez Simon, le Christ au Jardin des oliviers du XVIIe siècle, la Vierge à l'enfant du XIXe siècle par Adèle Lauzier, Saint-Prix par Charles Lauvet.

Vitraux[modifier | modifier le code]

L'ancienne abbatiale possède plusieurs vitraux du XIIIe siècle qui ont été largement restaurés aux XIXe et XXe siècles :

  • la verrière typologique la Rédemption, de la baie d'axe, datée de 1200[6]. La partie inférieure a été refaite en 1880 par le peintre-verrier Oudinot ;
  • le vitrail héraldique de la baie no 24, daté de 1250-1260[7] ;
  • le Calvaire de la baie no 26, daté de 1215-1220[8] ;
  • les trois verrières à personnages des baies nos 100 à 102, réalisées entre 1210 à 1260[9] ;
  • les trois verrières géométriques des baies nos 107, 108 et 117 réalisées entre 1200 et 1250 suivant des modèles cisterciens[10]. Ces verrières ont été restaurées au XXe siècle ;
  • les six verrières en grisaille décorative du 3e quart du XIIIe siècle, baies nos 108, 109, 110, 11, 112, 119[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Villes, L'ancienne abbatiale Saint-Pierre d'Orbais, p. 549-589, dans Congrès archéologique de France.135e session. Champagne. 1977, Société française d'archéologie, Paris, 1980
  • Dany Sandron, Picardie gothique Autour de Laon et Soissons L'architecture religieuse, Éditions Picard, Paris, octobre 2001, 445p., pp.295-304, (ISBN 2-7084-0607-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]