Abbaye Saint-Pierre d'Étival

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Abbaye Saint-Pierre d’Étival
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Pierre d'Étival
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Saint-Dié
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Roman & Classicisme
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Commune Étival-Clairefontaine
Coordonnées 48° 21′ 52″ N 6° 51′ 58″ E / 48.3645, 6.866148° 21′ 52″ Nord 6° 51′ 58″ Est / 48.3645, 6.8661  

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Abbaye Saint-Pierre d’Étival

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Abbaye Saint-Pierre d’Étival

L’abbaye Saint-Pierre d’Étival, est une collégiale fondée et placée par Richarde sous la suzeraineté des chanoinesses d'Andlau est située dans la vallée de la Meurthe, sous la côte de Repy et la Pierre d'Appel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un lieu de fondation de ban mérovingien[modifier | modifier le code]

Le premier monastère aurait été construite au milieu du VIIe siècle. Il semble que l'abbaye fut un monastère observant la règle de Saint Columban et la règle Bénédictine. Selon dom Calmet, le premier abbé dont le nom nous soit parvenu est Echertus (IXe siècle).

Les chanoinesses d'Empire y placent après 1145 des chanoines prémontrés sous contrôle de l'abbaye de Flabémont. Après la dissolution de l'ordre des chanoinesses d'Andlau au XVIe siècle, les moines blancs prémontrés émancipés de toute tutelle ont développé leur abbaye, évitant les malheurs de la commende.

Au Moyen Âge, l'abbaye est fortifiée.

Par sa lettre d’Avignon en date du 26 mai 1387, Pierre Aycelin de Montaigut, cardinal-prêtre de Saint-Marc, pénitencier du Saint-Siège, délègue à l’abbé d’Autrey, le pouvoir d’absoudre, après qu’ils auront fait une pénitence suffisante, les moines et convers de l’abbaye d’Étival qui ont été excommuniés, suspendus ou interdits à la suite de manquements graves : violences, jeux interdits, vie déréglée, oubli des devoirs religieux.

Au temps des Prémontrés[modifier | modifier le code]

Ensuite et jusqu'à la moitié du XIIe siècle, il y eut des chanoines séculiers quand elle devint abbaye de l'ordre de Prémontré.

À l'origine, l'abbaye était un monastère mixte, pour moines et moniales.

L'abbé était vassale de la puissante abbesse d'Andlau. À certaines occasions, il devait également dire la messe à Andlau lors des fêtes de Saint Pierre et Saint Paul. L'abbesse avait le droit de désigner un nouvel abbé, au moins jusqu'en 1685.

En 1726, l'architecte Nicolas Pierson réalisa le corps de logis nord de l'abbaye d'Etival et la façade classique de l'église.

Le dernier abbé mourut en 1739 mais il y avait encore 29 chanoines en 1790. Les archives de l'ordre de Prémontré recensent 11 chanoines en 1698, 29 en 1768 et en 1790 10 chanoines résidents et 8 travaillant dans les paroisses avec cinq ecclésiastiques et dix moines.

L'abbaye est placée en commende sous l'évêque de Toul, Bégon. Un couvent prémontré s'y maintient, même après la formation de l'évêché de Saint-Dié en 1776. Depuis la période révolutionnaire et l'Empire, elle n'est plus que le cœur de la commune d'Étival-Clairefontaine, ancienne partie du Bas-Ban d'Étival, dans les Vosges. Les bâtiments du couvent et du palais abbatial ont été réaffecté à d'autres usages prosaïques : maisons d'habitations, écoles et lieux publics, hangars, magasins… Ce lieu autrefois fortifié tend même à être assimilé au proche hameau du Viviers. Seule l'église collégiale et une partie du presbytère ont été attribuées à l'église paroissiale.

L'aile nord et le jardin

L'abbaye fut ravagée plusieurs fois pendant son histoire. Elle fut détruite par le feu en 1569, puis en 1646

L'évêque de Toul s'inquiétant des pouvoirs grandissants de l'abbé, changea le statut de l'abbaye en prieuré. La vie religieuse de l'abbaye semble avoir toujours été bien observée.

Église paroissiale et centre d'une commune[modifier | modifier le code]

Les Allemands détruisent la tour de l'abbaye en 1944, qui est ensuite restaurée.

L'église est classée monument historique depuis la première liste de 1840, les autres bâtiments de l'abbaye (le logis abbatial, la galerie du cloître et le mur d'enceinte) sont inscrits depuis le 7 mai 1986[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Damien Parmentier, Abbayes des Vosges : quinze siècles d'histoire, La Nuée Bleue, Strasbourg ; Éditions Serpenoise, Metz, 2012, 256 p. (ISBN 978-2-7165-0790-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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