Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle

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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur
Image illustrative de l'article Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle
Portail d'entrée de l'abbaye
Présentation
Nom local Abdij van Westmalle
Culte Catholicisme
Rattachement Trappiste
Début de la construction 1794
Style dominant XIXe siècle
Site web www.trappistwestmalle.be/
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province d’Anvers Province d'Anvers
Commune Malle
Coordonnées 51° 17′ 05″ N 4° 39′ 24″ E / 51.284722, 4.656667 ()51° 17′ 05″ Nord 4° 39′ 24″ Est / 51.284722, 4.656667 ()  

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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur

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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur

L’abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle est une abbaye trappiste sise à Westmalle (commune de Malle), entre Anvers et Turnhout, dans la province d'Anvers (Région flamande de Belgique). Fondée en 1794, elle abrite aujourd’hui une communauté d’une vingtaine de moines.

Fondation[modifier | modifier le code]

Le dernier évêque d’Anvers de l’ancien régime, Corneille-François de Nélis, souhaitait la présence dans son diocèse d’une communauté de moines cisterciens, issue de la réforme de l’abbé de Rancé. Il s’adresse à Augustin de Lestrange, supérieur des moines de La Trappe installés, en exil, dans l'ancienne chartreuse de La Valsainte, en Suisse.

Lorsqu'en 1794, un groupe de ces moines se trouve à Anvers, avec l’intention de partir en Amérique, l’évêque les persuade de s’installer dans son diocèse, et leur offre une modeste ferme pertinemment appelée Nooit Rust (c’est-à-dire: 'Jamais-de-repos’!). Ils acceptent et la date du 12 avril 1794 est considérée comme date de fondation du monastère.

Histoire[modifier | modifier le code]

À peine commencent-ils à aménager la petite ferme que les moines trappistes doivent repartir. Le 6 juin 1794 l’avancée des troupes républicaines françaises les envoie de nouveau en exil.

Après la signature du concordat entre Napoléon et le Saint-Siège (en 1801) une relative liberté religieuse permet aux moines de revenir à Westmalle (1802). Cela ne dure pas: un décret impérial (28 juillet 1810) supprimant les ordres contemplatifs remet leur présence en question. Les moines abandonnent de nouveau leur prieuré. En août 1814, cependant, leur retour à Westmalle est définitif ; ils y sont encore…

En 1836, le prieuré est érigé en abbaye par Grégoire XVI. Martin Dom en est le premier abbé. Il est également le Vicaire Général des trappistes dans la « nouvelle Belgique ». Son abbatiat est marqué par une première fondation : en 1838 un groupe de moines s’installe à Meersel. La communauté déménagera à Achel en 1846 : c’est l’abbaye d'Achel.

Sous l’abbatiat du second abbé, Benoît Wuyts (1872 à 1896) un prieuré est fondé à Tegelen (aux Pays-Bas).

À la demande expresse de Léon XIII, faisant suite à la requête de Léopold II, un groupe de moines part fonder une communauté trappiste au Congo.

La plus grande partie du complexe monastique que l’on peut voir aujourd’hui fut construite à la fin du XIXe siècle. Les travaux se terminent en 1900, sous l’abbatiat de Ferdinand Broechoeven. Deux vastes quadrilatères : celui de la communauté avec église abbatiale, bibliothèque, cloître et autres lieux de vie communautaire. L’autre, à quelque distance abrite les ateliers, la ferme, la brasserie. Dans les années 1930 les bâtiments sont agrandis ; ferme et brasserie sont modernisées.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Une communauté de moines cisterciens-trappistes, moins nombreuse qu’auparavant, anime toujours l’abbaye. L’hospitalité y est importante, comme le veut la règle de saint Benoît.

Fidèles au Ora et labora bénédictin (Prie et travaille) les moines travaillent de leurs mains. Ils assurent leur propre subsistance en travaillant dans une des trois secteurs de production de l’abbaye: la ferme, la fromagerie ou la brasserie. Les revenus générés, s’ils dépassent les besoins de la communauté et de l’abbaye, sont distribués aux personnes dans le besoin ou à des œuvres apostoliques, missionnaires ou caritatives.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Marie CANIVEZ: L'ordre de Cîteaux en Belgique, Forges-lez-Chimay, 1926.

Articles connexes[modifier | modifier le code]