Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle

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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur
Image illustrative de l'article Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle
Portail d'entrée de l'abbaye
Présentation
Nom local Abdij van Westmalle
Culte Catholicisme
Type Prieuré élevé en abbaye en 1836
Rattachement Trappiste
Début de la construction 1794
Style dominant XIXe siècle
Site web www.trappistwestmalle.be/
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Commune Malle
Coordonnées 51° 17′ 05″ N 4° 39′ 24″ E / 51.284722, 4.65666751° 17′ 05″ Nord 4° 39′ 24″ Est / 51.284722, 4.656667  

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Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur

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(Voir situation sur carte : Belgique)
Abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur

L’abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle est une abbaye trappiste sise à Westmalle (commune de Malle), entre Anvers et Turnhout, dans la province d'Anvers (Région flamande de Belgique). Fondée en 1794, elle abrite aujourd’hui une communauté d’une vingtaine de moines.

Fondation[modifier | modifier le code]

Le dernier évêque d’Anvers de l’ancien régime, Corneille-François de Nélis, souhaitait la présence dans son diocèse d’une communauté de moines cisterciens, issue de la réforme de l’abbé de Rancé. Il s’adresse à Augustin de Lestrange, supérieur des moines de La Trappe installés, en exil, dans l'ancienne chartreuse de La Valsainte, en Suisse.

Lorsqu'en 1794, un groupe de ces moines se trouve à Anvers, avec l’intention de partir en Amérique, l’évêque les persuade de s’installer dans son diocèse, et leur offre une modeste ferme pertinemment appelée Nooit Rust (c’est-à-dire: 'Jamais-de-repos’!). Ils acceptent et la date du 12 avril 1794 est considérée comme date de fondation du monastère.

Histoire[modifier | modifier le code]

À peine commencent-ils à aménager la petite ferme que les moines trappistes doivent repartir. Le 6 juin 1794 l’avancée des troupes républicaines françaises les envoie de nouveau en exil.

Après la signature du concordat entre Napoléon et le Saint-Siège (en 1801) une relative liberté religieuse permet aux moines de revenir à Westmalle (1802). Cela ne dure pas: un décret impérial (28 juillet 1810) supprimant les ordres contemplatifs remet leur présence en question. Les moines abandonnent de nouveau leur prieuré. En août 1814, cependant, leur retour à Westmalle est définitif ; ils y sont encore…

En 1836, le prieuré est érigé en abbaye par Grégoire XVI. Martin Dom en est le premier abbé. Il est également le Vicaire Général des trappistes dans la « nouvelle Belgique ». Son abbatiat est marqué par une première fondation : en 1838 un groupe de moines s’installe à Meersel. La communauté déménagera à Achel en 1846 : c’est l’abbaye d'Achel.

Sous l’abbatiat du second abbé, Benoît Wuyts (1872 à 1896) un prieuré est fondé à Tegelen (aux Pays-Bas).

À la demande expresse de Léon XIII, faisant suite à la requête de Léopold II, un groupe de moines part fonder une communauté trappiste au Congo.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Une communauté de moines cisterciens-trappistes, moins nombreuse qu’auparavant, anime toujours l’abbaye. L’hospitalité y est importante, comme le veut la règle de saint Benoît.

Fidèles au Ora et labora bénédictin (Prie et travaille) les moines travaillent de leurs mains. Ils assurent leur propre subsistance en travaillant dans une des trois secteurs de production de l’abbaye: la ferme, la fromagerie ou la brasserie. Les revenus générés, s’ils dépassent les besoins de la communauté et de l’abbaye, sont distribués aux personnes dans le besoin ou à des œuvres apostoliques, missionnaires ou caritatives.

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du complexe monastique que l’on peut voir aujourd’hui fut construite à la fin du XIXe siècle. Les travaux se terminent au début du XXe siècle, en 1900 précisément, sous l’abbatiat de Ferdinand Broechoeven, sauf pour l'église qui en est antérieur d'une trentaine d'années. Dans les années 1930, les bâtiments sont agrandis, la ferme et la brasserie sont modernisées.

On distingue au final deux vastes quadrilatères :

  • celui de la communauté comprenant l'église abbatiale, la bibliothèque, le cloître et d'autres lieux de la vie communautaire ;
  • l’autre abritant les ateliers (une imprimerie par exemple), la ferme et la brasserie, à quelque distance du premier.

Autres aspects[modifier | modifier le code]

Ce centre cistercien règne sur une imposante collection de toiles anciennes et de manuscrits : cartulaires, parchemins, antiphonaires, graduels et autres documents de grande valeur, s'additionnant aus plusieurs dizaines de milliers de volumes que rassemble la bibliothèque.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Joseph-Marie CANIVEZ: L'ordre de Cîteaux en Belgique, Forges-lez-Chimay, 1926.
  • Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, pp. 38 et 39 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]