Abbaye Notre-Dame de Bellaigue

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Abbaye
Notre-Dame de Bellaigue
Image illustrative de l'article Abbaye Notre-Dame de Bellaigue
Vue générale de l'édifice

Diocèse Archidiocèse de Clermont
Patronage Notre-Dame
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CXV (115)[1]
Fondation 950
Origine religieuse Ordre de Saint-Benoît
Cistercien depuis 1137
Dissolution 1791-2000
Abbaye-mère Abbaye de Menat (950-1137)
Abbaye de Montpeyroux (1137-1791)
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Congrégation Ordre de Saint-Benoît (950-1137)
Ordre cistercien (1137-1791)
Ordre de Saint-Benoît (2000-aujourd'hui)
Période ou style Architecture romane
Protection Logo monument historique Classé MH (1922)
 Inscrit MH (1980)[2]

Coordonnées 46° 09′ 23″ N 2° 41′ 53″ E / 46.156524531089, 2.69811361418546° 09′ 23″ Nord 2° 41′ 53″ Est / 46.156524531089, 2.698113614185  [3]
Pays Drapeau de la France France
Département Puy-de-Dôme
Commune Virlet

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AbbayeNotre-Dame de Bellaigue

L’abbaye Notre-Dame de Bellaigue est une abbaye bénédictine, ancienne abbaye cistercienne, dans la commune de Virlet (Puy-de-Dôme, France). Bellaigue utilise le missel romain de 1962, les offices sont en latin.

Histoire de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Le prieuré bénédictin (Xe-XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Bellaigue était un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine de Menat. Il fut fondé par Odon de Montluçon en 950. On ne possède pas de données précises sur cette période qui précède l'arrivée des cisterciens.

L'abbaye cistercienne et son âge d'or (XIIe-XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

En 1136, l'évêque de Clermont tranche en faveur du prieuré de Bellaigue dans un litige l'opposant à l'abbaye-mère sur les possessions. Bellaigue devient une abbaye à part entière. L'année suivante (1137), des moines de Montpeyroux viennent placer le monastère sous la règle de Cîteaux. Il s'agit de l’époque de l'expansion cistercienne, expliquée par l'impulsion de saint Bernard 1111-1115. Commence la construction de l’église, contemporaine de celles de Clairvaux (1135), Fontenay ou Cîteaux (1140).

L'apogée du monastère, de par son nombre de vocations et de ses possessions, se situe au XIIe siècle et en la première moitié du XIVe siècle. Les seigneurs de Jaligny, Marcillat, Montaigut, de Montluçon et des sires de Bourbons (dynastie des Archambaud) font des cessions considérables au monastère; plusieurs de ces grands donateurs sont inhumés dans l'abbatiale.

Le temps des épreuves et la mainmise du pouvoir laïc sur le monastère (XVIe-XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Les nombreuses épreuves qui atteignent l’Europe chrétienne et frappent durement les monastères se font sentir ici aussi : Grande peste (1347-1351), guerre de Cent Ans, Grand Schisme d’Occident… Diminution du nombre de religieux (8 moines en 1486, 11 en 1529), disparition des frères convers. Le régime de la commende (l’abbé n’est plus élu mais nommé par Rome ou le roi), inspiré par Grégoire XI (1370-1378) et aggravé par le concordat de 1515, produit ici comme ailleurs ses effets désastreux : rivalités entre familles pour l’acquisition des bénéfices de l'abbaye, querelles internes, misère économique et démembrement du patrimoine. En janvier 1689, les bâtiments conventuels sont en grande partie détruits à la suite d'un incendie. La reconstruction, longue et coûteuse, se fait sur un plan réduit, sous l’abbatiat de l’abbé Élian (1678-1756). Les querelles entre abbé commendataire et religieux continuent.

Le long hiver du monastère (XVIIIe-XXe siècle)[modifier | modifier le code]

En 1768, d'après le compte-rendu de la Commission des Réguliers, l'abbaye est peuplée de huit moines et dispose d'un revenu net de 8 000 Livres[4]. En 1791, la Révolution française entraîne la suppression du culte et la fermeture de l'abbaye qui est mise aux enchères comme bien national, en février. Elle est acquise par M. Tailhardat de la Maisonneuve, fervent catholique, avec l’intention de la restituer aux moines en des temps meilleurs.

Dès lors l’abbaye est utilisée à de multiples fins. L’église est affectée à des usages agricoles.

Le renouveau de l'abbaye (XXIe siècle)[modifier | modifier le code]

En octobre 2000, quatre moines bénédictins se réinstallent dans l'abbaye. Sous peu, ils reconstruisent ses voûtes ; ce qui permet le retour du culte catholique. Le 9 mars 2008, le Très Révérend Père Ange Araujo Ferreira Da Costa O.S.B., alors premier prieur de la nouvelle (année 2000) fondation bénédictine Notre-Dame de Bellaigue, décède à l'âge de 43 ans, la 18e année de sa profession monastique et la 14e de son sacerdoce. Il repose dans l'abbaye.

Organisation de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Vie du monastère[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, lors de la fête patronale du monastère (le 15 août), l'église abbatiale est pleine. Pour l'occasion, une procession annuelle dédiée au vœu de Louis XIII est organisée jusqu'à la chapelle de Gergutte.
  • En 2013, le monastère est fort d'une trentaine de frères. Dernière ordination en juin 2014 Père Joseph.
  • Le 9 avril 2011 le RP Placide qui a été élu à vie Père Prieur.

Structure[modifier | modifier le code]

  • À côté du monastère se trouve un gîte, la Tartasse, permettant d’accueillir des personnes de passage.
  • L'abbaye est entourée d'un mur d'enceinte, lui-même doté d'une tour de guet où est situé l'oratoire Notre-Dame des Anges.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne,‎ 1877, 491 p. (lire en ligne), p. 140.
  2. « Notice no PA00092469 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Bellaigue », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 11 octobre 2013).
  4. Louis J. Lekai, Les Moines blancs, histoire de l'Ordre cistercien, Paris, 1957, p. 326.