Abbas Bonfoh

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El-Hadj Abbas Bonfoh[1] (1948, Kabou-) est un homme politique togolais, président par intérim entre le 25 février et le 4 mai 2005. Bonfoh est président en exercice de l'Assemblée nationale togolaise. Bonfoh est le premier président musulman du Togo.

Bonfoh est élu député en 1999 et accède à la vice-présidence de l'Assemblée nationale en 2002, le président étant Fambaré Ouattara Natchaba.

À la mort de Étienne Éyadema le 5 février 2005, Natchaba doit constitutionnellement devenir président du Togo. Faure Gnassingbé, un fils de l'ancien président, est nommé président par le chef d'État-major des forces armées togolaises. Natchaba revient précipitamment d'un voyage en Europe mais son avion est détourné vers le Bénin voisin. Les frontières avec le Togo étant fermées, Natchaba ne peut faire valoir ses droits légitimes[2]. L'Assemblée nationale élit Faure Gnassingbé au poste de président de l'Assemblée pour restaurer un semblant de légitimité constitutionnelle.

Sous la pression de la CEDEAO, de l'Union européenne, de l'Union africaine et de l'ONU, Faure Eyadema démissionne de son poste de président de l'Assemblée nationale le 25 février 2005. Bonfoh devient alors président de l'Assemblée (et par conséquent président par intérim du Togo). Il garde le poste de président par intérim jusqu'à l'élection présidentielle du 24 avril 2005. Après les résultats de la présidentielle annoncés par la CENI, Faure Gnassingbe reprend sa place de président le 4 mai. Bonfoh redevient alors président de l'Assemblée.

Bonfoh est membre du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son prénom est parfois orthographié Abbass ou Abass.
  2. Certaines sources parlent d'une volonté délibérée d'empêcher Natchaba de rentrer au Togo.