Abū al-ʿAtāhiyya

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Abū al-ʿAtāhiyya (أبو العتاهية) de son nom complet Abū Ish̩āq Ismāʿīl ibn al-Qāsim al-ʿAnazī (أبو إسحاق إسماعيل بن القاسم العنزي) (né en 747, mort en 825) était un poète arabe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Atahiya naît à ʿAyn al-Tamar, dans le Hedjaz près de Médine. Ses ancêtres appartenaient à la tribu des ʿAnaza. Il passe son enfance à Koufa où il exerce la profession de vendeur de poteries. Il part ensuite pour Bagdad où il continue son commerce et se rend célèbre pour ses vers. Il a écrit beaucoup de poèmes sur ʿUtba, l'esclave de la cousine du calife d'Al-Mahdi. Il a écrit sur elle,

« Pour ʿUtba mon œil déborde de larmes qui coulent, coulent sans arrêt. Sa beauté évoque une perle extraite du fond des mers que les flots ont jetée sur le rivage[1]. »

Il tombe alors en disgrâce, mais il est partiellement réhabilité par le calife al-Rašīd. Il abandonne ensuite la poésie sentimentale pour une poésie ascétique (zuhdiyyāt) qui lui a valu une grande renommée, dans l'élite mais aussi dans le peuple qui appréciait son langage simple, naturel et spontané.[réf. nécessaire] Après avoir offensé le calife, il est emprisonné pendant une courte période. En prison, il se lie d'amitié avec le musicien, Ibrāhīm al-Maws̩ilī qui met plusieurs de ses poèmes en musique.

Il meurt en 825[2], pendant le règne du calife Al-Ma'mun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Arabes, Marc Bergé, p.224
  2. Ou 828