Aatxe

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La Betizu et son veau rouge, race bovine du Pays basque.

Aatxe signifie veau en basque ou aussi appelé Beigorri, Aatxegorri ou Aatexegorrila.

Présentation[modifier | modifier le code]

Mari et Aatxe[modifier | modifier le code]

Mari est le plus souvent considérée comme une divinité féminine, femme élégante aux pieds le plus souvent particuliers : pieds de chèvre, d’oiseaux, etc. Elle est polymorphe, ces animaux de prédilection sont le taureau, la vache, parfois le bouc, notamment sous l’influence de la sorcellerie. Ces images animales sont très fréquentes et des plus communes à la plupart des civilisations[1]. On situe très souvent la demeure de Mari dans une grotte de la montagne Anboto dans le Guipuscoa, province basque située en Espagne.

Coutumes païennes[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, la pratique de la mythologie basque doit être généralisée et un fait, car comme il a été constaté dans les grottes d'Isturitz, de Goikolau, de Santimamiñe de Sagastigorri, de Covairada et de Solacueva, de nombreuses pièces de monnaie romaines. Selon la coutume à l'époque, on jetait de l'argent dans ces lieux pour s'assurer de la protection des génies des cavernes[2].

Représentativité et lieux[modifier | modifier le code]

Dans la mythologie basque, certains animaux sont d'une importance particulière. De nombreux génies adoptent diverses figures d'animaux, principalement des chevaux, taureaux, vaches, chèvres, boucs, moutons, agneaux, le porc ou bien le chien. Ils vivent habituellement dans des grottes du Pays basque. Souvent, ils prennent forme de révélation surnaturelle, de présages ou de divinité puissante (cf. Mari)[2]. Il faut préciser que la grotte est reliée à la maison symboliquement mais aussi dans les légendes par des chemins souterrains.

Il est à noter que Aatxe habite généralement dans des grottes (Laminazilo d'Isturitz, Lezia de Sare, Akelarre de Zugarramurdi, Aitzbitarte d'Errenteria, Bolikoba d'Abadiano, Santimamiñe de Kortezubi et Balzola de Dima), où sont dessinées des gravures et des peintures représentant des taureaux paléolithiques, bisons, chevaux, cerfs, chèvres, porcs, etc, ou lorsque le remplissage contient des matériaux archéologiques de l'époque[2].

Autrement dit, comme note Baradiaran, les dessins de la mythologie basque que l'on trouve dans des cavernes sont les mêmes que ceux qui apparaissent peints et gravés par les hommes de l'époque magdalénienne ou plus récemment sur les murs et les objets dans les différentes grottes du Pays basque[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Aatxe signifie « veau » en basque. Il peut arriver qu'on le traduise par « jeune taureau » mais c'est une erreur de traduction. Taureau se dit zezen ([sséssène]) en basque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Femme et culture basque par Sandrine Bretou
  2. a, b et c (es) Aatxe sur Auñamendi Eusko Entziklopedia.
  3. José Miguel Barandiaran et traduit et annoté par Michel Duvert, Dictionnaire illustré de mythologie basque [« Diccionario Ilustrado de Mitología Vasca y algunas de sus fuentes »], Donostia, Baiona, Elkarlanean,‎ 1993, 372 p. (ISBN 2903421358 et 9782903421359, OCLC 416178549)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]