ARA Libertad

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Libertad
Le Libertad à Buenos Aires
Le Libertad à Buenos Aires

Équipage 141 marins, 180 cadets
Gréement Trois-mâts carré
Débuts 1956
Longueur hors-tout 103,70 m
Maître-bau 14,31 m
Tirant d'eau 6,60 m
Voilure 2 643 m2
Tonnage 3 765 t
Chantier Rio Santiago Argentine
Armateur Marine argentine
Port d’attache Buenos AiresDrapeau de l’Argentine Argentine

Le Libertad (ou ARA Libertad, Q-2) est un trois-mâts carré argentin qui sert, depuis 1960, de navire-école à la marine argentine. Il est l'un des voiliers les plus grands du monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que sa quille soit posée en 1953, il n'est lancé qu'en 1956 et mis en service en 1960. Son voyage inaugural de six mois n'a lieu que trois ans plus tard. Il le conduit notamment en Europe, particulièrement au Havre où 30 000 personnes le visitent.

La frégate détient le record mondial de vitesse de la traversée transatlantique Nord à la voile entre le Canada et l'Irlande (île de Dursey) avec 6 jours 4 heures, en 1966. Il a aussi gagné le Boston Teapot Trophy en 1966, 1976, 1981, 1987, 1992 et 1998. Il a participé aux célébrations du bicentenaire des États-Unis du 4 juillet 1976 avec beaucoup d'autres grands gréements sur le fleuve Hudson à New York.

Jusqu'en l'an 2000, le trois-mâts argentin venait régulièrement rendre visite au port de Boulogne-sur-Mer où le général San Martin, libérateur de l'Argentine, a passé ses dernières années.

Ce voilier est venu en France pour :

Au cours d'une visite officielle, le 2 octobre 2012, le voilier-école, qui fait l'objet d'une saisie conservatoire, est retenu au port de Tema au Ghana suite à une demande de NML Capital Limited, un fonds d'investissement basé aux îles Caïmans. Celui-ci exige le paiement de plus de 283 millions d'euros par l'Argentine pour des reliquats sa dette[1],[2]. Fin octobre, quelques 280 marins furent évacués en avion et depuis 45 autres dont le capitaine et son second sont restés à bord[2]. Fin novembre, l’Argentine a saisi le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) et plaidé de l'immunité au titre de l'article 32 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982[2]. Le 15 décembre 2012, le TIDM exige des autorités ghanéennes la libération immédiate de la frégate[3]. Celle-ci quitte les eaux territoriales du Ghana le 20 décembre 2012 avec 142 marins, en direction de Mar del Plata sans escale prévue[4].

Armement[modifier | modifier le code]

Le Libertad possède quatre canons de 47 mm (modèle 1891), transférés de l'ancien navire école ARA Fragata Presidente Sarmiento, qui sont utilisés comme batterie de salut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voilier-école saisi : l'Argentine lance un ultimatum au Ghana publié sur le site lemarin.fr le 12 novembre 2012. Consulté le 2 décembre 2012.
  2. a, b et c Frégate retenue au Ghana: l'Argentine plaide l'immunité publié sur le site du Le Figaro nautisme le 1er décembre 2012. Consulté le 2 décembre 2012.
  3. « La Libertad doit pouvoir repartir » publié sur le site de la BBC Afrique. Consulté le 18 décembre 2012.
  4. Tras 80 días en Ghana, la Fragata Libertad ya navega hacia Mar del Plata publié sur le site de clarin.com le 20 décembre 2012. Consulté le 21 décembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :