ADN-T
L'ADN-T ou ADN de transfert[1], est la région d'ADN transférée dans la plante après infection par les bactéries pathogènes des végétaux, Agrobacterium tumefaciens ou Agrobacterium rhizogenes qui sont responsables de la galle du collet.
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Infection [modifier]
L’ADN-T est contenu dans le plasmide Ti (et -Ri), lors de l’infection de blessures par Agrobacterium, l’ADN-T va être injecté dans la plante et va s’intégrer au génome nucléaire des cellules végétales. Les gènes portés par l'ADN-T s'expriment alors et conduisent à une multiplication anarchique des cellules végétales, d'où formation de la tumeur (galle du collet)[2].
Organisation génique [modifier]
l’ADN-T, comprend 20 Kb et code pour des enzymes permettant la synthèse d’opines et de phytohormones permettant la reprogrammation des cellules végétales en tumeur. L’ADN-T est délimité par de deux répétitions (repeat) de 25 bases permettant l’initiation et la terminaison de son transfert.
Utilisation en tant qu’outil [modifier]
La transformation de cellules végétales par l’ADN-T (via Agrobacterium tumefaciens) est très largement utilisée. Les régions codantes des enzymes contenues dans l’ADN-T peuvent être remplacées par une séquence d’intérêt pouvant être ainsi insérée de manière stable dans le génome végétal. Cette utilisation permet la création de plante transgénique[3].
L’ADN-T peut être également utilisé pour générer des insertions aléatoires dans les génomes végétaux, afin d’obtenir des mutations de gènes. C’est une méthode très utilisée notamment pour étudier la plante modèle Arabidopsis thaliana (T-DNA databases).
Notes et références [modifier]
- À ne pas confondre avec l'ARN de transfert.
- (en) Ziemienowicz A, « Odyssey of agrobacterium T-DNA », Acta Biochim. Pol., vol. 48, no 3, 2001, p. 623–35 [lien PMID]
- Zambryski P. et al. 1983. Ti plasmid vector for introduction of DNA into plant cells without alteration of their normal regeneration capacity. EMBO J. 2:2143-2150.